Michael Jackson ONE: en plein dans le mille

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Michael Jackson est partout à Las Vegas. Pas seulement parce que ses «clones» posent fièrement avec les touristes sur le Strip; aussi parce que le nouveau spectacle piloté par le Cirque du Soleil est sans aucun doute the talk of the town. Et la frénésie n’est pas près de s’évaporer, si je me fie aux extraits du spectacle que j’ai eu la chance de voir pendant IPW, événement rassemblant des journalistes voyage du monde entier…

«Une nouvelle expérience musicale immersive», annoncent les publicités. Un rapide coup d’œil au site Web du Cirque permet de constater l’impressionnante liste de créateurs, notamment l’idéateur et metteur en scène Jamie King, qui a travaillé avec Michael Jackson et Prince au début de sa carrière.

L’aventure commence avant même qu’on ne pénètre dans l’élégant théâtre du Mandalay Bay Resort and Casino, alors que des paparazzis nous assaillent.

La suite sur Le Huffington Post.

P.S.: Je précise que je ne suis pas critique de spectacle et que je n’ai pas l’intention de le devenir. C’est un métier en soi – loin de moi l’idée de prétendre que c’est le mien! Comme j’étais de passage à Las Vegas la semaine dernière, je me suis toutefois livré à l’exercice avec grand plaisir. Maintenant, je souhaite retourner voir le spectacle en entier, sans devoir prendre de notes! ;-)

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TBEX en 10 observations

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Toronto vue de l’aéroport Billy Bishop

Je reviens de Toronto, où j’ai pris part à TBEX («Travel blog exchange») pour la première fois. Après en avoir entendu parler pendant des années, j’ai profité de la proximité de l’édition nord-américaine 2013 pour aller satisfaire ma curiosité.

Environ 1300 participants (dont environ 1000 blogueurs voyage) des quatre coins du monde ont pu prendre part à des conférences traitant de différents aspects du blogging, rencontrer des offices de tourisme et des compagnies liées au voyage et, bien sûr, faire la fête (n’est-ce pas dans les soirées qu’on «réseaute» le mieux?). L’objectif? Se rencontrer, mais aussi aller chercher des outils pour s’améliorer et tisser des liens avec des partenaires potentiels. Mes observations.

1- Conférences inégales, mais souvent intéressantes. Je pensais m’ennuyer ferme lors des conférences. Ç’a parfois été le cas (une seule m’a vraiment ennuyée en fait, mais c’est ma faute : j’aurais dû prendre le temps de mieux lire le résumé avant). De manière générale, j’ai plutôt été ravie par ce que j’ai entendu et j’ai appris quelques trucs. La prochaine fois (si prochaine fois il y a), je laisserai  mes préjugés de côté j’étudierai mieux le contenu de chacune des conférences avant d’arrêter mes choix.

Conférence de Jodi Ettenberg et Annemarie Dooling

Conférence de Jodi Ettenberg et Annemarie Dooling

2- La blogosphère voyage francophone est une nanogoutte dans l’océan. Il y a bien sûr les Asiatiques, qui l’emportent par la force du nombre (même si très peu représentés à TBEX). Les anglos restent cependant les rois. Nous pouvons les lire, mais pas l’inverse. On a beau être ambitieux : linguistiquement parlant, on ne fera jamais le poids. Je persiste à vouloir bloguer seulement en français parce que mon identité est en grande partie définie par ma langue maternelle. Parce que ma voix serait forcément distortionnée par mes lacunes en anglais. Et parce que j’aime passionnément le français. Toutefois, je dois admettre qu’une partie de moi est frustrée de ne pas pouvoir rejoindre plus de gens. On est ambitieux ou on ne l’est pas.

3- Certains blogueurs auraient besoin d’un agent. Moi la première. Je l’ai souvent lancé à la blague, mais de l’entendre pendant le keynote de clôture de l’événement m’a fait sentir un peu moins seule. Si je me fie au sondage à main levée, la moitié des blogueurs voyages ont d’abord le sens des affaires, l’autre moitié a surtout un penchant artistique. Je peux écrire, faire de la vidéo, avoir plus de 12 000 abonnés sur Twitter et bien me classer dans les palmarès de blogues voyage franco, mais je ne suis pas foutue de me trouver un hébergeur ni de lier correctement Taxibrousse.ca à mon blogue WordPress. Je ne sais pas à quelle porte frapper pour faire faire un logo ni quoi répondre à tous ces gens qui me contactent pour différents partenariats.  Un «média kit»? Je parle mieux chinois que je parle «chiffres»… Et bien sûr, je n’ai pas un rond à investir puisque mon blogue ne me rapporte (presque) rien d’un point de vu financier. Devrais-je chercher de l’aide ou me résigner?

4- Il y a vraiment une obsession des blogueurs d’être repéré par des marques. Ça m’a franchement laissée perplexe. J’ai très tôt compris que mon blogue était ma meilleure carte de visite, mais ça ne m’a jamais traversé l’esprit de faire de Taxi-brousse mon gagne-pain principal. Peut-être parce qu’une part de plaisir s’envole systématiquemenet dès que quelque chose devient «obligatoire»? Ou que j’ai encore un malaise à ce qu’une certaine forme de marketing s’immisce dans «ma bulle»?… Par contre, j’admets avoir aimé ce que j’ai entendu à la conférence d’Expedia, où tous les blogueurs qui ont travaillé avec la marque ont affirmé avoir gardé 100% le contrôle de leur contenu (j’y reviendrai).

5- Il y a certain «star system» dans le monde des blogueurs.  Je n’avais jamais pris conscience de l’ampleur du phénomène avant de voir des gens se mettre en ligne à la fin des conférences pour se faire photographier avec leurs modèles ou de voir des copains dont la notoriété n’a cessé d’augmenter ces dernières années se faire maintenant traiter comme des VIP. Particulièrement fascinant pour quelqu’un comme moi qui ne reconnaît jamais personne et qui est plutôt infidèle dans ses lectures. (Remarquez, je fais la même chose qu’eux quand je croise Dany Laferrière. Mais c’est une autre histoire.)

