Désintox numérique ou encore plus de techno?

Mon «bureau», la semaine dernière, au Hyatt Clearwater beach, où WiFi fonctionnait à merveille!

Mon «bureau» la semaine dernière, au Hyatt Clearwater beach, où WiFi fonctionnait à merveille!

Le sujet me passionne depuis des mois (j’en avais d’ailleurs fait mention dans ce reportage et il a été l’objet de ma dernière chronique à Libre-Service, à MAtv, le printemps dernier).  Alors que de plus en plus de voyageurs cherchent à être connectés en tout temps, même en vacances, une autre grande tendance se dessine: celle de se débrancher complètement. Il ne suffit plus de se rendre dans des hôtels sans WiFi. Les forfaits de désintox numériques se multiplient afin «d’obliger» les accros de la techno à se délester de leurs gadgets.  Je profite de la lecture d’un énième reportage sur le sujet (dans Le Monde ce matin) pour partager les notes et observations accumulées au cours des derniers mois.

Vous avez peut-être vu passer la nouvelle vous aussi: à Majorque, en Espagne, le Sol Wave House s’est auto-proclamé premier hôtel Twitter.

Sur place, les adeptes de l’oiseau bleu peuvent utiliser différents mots-clics pour maximiser leur expérience et un «Twitter concierge» veille à satisfaire les désirs de la clientèle ultra-branchée.  Ironiquement, le compte Twitter de l’établissement ne compte même pas 1000 abonnés…

Inutile d’aller jusqu’à Majorque pour le constater: un nombre croissant de voyageur a le nez rivé sur son téléphone intelligent dans les aéroports, les hôtels ou les auberges de jeunesse. On s’en sert autant pour s’informer que pour partager. Pour plusieurs, les applications mobiles ont remplacé les guides de voyage. Il est si facile d’avoir toute l’information voulue au bout des doigts!

En mars 2013, une enquête de Hotels.com a révélé que plus du tiers des voyageurs considèrent WiFi gratuit comme le critère no. un dans le choix de leur hôtel.  Doit-on alors s’étonner qu’en contrepartie, de plus en plus de gens sentent le besoin de se débrancher?…

À force de lire sur le sujet, j’en suis venue à me dire qu’au fond, les deux tendances rejoignent exactement la même clientèle. En tant que «technomade» assumée, je suis la première à reconnaître qu’il m’arrive de verser dans l’excès.  Pour la même raison, je songe à m’offrir une cure «no techno» depuis plus de deux ans.  Je l’ai fait sur de très courtes périodes, remarquez (la plupart du temps quand j’y étais obligée parce que la zone dans laquelle je me trouvais n’était pas couverte par mon fournisseur de téléphonie cellulaire!), mais je suis persuadée du bienfait de prendre de vraies pauses de temps en temps. Par contre, ce n’est pas si facile de se couper ainsi de la technologie! Voilà pourquoi un forfait incluant soleil et promesses de repos peut devenir intéressant.

Car ce n’est pas tant le gadget qui nous manque, mais le monde qu’il nous permet de voir évoluer à travers l’écran. Le syndrome FOMO, vous connaissez? J’en souffre, comme bien d’autres qui refusent de l’admettre. Ce mal 2.0 vise les boulimiques d’infos qui ne veulent rien manquer, mais aussi les social butterflies qui veulent être partout à la fois (mon article sur le sujet ici). Même dans un lieu de rêve, on a toujours un copain quelque part qui semble vachement s’éclater dans un endroit où nous aurions pu être nous aussi. Merci à Instagram, Twitter, Facebook et autres Pinterest de nous le rappeler.

C’est l’un des grands paradoxes des réseaux sociaux: on a jamais été autant dans le «ici et maintenant», mais on a jamais autant voulu être ailleurs. Heureusement, avec le temps (et l’âge!), on arrive à relativiser. Et à (surtout) en apprécier les bons côtés.

La surconsommation techno inspire aussi les publicitaires.  En janvier dernier, des zones «no WiFi» qui bloquent les signaux dans un périmètre de 5 km ont fait leur apparition au centre-ville d’Amsterdam. Ils sont commandités par Kit Kat, qui recommende de «prendre une pause»…

Tiens, j’irais bien à Amsterdam pour les «Instagramer» celles-là. ;-)

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QUELQUES EXEMPLES D’INITIATIVES DE DÉSINTOX NUMÉRIQUES REPÉRÉES AU COURS DE LA DERNIÈRE ANNÉE: 

Option Déconnexion du Spa Eastman: Au Québec, le spa Eastman est l’un des premiers à proposer une désintox techno.  À l’arrivé, ls appareils sont pris en charge. On nous offre un guide «Reconnecter» qui propose des trucs pour rééquilibrer l’utilisation des appareils numériques au quotidien. L’option peut s’ajouter à n’importe quel forfait existant. Des tests sont disponibles sur le site pour déterminer si ce type de séjour pourrait vous être bénéfique.

