Taxi-brousse

Pérégrinations immobiles

Jamais avant le troisième rendez-vous 16, mai, 2008

Classé dans : Trouvailles, tendances — Marie-Julie Gagnon @ 10:01
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«Pour savoir si votre relation a de l’avenir, rien de mieux que de partir en voyage!» Combien de fois avons-nous entendu ce grand cliché? En bien il semblerait que de plus en plus de gens prennent ce conseil au sérieux, et de plus en plus tôt. La «drague-évasion» porte maintenant un nom: le holidating. Selon The Globe and Mail, avant même le troisième rendez-vous d’usage, certains nouveaux couples optent pour de longs week-ends «hors contextes» pour tester leur compatibilité. 

 

L’idée de forfaits pour ce type de clientèle viendrait en fait des concierges des hôtels, qui reçoivent les demandes des clients. Devant un intérêt grandissant pour ce type de séjours, Fairmont Hotels & Resorts s’est associé au site de rencontres Lavalife afin de mener une étude sur le sujet. Résultat: 41 % des célibataires affirment qu’ils voyageraient avec une partenaire rencontré moins de deux mois auparavant, alors que plus de 27 % des hommes et 19 % des femmes le feraient moins d’un mois après la première date. La chaîne propose depuis différents forfaits comme le «Icebreakers» à Québec. Le but: garder les nouveaux couples (ou couples potentiels) occupés et, bien sûr, en mettre plein la vue à sa nouvelle flamme. À Orlando, en Floride, le Ritz-Carlton a également concocté des formules dont le but est de faire de la ville «the first mark on their love story map». 

 

Les besoins des holidaters ne sont pas les mêmes que ceux des vieux couples. Nul besoin de «rallumer la flamme» ou de se la jouer «seconde lune de miel», l’objectif étant d’abord de faire connaissance dans un cadre plus relax. De casser la glace. Et de faire monter le mercure!

 

En tout cas, j’ai quelques copines célibataires à qui l’idée ne déplairait certainement pas… ;-)

 

Facebook et l’industrie du voyage 9, mai, 2008

Classé dans : tendances — Marie-Julie Gagnon @ 4:02
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Les membres de Facebook le savent déjà : le réseau social est une excellente plateforme pour pratiquer le marketing viral. L’auteure de ces lignes gère d’ailleurs deux groupes : J’aime Cartes postales d’Asie Mama Cool (petites « plogues » en passant…;-). L’été dernier, comme plusieurs autres de mes « amis » Facebook, j’ai découvert (sans toutefois avoir craqué - du moins à ce moment) le premier épisode du mégasuccès Le Cas Roberge après que ma curiosité ait été piquée par le statut de nombreuses connaissances qui en faisaient la promotion. Je ne suis pas la seule : une page « Fans du Cas Roberge » a été créé sur le même réseau quelques semaines plus tard et compte aujourd’hui plus de 880 membres ! C’est le bon vieux bouche à oreille puissance Web.

 

De plus en plus de joueurs de l’industrie touristique réalisent son impact. Le groupe VOYAGES BERGERON, forfaits de dernière minute, qui compte 420 membres, diffuse ses rabais en plus de répondre aux questions des internautes. Camouflé sous le nom « Mordus du voyage », le groupe de 320 membres créé par Josiane Gagnon, une agente de Voyages Beaux Lieux, fait de même. Le blogue Marketing Digital m’a également fait connaître le groupe South West Airlines, qui permet à ses 40 046 membres d’interagir avec la société. 

 

L’automne dernier, le Réseau de Veille en tourisme a publié un reportage très intéressant sur le phénomène. En voici un extrait :

« Dans le secteur hôtelier, certains établissements désirent promouvoir la tenue d’événements ponctuels comme des 5 à 7 professionnels, des soirées de retrouvailles ou des expositions artistiques. Par exemple, les hôtels-boutiques montréalais, le Place d’Armes et le Nelligan, profitent du marketing viral pour mousser leurs activités et envoyer des invitations à des clients potentiels. Le propriétaire de ces établissements, M. Dimitri Antonopoulos, mise sur son propre réseau d’amis Facebook pour effectuer du e-marketing et il obtient des résultats probants. Des galeries d’art adoptent la même stratégie pour annoncer un vernissage à venir. Des stations de ski en tirent profit pour stimuler les échanges entre les mordus de leur montagne, pour promouvoir leurs nouvelles passes de saison, etc. Et il s’agit, dans tous les cas, de publicité gratuite. »

 

Si Facebook est excellent pour la promo, il en va de même pour les campagnes de salissage. Des groupes « anti » dénoncent par exemple le mauvais service de compagnies aériennes. Arme à deux tranchants ? Pour les compagnies, peut-être. Mais pour les membres, il est bon de constater qu’il existe existe encore des endroits où l’on peut partager tant nos coups de coeur que nos coups de gueule. 