6- Dans le même ordre d’idées, je n’aurais jamais pensé un jour voir des blogueurs se PRENDRE pour des stars. Il n’y a pas si longtemps encore, tenir un blogue était perçu comme une activité cute ou une simple démonstration narcissique. J’irais même plus loin : il y a une quinzaine d’années, la Toile entière était perçue comme une activité cute (et bien sûr très geek). Un truc marginal jugé plutôt inintéressant par les grosses compagnies de relations publiques et les agents d’artistes. En 1996, je peinais à décrocher des entrevues avec des personnalités alors que je bossais pour le premier portail québécois, même s’il était piloté par Vidéotron (pour les lecteurs étrangers, Vidéotron appartient à l’empire Québécor). Aujourd’hui, un Klout élevé semble l’équivalent d’une étoile sur Hollywood boulevard. La différence? La gloire peut être bien éphémère… Certains ne semblent pas s’en rendre compte. Heureusement, ils restent minoritaires.

7- Je suis flabergastée par le talent de certains à se «marketer». Des blogueurs semblent arriver à ouvrir des portes qui restent fermées devant moi même si j’ai trois fois plus d’abonnés qu’eux sur Twitter et beaucoup plus de pages vues chaque mois. Question de marché? De langue? Devrais-je le prendre perso? Chose certaine, j’ai des choses à apprendre d’eux.

Toronto by night. Vue depuis les Îles.

Toronto by night. Vue depuis les Îles.

8- Le speed dating : des plus et des moins. Pour ceux qui ne connaissent pas la formule, blogueurs et compagnies (tant des offices de tourisme que des marques d’accessoires de voyage) envoient des demandes de rendez-vous avant l’événement. Sur place, nous avons huit minutes pour nous faire la cour. J’avais déjà expérimenté ce type de rencontres à GoMedia. Si, samedi, tout s’est plutôt bien déroulé, dimanche, c’était le chaos total. Les participants étaient invités à aller voir directement les relationnistes dans le cadre de «l’open market», alors que d’autres (comme moi) avaient pris soin de planifier des rendez-vous. Très frustrant de devoir attendre en ligne alors qu’on devrait déjà avoir conclu la rencontre. Je me demande qui manque le plus de respect dans ce genre de situation: le blogueur qui ne réalise pas qu’il a piqué la place de quelqu’un ou le relationniste qui vous a déjà repéré mais ne met pas fin à l’entretien improvisé? Hum. Chose certaine, c’était une très mauvaise idée de la part de TBEX de mélanger les deux formules. Soit tout le monde prend un numéro, soit on se jette tous dans la jungle.

9- Il faut en prendre et en laisser dans ce genre d’événement. Je pense quand même ne pas partir de zéro quand il s’agit de réseaux sociaux et de blogue. Je ne suis pas d’accord avec tout ce que j’ai entendu pendant les conférences. Personne ne détient la science infuse. Je persiste à croire que ce qui est bon pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre. Il y a aussi l’aspect culturel qui n’a jamais été abordé de front, mais qui reste déterminant à plusieurs égards. Bref, restons fidèles à nous-mêmes et ne mettons pas notre instinct de côté pour embrasser les idées de quelqu’un d’autre.

Avec Paule Bergeron (Québec region), Marie-Eve Vallières (A Montrealer Abroad) et Marie-Ève Blanchard (alias Mawoui - Como la espuna).

Avec Paule Bergeron (@Quebecregion), Marie-Eve Vallières (@AMontrealer) et Marie-Ève Blanchard (alias Mawoui).

Avec Adeline (alias Voyages etc) et Sarah (@SaraTourDuMonde), deux blogueuses françaises avec qui j'ai eu énormément de plaisir.

Avec Adeline (@Voyages etc) et Sarah (@SaraTourDuMonde), à la soirée d’ouverture

 10- Les soirées maintenant. Je lance parfois à la blague que sans mon esprit festif, je n’aurais jamais travaillé. C’est souvent dans les cadres informels, sans s’en rendre compte, qu’on développe les relations les plus durables (je parle seulement de l’aspect professionnel, là, hein!;-). Les partys de TBEX? Très cool les deux-trois premières heures. Mais chaque fois, une impression de coït interrompu. Alors qu’on s’approchait du Nirvana, on nous faisait clairement comprendre qu’il était temps de partir (genre : flasher les lumières ou tout ranger précipitamment). Tant qu’à casser l’ambiance, mieux vaut peut-être opter pour des lieux moins glamour et laisser les gens s’amuser plus longtemps, quitte à leur indiquer à partir de quelle heure les boissons sont à leur frais. Les pousser dehors? Rude, dude!

Avec Sarah Dalawibi (@SaraTourDuMonde). Photo d'Adéline Gressin (@Voyagesetc)

Avec Sarah Dawalibi (@SaraTourDuMonde). Photo d’Adéline Gressin (@Voyagesetc).

Le 97$ investi (prix d’un billet quelques semaines avant l’événement) en valait-il la peine? Oui. D’abord pour les rencontres. C’est une merveilleuse manière d’élargir son réseau. Les conférences s’adressent à différentes catégories de blogueurs et sont suffisamment variées pour qu’on y trouve notre compte. Je ne crois pas que le speed dating révolutionnera ma carrière, mais c’est aussi parce que j’ai l’occasion de tisser des liens lors d’autres événements.

J’avais pas mal d’a priori, je l’avoue. Même si je n’adhère pas à tout ce que j’ai entendu pendant ces deux journées intenses, j’ai eu suffisament de plaisir pour songer à aller au prochain TBEX, qui aura lieu à Dublin en octobre.

D’un point de vue perso, je reviens avec plus de questions que de réponses. J’ai l’impression que le monde du blogue s’approche davantage du marketing que du journalisme (ou de la littérature). Je ne suis pas certaine d’être tout à fait à l’aise avec cet aspect. Je reste par ailleurs consciente des limites du marché dans lequel je me trouve. Et du fait que je suis d’abord journaliste et auteure.

Que veux-je vraiment faire avec Taxi-brousse en gardant tous ces éléments en tête? Je poursuis mes réflexions.

Avec Guy "Billy Ray" Thériault de Parcs Canada (Merci pour la photo Marie-Ève!)

Avec Guy « Billy Ray » Thériault de Parcs Canada (Merci pour la photo Marie-Ève!)

À lire également: mon billet sur l’aventure «Journey to TBEX», qui a permis à 28 blogueurs internationaux de découvrir le pays avant de se rendre à Toronto (sur EnTransit.ca), 10 tips for working with travel bloggers and destinations (excellent résumé de Frederic Gonzalo), Les outils de mesure d’influence, ça vaut quoi? et 5 plaisirs solitaires à l’hôtel (rédigé pendant mon séjour mais plus ou moins en lien avec TBEX!).

Aussi: Fille de mots, un billet rédigé en 2010 dans lequel je partage mes réflexions à propos de l’aspect «business» du blogging (j’ai encore plusieurs de ces questions aujourd’hui).