• Désintox de groupe au Château Laurier, à Ottawa, lors de réunions:  Dès qu’on entre dans la salle, on met tous nos gadgets électroniques dans une boîte noire qui est sous clé pendant toute la durée de la rencontre.

• À Los Angeles, Eva Restaurant offre un rabais de 5% aux gens qui laissent leur téléphone à la réception.

• Virgin Holidays propose une «thérapie de débranchement» par l’entremise de six capsules vidéo qui expliquent comment résister à la tentation de la technologie.  On y découvre les étapes à suivre pour décrocher complètement avant le départ,  pour profiter pleinement de son voyage et comment ne pas vivre un choc de retour trop intense….

• St-Vincent-et-les-grenadines, archipel composé de 32 îles dans les Caraïbes, a carrément axé sa promo sur la «désintox techno» en 2012. On y offrait notamment un forfait d’environ 3800$ pour 7 nuits dans différents établissements et le vol (depuis les États-Unis). Au programme : pas de télé, pas d’Intenet ni de téléphone dans les chambres. Pour avertir le personnel qu’on souhaitait que sa chambre soit nettoyée, on devait accrocher un petit drapeau jaune sur une pole de bambou, sur la porte.

• À Vancouver, le Loden Hotel a aussi proposé un forfait «Digital Detox» en 2012 qui consistait à laisser ses bébelles électroniques au concierge en échange d’un massage  relaxant et d’une séance au sauna à infrarouge (à partir de 229$).

• À Chicago, l’hôtel Monaco offre l’option «black-out». On remet tout simplement nos gadgets à l’arrivée. Mais la majorité préfère les garder et utiliser WiFi, a confié le directeur à CNN.

• À Dublin, l’hôtel Westin  a élaboré un «digital detox package». Les gadgets électroniques sont enfermés dans un coffre-fort pendant la durée du séjour et on s’assure que les clients sont traités aux petits oignons pour les oublier : déjeuner est servi au lit et on leur remet un «kit de survie» qui comprend des guides en papier pour explorer la ville et des jeux de société.

EN VRAC:

Selon une enquête effectuée par Osterman Research en 2010 , dont a fait mention le Réseau de veille en dans un dossier sur la désintox numérique en janvier 2013 :   1/3 des répondants affirmait avoir vérifié ses courriels en vacances pendant qu’ils pratiquaient une activité sportive comme le vélo, le ski ou l’équitation.  (J’ai l’impression qu’il y en aurait encore plus en 2013!).

• Autre sondage auprès  des clients de la chaîne d’hôtels Marriott and Renaissance Caribbean & Mexico Resorts : 85% des répondants ont déjà été dérangés par quelqu’un qui parlait fort au téléphone portable/cellulaire, que 50% ont indiqué consulter leurs courriels et leurs messages vocaux plusieurs fois par jour pendant les vacances et même que 31% avaient été tentés de jeter leur appareil mobile à l’eau…

À LIRE ÉGALEMENT: Mon utilisation de la techno en voyage.

(Source: plusieurs, dont le Réseau de veille en tourisme)

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Le Sud autrement: pour prendre des couleurs aussi «en-dedans»

Singe-écureuil de Monkey Jungle, en République dominicaine

Singe-écureuil de Monkey Jungle, en République dominicaine

Faites-vous partie de ceux qui ne trouvent pas leur compte dans la formule tout compris classique? Vous aimez la plage et le soleil, mais recherchez autre chose qu’un bronzage parfait? Il semblerait que vous ne soyez pas les seuls.

«Plusieurs études en tourisme et les focus group que nous faisons à l’interne nous ont démontré cet intérêt pour des vacances à la plage bonifiées, rapporte Valérie Martin, Chef, Marketing national et relations de presse. Quand on écoute les clients qui en ont fait l’expérience nous raconter leur vacances, on est convaincu que cette tendance existe bel et bien.»

En 2011, Transat a ainsi lancé la Zone branchée («It Zone» en anglais), à Puerto Plata, en République dominicaine. Différentes excursions étaient proposées: tyrolienne à Monkey jungle, exploration de la vie nocturne ou repas dans un restaurat local. Les retombées positives ont convaincu l’entreprise de réitérer l’expérience en 2012 et d’offrir la même formule à Santa Lucia à Cuba et Puerto Vallarta au Mexique sous le nom de noliZONE.

Le point commun de ces nouveaux produits? Faire sortir les clients des resorts, leur permettre de vivre différentes expériences et de s’initier à certains aspects culturels.

La suite sur EnTransit.ca (MSN.ca).

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Tendance pop-up: tout sauf éphémère

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Qui aurait cru que la folie pop-up serait toujours au top en 2013? Loin de s’estomper, la tendance semble, au contraire, avoir trouvé un second souffle. On a qu’à penser au Cake hotel, à Londres, qui a fait couler beaucoup d’encre il y a quelques jours, à la boutique Book stand qui vient d’être inaugurée à l’hôtel Standard Hollywood ou même à ce musée temporaire qui a «popé» au Eastern State Penitentiary Historic Site de Philadelphie et qui présente différents objets qu’on trouve dans une prison.