 

Prison break - the sequel 24, avril, 2008

Classé dans : Actualité, Europe, tendances — Marie-Julie Gagnon @ 8:11

Je vous parlais des hôtels-prisons la semaine dernière… Le journal Métro a publié un papier similaire, hier. Parmi les établissements cités dont je n’avais pas fait mention, notons Malmaison, à Oxford (construit par Guillaume le Conquérant en 1071), The Liberty Hotel, à Boston, The Four Seasons, à Istambul (où l’on peut même se marier !) et The Langholmen, à Stockholm (à la fois hôtel, auberge de jeunesse et centre de conférence).

 

The Liberty Hotel, à Boston 

Sur le toit de The Liberty Hotel, à Boston… 

 

The Four Seasons, à Istambul 

The Four Seasons d’Istambul est à deux pas de la Mosquée bleue et du palais de Topkapi

 

 

Prison break 19, avril, 2008

Classé dans : Amérique, Europe, Insolite, Trouvailles, Une image vaut mille mots, tendances — Marie-Julie Gagnon @ 2:04
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C’est hyper-tendance. Partout à travers le monde, des touristes paient pour passer la nuit… en prison. J’avais entendu parler maintes fois de la reconversion de celle de Trois-Rivières (à découvrir pour les groupes : le forfait « sentence d’une nuit »), dont la particularité est que les guides sont d’ex-détenus. Mais saviez-vous qu’une auberge de jeunesse d’Ottawa est aussi un ancien pénitencier ?

 

The Ottawa Jail Hostel (membre du réseau Hostelling International) n’a rien d’une auberge classique. Pendant plus de 100 ans, des criminels en ont arpenté les corridors sombres. Les chambres privées semblent particulièrement accueillante malgré leurs barreaux (voir photo ci-contre). Il ne faut cependant pas avoir peur des fantômes pour y séjourner car elle est décrite comme l’un des lieux hantés les plus célèbres de l’Ontario !

 

En Suisse, le Jailhotel Löwengraben se targue d’être le premier « hôtel-prison » du pays de Heidi. Construit en 1862, l’endroit a changé d’orientation en 1998. Maintenant, les touristes y affluent de leur plein gré. « La première prison de Suisse que vous ne voudrez plus quitter », annonce fièrement le site Web de l’établissement.

 

La plus spectaculaire reconversion est probablement celle de l’hôtel Celica (qui signifie « cellule »), à Ljubljana, en Slovénie. Ici, 80 artistes des quatre coins du monde ont transformé 20 cellules en 2003. L’établissement a été proclammé « Hippest Hostel in the World » par Lonely Planet (je vous jure, ils ne me paient pas pour parler d’eux ! Et je ne fais pas exprès non plus… lol) en 2006. Cool, non ?

 

 

 

 

 

  

 

Smoking or not smoking 10, avril, 2008

Classé dans : Asie, Europe, Insolite, Une image vaut mille mots, tendances — Marie-Julie Gagnon @ 11:16
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On connaît le tourisme solidaire, le tourisme médical et le tourisme religieux. À ces spécialisations s’ajoute désormais le tourisme… pour fumeurs ! De plus en plus de voyagistes mettent sur le marché des forfaits destinés à ceux qui ont envie de griller librement cigarette sur cigarette pendant leurs vacances.

 

Au Japon, où se trouve le troisième plus important fabricant de tabac au monde, Japan Tobacco, une agence de voyage propose un forfait en Europe conçu sur mesure pour les accros de la nicotine. Soulignons que fumer la cigarette reste fort populaire au pays du Soleil Levant (50 % des hommes adultes selon Japan-guide, et 15 % des femmes). On trouve d’ailleurs des panneaux destinés à informer les fumeurs sur les bonnes manières parfois farfelus pour l’oeil occidental…

 

 

 

Pour séduire les visiteurs nippons, Hawai Tourism Japan a lancé l’été dernier une campagne publicitaire baptisée Smoking with Aloha dont le slogan est « OK to smoke ».

 

Les Japonais continueront-ils de visiter massivement la Ville lumière même si la cigarette est bannie des bars et des restaurants depuis février 2008 ? Chose certaine, l’époque où la France était enfouie sous un épais nuage de fumée semble bel et bien révolue. Pour les derniers rebelles, reste la Belgique et l’Espagne, constate The Guardian

 

P.S. : À l’inverse, vous ne supportez pas la cigarette ? Une internaute a créé un guide en ligne en six langues des établissements à privilégier (sur tous les continents) si vous fuyez la fumée secondaire. 

 

Ajout 21/06/08: un article sur le sujet que j’ai rédigé pour La Presse il y a quelques semaines est maintenant en ligne sur Cyberpresse.