Pour mieux comprendre ce qu’est TBEX: un article du journal Metro (Ottawa).

Merci à Air Canada, qui m’a permis de me rendre plus rapidement à destination, et aux hôtels Gladstone, Pantages et Cosmopolitan, qui m’ont hébergée.

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5 plaisirs solitaires à l’hôtel

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Je suis à Toronto depuis mardi soir pour le rassemblement TBEX («Travel blog exchange»). Je dormirai dans trois hôtels différents au cours de mon séjour. Si certains trouvent difficile de se retrouver seul dans un grand lit en voyage, moi, c’est tout le contraire! Je profite de chaque seconde de mes escapades en solo. Cinq raisons.

1- Faire la grasse matinée sans faire ch*** personne. Quand je n’ai rien à l’agenda tôt le matin, j’adore prendre mon temps avant de m’extirper du lit. Mon plus grand plaisir? Y prendre le petit déjeuner.

2- Dormir avec mon ordi. Je sais, c’est maaaaal. Mais sur la route, je troque mon mec pour mon Mac. Raison plus pratique qu’autre chose: je suis souvent trop paresseuse pour aller le remettre sur le bureau avant de fermer l’oeil. Et puis, ainsi, je n’ai qu’à tendre la main pour le «turner on» le matin. ;-)

3-Manger toutes les fraises au chocolat. Un peu d’égoïsme, ça fait un bien FOU!

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4- Partir à la découverte de la ville en joggant. Certains préfèrent courir en groupe. Moi, je savoure mes courses en solo. C’est le cas aussi en voyage. J’aime élaborer un «semblant» de trajet en essayant de maximiser ce qui se trouve autour des hôtels où je dors.

5- Prendre le temps de rédiger un billet complètement inutile comme celui-ci, en jetant de temps en temps un coup d’oeil par la fenêtre (parfois avec un verre de vin). Le bonheur, quoi. :-)

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Sur des sujets similaires: Ce que j’aime le plus quand je voyage seule?Partir seule: la meilleure décision de ma vie et La pulsion du voyage. Et sur EnTransit.ca: 28 blogueurs, 3 trajets, 1 destination.

Merci à Air Canada, qui m’a permis d’arriver plus rapidement à destination, et à l’hôtel Pantages, où je me trouve en ce moment, pour son super-accueil.

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Mon utilisation de la technologie en voyage

Dans un café du Vieux-Montréal

Dans un café du Vieux-Montréal

«Décroche et profites-en!» Combien de fois ai-je entendu ce commentaire après avoir publié un statut ou une photo pendant un voyage? Je ne suis pas la seule de mon espèce. Mais selon la «police de la techno», en restant ainsi en lien avec nos réseaux, nous serions moins tournés vers les gens que nous rencontrons et moins enclins à profiter de ce qui se passe sous nos yeux.

Attendez.

Avant les cellulaires, les ordinateurs portables et autres tablettes, il y avait un machin dont je ne me séparais jamais. Ça s’appelle… un carnet de notes. Tous les jours, je le noircissais de mes impressions et de mes coups de coeur. Les rencontres marquantes m’inspiraient de longs paragraphes truffés d’anecdotes. Je prenais des tas de photos, aussi, que je faisais développer en double chez Jean Coutu. :-) J’ai même publié un livre grâce à quelques-uns de ces carnets ensuite transformés en courriels (et utilisé une des photos pour la couv’). Et des tas de reportages.

La différence aujourd’hui? Je publie mes photos en direct (ou presque) par le biais d’Instagram et mes vidéos par SocialCam/YouTube. Je tweete/facebooke/blogue mes impressions, mes coups de coeur et rencontres marquantes. J’emmène les gens en voyage avec moi en direct plutôt qu’en différé.

J’ai un besoin viscéral de communiquer. De partager. De créer. D’échanger.

C’est comme ça.

Peut-être parce que j’ai longtemps été enfant unique. Que j’avais des tas de correspondants (oui oui, avec de vraies lettres en papier) à l’adolescence. À cause de l’alignement des planètes à ma naissance. Ou un autre machin du genre qui m’échappe.

Égocentrique? Sûrement. Mais ce trait de personnalité faisait déjà partie de moi avant l’avènement de Facebook. Les réseaux sociaux l’amplifient probablement, mais c’est là un autre débat qui, j’avoue, a fini par me lasser. (Je trouve rapidement tout dépassé, de toute façon, en vivant aussi intensément dans l’instant. Ça ne m’a pas empêchée de réfléchir longuement à la question… il y a cinq ans.;-) Et il est loin de m’empêcher de m’intéresser aux autres.

Perso, je me vois plutôt comme un «véhicule» (un Taxi-brousse?). Je vis des choses et j’essaie de les emmener vers les autres. De faire ressentir ce que j’ai ressenti, moi, au moment où je les ai vécues. Je ne sais pas si c’est plus proche du journalisme, de la littérature, de la bonne vieille lettre ou du potin (!), mais j’ai la nette sensation de faire partie d’un nouveau mouvement où le temps présent prime sur tous les autres.

Dans ma chambre d'hôtel, au Manoir Richelieu, dans Charlevoix

Dans ma chambre d’hôtel du Manoir Richelieu, dans Charlevoix

Il ne faut pas oublier non plus que je suis rarement en vacances quand je voyage. Les déplacements sont au coeur de mon boulot.  Quand je fais un check-in sur Foursquare, je m’assure de me souvenir de l’endroit où j’ai goûté ce plat délicieux (parfois, avec photo et description à l’appui – beaucoup plus facile à retracer ensuite que mes notes rédigées à la main, qui sont carrément illisibles, même pour moi). Oui, je fais parfois ma show off (comme vous, admettez-le!). Foursquare reste toutefois le réseau que je garde le plus fermé parce que je n’aime pas l’idée que de purs inconnus sachent où je me trouve.

Grâce à Twitter, je tisse des liens avec des gens de partout avant de visiter leur coin de pays et je garde contact avec d’autres rencontrés au fil de mes pérégrinations (Facebook entre alors en jeu).

Antisociaux, les adeptes de réseaux… sociaux? Au contraire! Je n’ai jamais autant vu de monde, tant en réel qu’en virtuel. Il faut dire qu’ils conviennent totalement à mon mode de vie. Je suis pigiste. Je travaille la plupart du temps de chez moi ou des destinations où je me trouve. Comme je le disais dans les entrevues accordées à gauche et à droite en 2008-2009, quand nous étions encore bizaroïdes de nous exprimer en 140 caractères, pendant que certains prennent des pauses «cigarettes» au bureau, moi, je prends des pauses «réseaux sociaux» habillée en mou. Souvent. Ma capacité d’attention était déjà réduite depuis longtemps. Baignant dans le Web depuis le milieu des années 1990, je «pense» en hyperliens depuis belle lurette. Avant, on appelait ça la culture du zapping. Autre temps… même maudite affaire, au fond.

Quand les gens me demandent pourquoi je passe autant de temps sur les réseaux sociaux, ma réponse est simple: je ne regarde plus la télé. J’ai déplacé ce temps passif en temps de lecture et d’interaction avec des gens qui peuvent être au coin de ma rue comme à l’autre bout du monde.

Vous êtes outrés quand vous voyez des gens penchés sur leur cellulaire respectif au resto? Où est la différence avec le bon vieux journal? Tout est une question de perception…

En voyage, je fouille sur mon cell comme jadis dans un guide. J’utilise les outils qui se trouvent au bout de mes doigts plutôt que de déplier une carte trahissant mon statut d’étrangère.

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J’adore cette photo de Gina Desjardins (à gauche), Karine Charbonneau (à droite) et moi, prise dans un resto de Dijon pendant l’aventure Espadrilles et champagne, en 2010. Pratique, les cellulaires en voyage. Et ils ne nous ont jamais empêchés d’avoir du plaisir à être ensemble! À trouver plus vite notre chemin, à chercher des infos et à partager des impressions, ça oui, par contre.

Oui, nous exagérons souvent avec nos téléphones intelligents. Nous parcourons les actualités en marchant, nous textons en traversant la rue, nous ne pouvons nous empêcher de jeter un coup d’oeil à nos nouveaux messages en pleine réunion. Mais je trouve que les «anti» exagèrent aussi et ne prennent pas la peine de faire le tour de la question avant de trancher.

Une discussion sur Facebook à propos de cette jeune femme qui, distraite par son cellulaire, aurait perdu la vie en tombant entre deux wagons de métro m’a fait réfléchir. J’en reviens cependant toujours au même constat: les réseaux sociaux ne font qu’amplifier nos traits de caractères dominants.

J’ai toujours été dans la lune. Combien de fois suis-je descendue du bus un coin de rue trop loin parce que j’étais perdue dans mes pensées? Trébuché parce que je regardais les étoiles plutôt que le sol? Foncé dans quelqu’un dans une station de métro parce que je voulais terminer le chapitre d’un roman passionnant? Ce tragique accident aurait pu m’arriver à moi aussi cette semaine ou… il y a 20 ans.

Le mot «dépendance» est rapidement prononcé quand il s’agit de technologie. Dit-on de quelqu’un qui regarde la télé pendant plusieurs heures quotidiennement qu’il en est dépendant? Peut-être pas aujourd’hui. Mais parions qu’il se faisait rapidement étiqueté au moment où la télé a fait son apparition.

Je reste tout de même critique envers certaines utilisations moi aussi, remarquez. J’ai beau aimer le téléphone cellulaire, la manière dont certains l’utilise me rend complètement dingue. Comment peut-on passer tout un trajet Québec-Montréal en appel conférence comme si on était seul dans le train (cas vécu)? Pourquoi raconter très fort les détails de son voyage initiatique en Inde pendant plus d’une heure dans un autobus bondé, à une heure où tout le monde souhaite se reposer (rebelote)? Pourquoi ne pas désactiver les sons de son téléphone? Ce qui m’énerve le plus des cellulaires n’a rien à voir avec l’objet lui-même. C’est le  comportement de certains utilisateurs qui m’irrite.

À chacun sa façon de communiquer. Moi, je préfère le faire par écrit, que ce soit sur mon ordinateur, ma tablette ou mon téléphone (mais pas à la main, je n’arrive plus à me relire!). J’ai développé, avec les années, une profonde aversion pour les appels. Parler au téléphone? Je déteste. Surtout en public.

L’avènement des réseaux sociaux n’a pas fait de moi une personne recluse. Au contraire: je n’ai jamais reçu autant d’invitations. Eu autant envie de sortir. J’ai rencontré tant de gens intéressants par l’intermédiaire de Twitter! Plusieurs sont d’ailleurs aujourd’hui de bons amis que je prends énormément de plaisir à voir en chair et en os (malheureusement, le nombre d’heures dans une journée est resté le même…).

Quand je prends part à des conférences ou à des événements internationaux, j’aime établir un premier contact avec les collègues qui y seront avant de quitter la maison. Je le disais déjà en 2008: pour moi, les réseaux sociaux permettent de sauter le malaise de la première rencontre. La glace est déjà brisée. On peut entrer directement dans le vif du sujet. Avoir une bonne idée des atomes crochus – ou pas – qu’on a avec des gens.

Chose certaine, qu’on le veuille ou non, les réseaux sociaux sont en train de révolutionner notre rapport au monde.

L’un des bons côtés? Si vous me trouvez trop intense, il est facile de cesser de me suivre. ;-)

P.S.: Pour en revenir à la question initiale du «décrochage», oui, il m’arrive de me débrancher en vacances. Surtout quand WiFi n’est pas accessible! :-)))

P.P.S.: Pour ceux qui ne le savent pas, avant de faire des voyages mon créneau principal, j’étais chroniqueuse/journaliste/reporter techno (Génération W, Double Clic, Branché, Guide Internet, La Revanche des NerdZ… alouette!).

 Si vous souhaitez toujours me suivre, vous me trouverez sur Twitter,  Instagram (@Technomade) et Facebook.

Les outils pour mesurer l’influence, ça vaut quoi?

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La première fois qu’on m’a demandé «mon Klout», un outil destiné à mesurer l’influence sur les réseaux sociaux, c’était pour m’inviter à prendre part à un voyage en train vers Halifax avec Via Rail. Comment cette note sur 100 m’avait-elle été attribuée? Par des calculs qui m’échappent encore, suite à la cueillette d’informations en ligne à mon sujet, comme le nombre d’abonnés à mon compte Twitter.

Par défaut, si vous avez créé un profil Twitter, vous pouvez déjà voir votre résultat Klout (à moins que votre compte soit privé). Ce fait a d’ailleurs été critiqué maintes fois par des internautes et des journalistes. Pour avoir un meilleur contrôle, vous pouvez décider d’ajouter les réseaux sociaux sur lesquels vous êtes actifs (Foursquare, Instagram, WordPress, Facebook, Google +, alouette!).

En clair, quand un relationniste vous demande «votre Klout», il veut savoir si vous êtes suffisamment populaire pour avoir un impact auprès de votre communauté. La plupart du temps, les pros iront toutefois vérifier eux-mêmes puisque l’information est publique (à moins, encore une fois, que vos informations soient privées). Les agences de relations publiques les utilisent pour avoir une idée de la popularité des journalistes, blogueurs ou autres «influenceurs» qu’ils devraient solliciter dans un domaine précis, mais de plus en plus d’employeurs et de chasseurs de tête les consultent également (du moins, pour des emplois liés de près ou de loin aux réseaux sociaux).

«Klout a été revampé l’an dernier pour inclure plus de 400 plateformes, dont Wikipedia, dans l’analyse de son score, explique Frédéric Gonzalo, conférencier, blogueur, consultant et vulgarisateur marketing et spécialiste en e-tourisme. Ça ne faisait pas de sens que Justin Biebier ait plus d’influence que Barack Obama, ce qui a été corrigé, thank God! »

D’autres outils ont des missions similaires comme PeerIndex (que je déteste – il ne prend pas en considération certains des réseaux comme Instagram et Foursquare, ce qui fait baisser ma note!) et Kred (que je ne connaissais pas avant que Frédéric Gonzalo le mentionne).

Pour vous donner une idée concrète à quel point chacun fonctionne sur des bases différentes, j’ai comparé les comptes de quatre blogueurs anglophones considérés comme influents dans le domaine du voyage: Velvet escape, Johnny Jet (qui fait aussi de la télévision), Traveldudes (communauté de voyageurs) et Nomadic Matt. Tous les résultats sont en date d’aujourd’hui. Vous remarquerez que les deux premiers donnent une note sur 100, et le dernier, sur 1000.

Classement selon Klout:

1- Johnny Jet: 79

2-Nomadic Matt: 74

3- Velvet escape: 72

4-Traveldudes: 71

Classement selon PeerIndex:

1-Traveldudes: 82

2- Velvet escape: 78

3- Johnny Jet: 66

4- Nomadic Matt: 59

Classement selon Kred:

1- Traveldudes: 953/1000 (niveau 10 de 12)

2- Velvet escape: 888/1000 (niveau 9 de 12)

3-Nomadic Matt: 881/1000 (niveau 8 de 12)

4- Johnny Jet: 851/1000 (niveau 7 de 12)

On parie que Johnny Jet préfère Klout lui aussi? ;-)

Si j’avais fait cette liste la semaine dernière, les résultats auraient pu être complètement différents puisqu’ils reflètent la popularité au quotidien. Cela signifie que si vous partez en vacances au fond des bois pendant trois semaines et qu’un employeur potentiel consulte votre profil à ce moment, votre c.v. pourrait se retrouver en-dessous de la pile (si ledit employeur manque de jugement, bien sûr, et se base sur ces seules données). Au fil des semaines, j’ai vu mon propre score Klout jouer au yoyo entre 67 et 69 sans que je comprenne pourquoi (je n’avais rien changé à mes habitudes!), avant de le voir se stabiliser à 70.

La grande question maintenant: peut-on vraiment se fier à ces mesureurs d’influence? Sont-ils utilisés correctement par l’industrie? «Je pense que ces outils évacuent tout à fait la notion « d’autorité » dans un domaine, croit Nadia Seraiocco, stratège RP numériques et blogueuse pour Triplex, qui dit préférer Klout à PeerIndex et Kred. Quelqu’un qui jase beaucoup, utilise les bons mot-clics et suit 5000 personnes pour être suivi en retour par 3500 va scorer assez fort. Mais cela n’indique en rien que la qualité des contenus est au rendez-vous. Le Klout ou le PeerIndex d’un journaliste m’indique qu’il sait comment utiliser les médias sociaux. Si son Klout est ordinaire (c’est-à-dire s’il n’accote pas celui des vedettes des médias sociaux), mais qu’il publie dans La Presse et est vu ou entendu dans un média électronique, cela m’indique la réelle portée dudit journaliste. (…) Quand tu regardes une liste d’influenceurs, il faut aussi aller voir ce qu’ils ont fait, quelle est leur réelle expertise et, ensuite, très souvent tu retiens quelques noms, mais pas nécessairement les tops.»

Selon Frédéric Gonzalo, le score Klout ou Kred permet «de mesurer rapidement la « valeur » d’un journaliste ou blogueur». «Si une compagnie pense inviter trois ou quatre blogueurs influents en tourisme, en cinéma québécois ou culture jeunesse, ce genre d’outil permet un filtre rapide pour découvrir des influenceurs dans ces sphères. Ça ne devrait pas empêcher, toutefois, le boulot de validation qui doit ultimement être fait par le ou la relationniste.»

Tant d’éléments influencent les résultats! Frédéric Gonzalo a par exemple constaté que bloguer dans les deux langues a un impact sur sa note. «En anglais, je suis repiqué sur Social Media Today, Business 2 Community, ehotelier.com et Hootsuite, entre autres. Klout, Kred et ces outils prennent cette information en considération, même si elle n’est pas disponible en soi en fouillant sur mon blogue. Donc, audience franco ou anglo? Portée virtuelle ou réelle? Il y a plusieurs facteurs à considérer, Et ces outils ne demeurent que ça: des outils. Il ne faudrait pas en faire une religion…»

Bruno Guglielminetti, directeur de la Communication numérique au Cabinet de relations publiques NATIONAL, abonde dans le même sens. «Klout a réussi à se tailler une place enviable dans les outils de mesure d’influence, même s’il est imparfait, observe-t-il. Pour ma part, il est maintenant l’un des critères, mais pas le seul. Il aide à repérer les gens et à voir leur « influence » relative dans leur domaine, leur environnement. Mais rien ne remplace l’évaluation plus poussée des contenus, leur pertinence et l’écosystème autour de l’influenceur…»

Chose certaine, difficile aujourd’hui pour un blogueur d’ignorer ces outils.

Pour plus d’infos:

Klout, un outil pour mesurer l’influence, Nadia Seraiocco, Triplex, 26 septembre 2012

Mesurer son influence sur les réseaux: se vendre ou être acheté?, Nadia Seraiocco, Triplex, 8 mars 2013

Êtes-vous influents?, Frédéric Gonzalo, 2 mai 2012

Montréal, la région touristique la plus influente au Québec, Valeria Landivar, Métro, 21 décembre 2012

Ego à fleur de peau, évitez Klout, Nelson Dumais, juin 2012

Le score Klout, un nouveau critère d’embauche?, Sandra Bellefoy, Syncro blogue, 24 août 2012

Klout Vs. Kred: Which, if any, is better for your business?, Scott Levy, Forbes, 4 mars 2013

MÀJ 18 mars: Il semblerait que le sujet ait soulevé les passions à SXSW, comme en témoigne cet article de Marketing (merci à Sophie C. Laplante pour l’info).

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Mes indispensables de voyage

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Avec un rythme d’une douzaine de voyages par année, j’ai eu l’occasion de tester pas mal de vêtements, gadgets et autres accessoires sur la route. Comme je me balade aujourd’hui principalement pour le travail, mes essentiels sont un peu différents de l’époque où je bourlinguais sac au dos. Alors, j’emporte quoi à part mon passeport et ma brosse à dents?

1- Mon MacBook Air

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C’est à mon avis le meilleur allié de tout technomade. J’ai opté pour le modèle le plus petit (si léger!), mais avec le max de puissance (merci à Mac Urbain pour les précieux conseils et coups de pouce!). Oui, j’ai acheté un iPad (et un clavier) depuis. Mais il ne remplacera jamais pour moi un véritable ordinateur. Si je l’emporte en vacances? D’abord, je prends rarement de vraies vacances. Mais quand c’est le cas, comme en décembre dernier, oui, il m’arrive de lui accorder une pause à lui aussi.

2- Mon iPhone

Mon réflex Canon? Il reste essentiel dans le cadre de mon boulot. Mais c’est avec mon iPhone que je prends désormais le plus de photos (et de notes). J’aime pouvoir donner du «oumf» à mes clichés à l’aide de différentes applications et les partager rapidement (je vous reparlerai un jour de l’utilité d’Instagram – non, ce n’est pas pour moi un simple outil de partage). J’utilise aussi les cartes quand je suis perdue, Foursquare pour me rappeler des endroits que je découvre (et trouver de bonnes adresses), des versions mobiles de mes guides de voyages favoris et, parfois, des applications de réalité augmentée comme mTrip. En fait, mon iPhone pourrait fort bien occuper la première position de cette liste.

3- Ma valise Samsonite

Je détestais l’idée d’avoir une valise noire, similaire à toutes celles circulant sur les carrousels (il faut dire que déjà, utiliser une valise plutôt qu’un sac à dos me faisait un pincement au coeur!). Malgré tout ce que je lui ai fait subir, elle tient le coup. Elle commence à démontrer des signes de fatigue, remarquez, mais pas de quoi l’envoyer à la retraite. Le gros plus: son poids plume. Quant à son apparence, je mets des étiquettes colorées pour la reconnaître plus facilement. J’ai acheté plusieurs valises cheap et quelques jolies valises griffées qui ont toutes terminé leur règne après 3-4 voyages avant de me résigner à investir un peu plus. Je ne pourrais aujourd’hui plus me passer des quatre roues multidirectionnelles. Je sais aussi maintenant que je n’aime pas les valises à coque dure (même si j’en ai deux). À noter que je glisse toujours un sachet de lavande dans mes bagages, histoire de garder les punaises de lit le plus loin possible de mes affaires (je ne sais pas si ça marche pour vrai, mais ça me rassure!).

4- Mon cabas Lily de Lolë

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Faisant partie des ambassadrices de la marque, j’ai clairement un parti pris (c’est aussi Lolë qui m’habille à la télé). J’ai eu un méga-coup de coeur pour ce cabas qui se transforme en sac à dos. Muni de multiples poches hyper-pratiques, il a aussi une fermeture éclair sur le dessus.

À 120$, il n’est bien sûr pas indestructible. Surtout si, comme moi, vous êtes du genre à transporter votre maison sur votre dos! Lors de notre premier voyage ensemble, j’ai clairement exagéré, le remplissant jusqu’à ce qu’il menace d’exploser. J’ai remarqué entre deux vols qu’une des coutures semblait vouloir céder. J’ai, depuis, appris à réfréner mes ardeurs (!). Quelques voyages plus tard, il résiste toujours. (Notez qu’il n’est pas en vente en ce moment, mais sera de retour dès ce printemps!)

robemsoleil25- Ma robe Marie-Soleil de KSL

C’est le vêtement que j’ai le plus porté en voyage au cours des trois dernières années, tant dans les moyens de transport que dans des soirées habillées ou la visite d’un musée. Elle peut se transformer de plusieurs façons, mais moi, je préfère la version originale. Elle a aussi quelque chose de magique: même quand je prends quelques kilos, ils semblent s’évaporer dès que je l’enfile. J’adore les créations de Katy St-Laurent tant pour faire du sport qu’en voyage. Pour voir les différentes manières de porter la robe, par ici.

6- Des bouchons pour les oreilles

La meilleure invention AU MONDE à mon avis. J’emporte des bouchons dans tous les moyens de transport et les enfonce dans mes oreilles quand les murs des chambres d’hôtels me donnent l’impression de partager mon espace avec les voisins.

7- Mes gros pulls «doudous»

J’en mets toujours au moins un dans ma valise, peu importe la destination et la période de l’année. J’ai toujours froid dans les moyens de transport.. J’aime particulièrement le «Polar Mix» qui sèche en un rien de temps. Ils se transforment aussi parfois en oreillers improvisés dans l’avion. Encore une fois, mes préférés sont signés Lolë.

8- Mes foulards

Je les utilise autant pour ajouter une touche de couleurs à mes tenues que pour me réchauffer quand c’est nécessaire. Celui-ci, acheté à Istanbul, est l’un de mes favoris.

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9- Mes pantalons de yoga

Non, je n’en fais pas. Pff! Pas besoin: mes pantalons me rendent déjà plus zen! lol Je les enfile autant pour prendre l’avion (avec une tunique) que pour me rendre à un événement plus chic (avec une robe). Tellement confortables!

10- Mon iPad

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Je m’en sers principalement pour garder mes notes à portée de la main quand je fais des chroniques à la télé (il a remplacé les bons vieux cartons), pour regarder des films et des séries, m’informer et occuper ma fille lors des longs trajets. En voyage, il joue aussi le rôle de back-up quand la mémoire de mes iPhone et appareil photo ne suffit plus. Comme je le disais plus haut, il ne remplacera jamais mon ordi. Malgré tout, j’ai maintenant du mal à m’en passer (et oui, je suis une fan des produits Apple!).

11- Mes Converse

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Même si ceux avec lesquels je voyage depuis plusieurs années sont troués, tachés et me supplient de les laisser se retirer de la vie active (!), j’ai beaucoup de mal à m’en séparer. J’attends d’avoir un coup de coeur. Mais la nostalgie l’emporte souvent: ceux-là ont foulé tant de contrées!

12- Lingettes démaquillantes, lingettes humides et mouchoirs

Trois choses qui auraient pu se retrouver en tête de liste. Je m’arrange pour en avoir toujours à portée de main (bon, peut-être pas les lingettes démaquillantes, quand même). Quant aux mouchoirs, il vous suffit de voyager de temps en temps en Asie ou en Afrique pour comprendre leur utilité. ;-)

13- Mon réflex

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J’avoue m’en servir moins souvent. Mais rien ne remplace un véritable appareil photo.

14- L’huile divine de Caudalie

Après un long vol, j’ai l’impression de me transformer en croco tellement ma peau devient sèche. Je m’enduis de cette huile qui contient notamment des Polyphénols de raisin et de l’argan, de la tête au pieds! J’adore son parfum doux. D’ailleurs, je n’en porte pas d’autres.

15- Mes bonbons

Ben quoi?

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J’emporte aussi toujours: des provisions de Blistexmes souliers de courses (et vêtements pour m’entraîner), des livres (au moins un roman papier), des lunettes de soleil, un petit sac à dos, un oreiller gonflable pour l’avion (mais aussi les autres moyens de transport), des écouteurs de type «boutons» (puisque les autres sont souvent interdits lors du décollage et de l’atterrissage), de la gomme pour les atterrissages plus difficiles, des vestes (différentes épaisseurs/styles), une trousse de premiers soins, du Redoxon-B, qui m’aide à combattre les vilains virus, et un produit pour nettoyer les mains sans eau (je privilégie les trucs plus naturels que le Purrel, à base de lavande, par exemple).

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Il m’arrive aussi souvent de glisser un casque à réduction de bruit dans mon sac de cabine, surtout pour les longs trajets (je préfère un format plus petit, plus confortable et moins tape-à-l’oeil que la crème de la crème qui semble crier au monde entier «VENEZ ME CAMBRIOLER!» – de toute façon, les plus grands formats ne tiennent pas sur ma tête!).

Je les pensais parfaits pour mes besoins, mais ils m’ont déçue:

• Un mini-fer plat. Une fausse bonne idée, ce truc que j’emportais avec moi lors des voyages plus «business». Je ne peux pas l’utiliser dans les pays où le courant diffère (à moins d’avoir envie d’un look «crinière brûlée»!) et, même s’il chauffe à bonne intensité, il ne fait pas un aussi bon boulot que ceux de format régulier.

• De jolies ballerines en cuir. A priori, elles étaient par-fai-tes: passe-partout, je pouvais les porter avec un jean ou une tenue de soirée. J’avais toutefois oublié un léger détail: cuir et chaleur ne font pas très bon ménage, à moins d’avoir une semelle appropriée. Impossible de les porter en pleine canicule!

• Des Tom’s. Extrêmement confo, j’ai cru qu je ne pourrais plus jamais m’en passer quand je les ai enfilées la première fois. Une pluie surprise et la couleur est passé du rouge vif à l’orangé sale. Elles gardent elles aussi trop bien les odeurs (je vous jure que ce ne sont pas mes pieds, le problème! lol) et s’abîment très rapidement. Cela dit, à 50$ (une paire est remise à un enfant dans le besoin lors de chaque achat), ce n’est pas la fin du monde.

On dira ce qu’on voudra, en voyage, rien de plus pratique que des chaussures achetées dans les boutiques de sport.

Et vous, quels sont vos indispensables?

P.S.: Je viens de voir que les valises Samsonite sont en solde sur le site de Jet-setter!

À découvrir également: Comment faire sa valise?

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Lulu et Zazou autour du monde

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Les applications de Zanzibook sont sans contredit mes plus grands coup de coeur iPad à ce jour.  À mi-chemin entre le livre et le jeu, chacune nous entraîne à la découverte d’un coin du monde sur les traces de Lulu et Zazou (à l’exception de La petite pièce de Gus, un conte musical).

Pour le moment, seulement trois destinations sont proposées:

… l’Australie

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… l’Amazonie du Brésil

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… et la Polynésie

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En fouinant sur le Web, j’ai découvert que la créatrice, Vanessa Pol, est une Française exilée à Rio.

Illustrations magnifiques, infos pertinentes et rigolottes, narration impeccable… Détail à ne pas négliger: tout est en français (enfin!). Ma fille de six ans et moi attendons toutes deux les prochaines aventures avec impatience!

Prix: 3,99$ dans l’App Store (pour iPhone ou iPad). Il existe une version gratuite de l’épisode polynésien. Versions Androïd disponibles depuis peu. À partir de 3 ans.

P.S.: J’adorerais travailler comme recherchiste-scénariste sur des applications pour enfants portant sur le voyage. Qui m’embauche?

P.P.S.: Lulu et Zazou… ça me rappelle vaguement deux autres personnages. ;-)

(Merci à La Presse de m’avoir fait découvrir Zanzibook!)

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Recherchés: 16 blogueurs prêts à échanger leur vie

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«Es-tu un blogueur? Que dirais-tu d’échanger ta vie, ton environnement, ta culture et ton BLOG avec quelqu’un à l’autre bout du monde ? Nous te proposons une chance unique de le faire avec The Big Blog Exchange.» Voilà l’amorce du communiqué émis par Hostelling International le 28 février dernier.

Piloté par le réseau des auberges de jeunesse, ce projet provoquera sans doute d’intéressants chocs des cultures. Comment participer? Vous devez créer un profil sur le site et inviter votre réseau à voter pour vous (oui, encore). La grande question posée aux candidats? Comment  pensez-vous pouvoir changer le monde en utilisant le pouvoir de votre blogue?…

Cent finalistes provenant de quatre grandes régions (25 par région) seront retenus suite à la période de vote. Un jury international déterminera ensuite 15 gagnants*. «Le « seizième » et dernier blogueur sera une option de joker, soigneusement sélectionné par HI, pour s’impliquer personnellement dans le projet, basé sur la qualité du contenu de son blog et ses raisons de participer», explique le communiqué. Ce dernier sera choisi pour la qualité de son contenu et de son propos, peu importe le nombre de votes. Ainsi, même un nouveau blogueur a une chance de faire partie de l’aventure.

Je précise ici que le concours ne s’adresse pas spécifiquement aux blogueurs spécialisés en tourisme. Que vous parliez de politique ou de petits pots de crème, vous avez une chance. Il n’est même pas nécessaire d’avoir déjà voyagé pour participer!

Vous avez jusqu’au 15 avril pour vous inscrire. L’échange aura lieu du 7 au 17 juin.

Alors, comment votre blogue peut-il changer le monde?… ;-)

P.S.: Non, Miss Monde ne fera pas partie du jury.

* À noter qu’on parle de 15 gagnants et d’un «joker» dans le communiqué, mais de 14 et de 2 sur le site  The Big Blog Exchange. Je vais tenter d’élucider le mystère pour vous.

(Merci à Claudine Chauret, qui m’a mise sur la piste!)

MÀJ 6 mars: Réponse de Stéphanie Lauriac d’Hostelling international: «Veuillez-nous excuser pour la confusion et je vous confirme que ce sera bien 14 gagnants et 2 « joker ».»

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À lire avant d’acheter un billet d’avion en ligne

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Suite à la publication de mon article sur les meilleurs sites pour dénicher des billets d’avion à bas prix au départ de Montréal, des agentes de voyages ont cru bon rappeler quelques faits.

«Les Québécois qui réservent directement auprès d’une ligne aérienne ne sont en général pas couverts par le Fonds d’indemnisation des clients des agents de voyages du Québec, a écrit Jacinthe Bélisle, conseillère en voyages depuis 16 ans, suite à ma publication de jeudi dernier. Je vous invite à consulter le site de l’OPC (NDLR: Office de la protection du consommateur) pour les détails. Seuls les clients ayant acheté leur billet auprès d’un agent de voyage détenteur d’un permis du Québec sont couverts si la ligne aérienne fait faillite, ou si elle ne peut fournir le service payé.»

Lynda Leblanc, agente de voyage chez Club Aventure depuis 25 ans, a par la suite précisé que des sites populaires comme Kayak.com ne nous permettent pas d’être protégés par l’OPC.

Je les ai toutes deux appelées pour en savoir plus. Et me suis rapidement rendu compte que rien est simple…

«Si on achète directement chez le transporteur, on a tendance à penser que, légalement, il a l’obligation de rembourser s’il annule, m’explique Lynda Leblanc. Mais souvent, les compagnies aériennes refusent et nous réfèrent à notre assureur. Si le billet a été acheté avec une carte de crédit, on peut demander un remboursement à sa compagnie, peu importe le type de carte. C’est comme pour n’importe quoi: si la marchandise n’a pas été livrée, on peut demander à être remboursé. Il faut par contre pouvoir le prouver.»

«Attention, prévient toutefois Jacinthe Bélisle. Si le billet a été émis, c’est que la marchandise a été livrée…» Je disais quoi déjà? Non, pas simple.

Coup de fil à l’OPC pour tenter d’y voir plus clair. Je comprends rapidement qu’en ce qui concerne les assurances, tant celles offertes par les compagnies de cartes de crédit que par celles des institutions financières, les règles varient. C’est l’histoire du remboursement par la compagnie de cartes de crédit qui me chicote surtout. Est-ce effectif seulement pour les achats faits sur des sites québécois? Canadiens? Internationaux?

Jean Jacques Préaux, relationniste de presse, éclaire ma lanterne. «Il y a une modification à la loi pour les achats effectués à distance depuis 2010, m’explique-t-il. Un consommateur qui se verrait privé de sa prestation a le droit de demander une rétrofacturation.» Peu importe où ladite prestation a été achetée. Ça vaut pour les voyages, mais aussi pour d’autres types d’achats. «Il faut toutefois suivre les démarches imposées par la législation pour être dédommagé», précise M. Préaux. Pour les détails, par ici.

Ce qu’il faut savoir, c’est que l’OPC agit seulement en dernier recours, après qu’on soit allé frapper aux portes de notre assureur et de notre compagnie de carte de crédit. Le Fonds d’indemnisation des clients des agents de voyages du Québec ne nous remboursera pas si l’avion a été cloué au sol à cause d’une intempérie. «Personne ne peut être tenu responsable dans ce cas», précise M. Préaux, avant d’ajouter qu’habituellement, les transporteurs tentent d’accommoder les passagers lorsque ce genre de situation se présente.

Par contre, si un bris mécanique ou une faillite fait en sorte que l’avion ne décolle pas, l’OPC peut entrer en jeu. «À partir du moment où prestation touristique ne nous a pas été rendu, le fonds d’indemnisation peut nous aider.»

En résumé, en achetant soi-même son billet en ligne, on risque de passer beaucoup de temps à courir après son fric si on rencontre un problème. Et on est pas certain d’en revoir la couleur… Mieux vaut donc privilégier les agences virtuelles qui détiennent un permis du Québec, à moins d’être prêt à perdre la mise si un pépin survient. À nous d’évaluer si le jeu en vaut la chandelle.

Si on veut vraiment avoir l’esprit tranquille, les agents de voyages sont là, comme le rappelle Lynda Leblanc. «En sachant que l’achat par l’entremise d’une agence de voyage est très régulièrement à tarif identique et même souvent moins dispendieux que ce qu’on trouve sur le Web, est-ce que ça vaut vraiment la peine de s’en passer pour les rares fois où il en coûte quelques dollars de plus?»

Je n’ai pas besoin d’être convaincue: les agents de voyages sont des professionnels et leur expertise est précieuse. Je les crois essentielles, même en 2013. Il suffit de trouver la personne qui saura répondre à nos besoins.

Par contre, le Web comporte un avantage de taille pour les technomades finis comme moi: la spontanéité. Comme je suis du genre à décider de partir sur un coup de tête et que j’ai des horaires assez flexibles, j’aime fouiner sur le Web à la recherche d’inspiration. Je me verrais mal appeler une agente de voyage en lui disant: «J’aimerais partir, mais je ne sais pas quand, ni où, ni si je partirai seule, en famille, seulement avec ma fille ou avec une bande de copines. Pouvez-vous me faire signe chaque fois que vous tombez sur quelque chose de cool s.v.p.? Peut-être qu’un jour, je finirai pas retenir vos services»…

Rien ne m’empêche d’appeler un agent après être tombée sur une offre alléchante comme le font de plus en plus de gens, remarquez. Mais quand on sait que les offres en question sont généralement éphémères, il est difficile de résister à l’envie de dégainer sa Visa sur-le-champ.

Passer à côté de l’aubaine du siècle? Un autre type de risque…

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