Déjà, en 2009 (et même avant), de nombreux bars, restaurants et hôtels voyaient le jour avec une date d’expiration. «L’idée du pop-up consiste à établir un espace commercial provisoire et scénographique à dimensions restreintes et à proximité d’un bassin de clients ciblés, expliquait Marianne Dodelet, analyste au Réseau de veille en tourisme dans un article publié en août 2009. C’est une façon surprenante et originale de vendre un produit ou un service, pendant une durée limitée (quelques jours ou plusieurs mois), dans le but de générer un buzz positif, de développer la notoriété de la marque et, espérons-le, d’accroître le chiffre d’affaires.»

Plus de trois ans plus tard, au début de l’année, le Réseau de veille mentionnait la «transformation active» dans sa liste de grandes tendances de 2013:

État de mouvement continuel, d’amélioration et de changements urbains engendrés par des citoyens motivés par l’épanouissement en ville. Les espaces pop-up (lire aussi: Les espaces pop-up, la nouvelle tendance de l’éphémère) s’articulent autour de cette tendance. Par exemple, l’initiative PARK(ing) Day, qui prend place dans plusieurs villes du monde et consiste à transformer un espace de stationnement en un lieu convivial recentré sur l’individu et sa communauté. Ainsi, on y voit des jardins éphémères, des stations de yoga, des scènes musicales improvisées, etc.

Depuis quelques mois (je dirais même «semaines»), c’est l’explosion. Je tombe constamment sur des projets «pop-up» en parcourant les médias des quatre coins de la planète. Ceux qui ont le plus retenu mon attention, outre le Cake hotel? Sleeping around, des conteneurs transformés en hôtels temporaires (du luxe en boîte!), actuellement à Rijnkaai, Antwerpen, en Belgique. Snoozebox, l’hôtel «portable». Podpads, jolies maisonnettes transportées sur les lieux d’événements. La poétique A Room for London, bateau perché sur le toit de Queen Elizabeth Hall.

Les PopUp Ashram réalisés en collaboration avec Design Hotels fait aussi partie des projets qui ont le plus piqué ma curiosité. Le premier a été érigé à Tulum, au Mexique, en septembre-octobre 2012. Le second accueillera les visiteurs à Bali, en Indonésie, du 7 au 13 juillet 2013. Le troisième sera installé en Italie, mais les détails n’ont pas encore été divulguées. L’idéateur, Michael Liss, a notamment été directeur général de Butterfield & Robinson, spécialisée dans les expériences de luxe sur mesure. Il a voulu créer un produit qui serait une espèce de croisement entre Butterfield & Robinson et Burning man.

Voilà une autre tendance qui n’est pas sur le point de s’essouffler: le désir de vivre des expériences.

En complément:

Un hôtel… mangeable, EnTransit.ca, 22 mars 2013 (mon blogue MSN)

12 tendances urbaines, Réseau de veille en tourisme, 17 janvier 2013

Pop-up Hotel – Rooms with a fleeting view, The New York Times, 19 mars 2013

Pop-up prison museum spotlights rare inmate artifacts, USA Today, 25 mars 2013

La tendance pop-up, Canoë, septembre 2010 (mon article)

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Partir de Montréal ou de Plattsburgh?

Plattsburgh International Airport

Plattsburgh International Airport

«Nous vous invitons à venir essayer le nouveau vol d’Allegiant Air pour Las Vegas au départ de Plattsburgh…» Je n’ai malheureusement pas pu prendre part au voyage. Par contre, depuis la réception ce courriel, je n’arrête pas de penser à l’absurdité de la situation: pour des voyages aux États-Unis, nous payons souvent le double en partant de l’Aéroport Montréal-Trudeau. Considérant qu’il faut compter environ une heure pour se rendre à Plattsburgh depuis Montréal, la différence n’est pas anodine.

Capture d’écran 2013-03-02 à 10.40.20À titre d’exemple, un billet adulte aller-retour Plattsburgh-Las Vegas sans escale avec Allegiant* du 21 au 26 mars revient à 237,98$. Au départ de Montréal? Pour la même période, le meilleur prix repéré sur Kayak.com est de 533$ (avec une escale). Pas étonnant que près de cinq millions de voyageurs québécois choisissent de partir d’une ville américaine!

Il faut dire que depuis quelques années, l’Aéroport international de Plattsburgh met le paquet pour attirer la clientèle québécoise, allant même jusqu’à offrir une version française de son site Web et à se définir comme «l’aéroport américain de Montréal». Pour les gens qui s’y rendent en voiture, le stationnement coûte de 5 à 7$ par jour. À Montréal-Trudeau? À partir de 15$ par jour.

Existe-t-il un service de navette? «Non, mais nous travaillons là-dessus», m’a répondu la préposée du kiosque de l’aéroport au Salon international tourisme voyages en 2011.

J’ai reposé la question cette semaine. «Actuellement, il n’y a pas de service de navette, m’a répondu Garry Douglas, mais une compagnie d’autobus québécoise attend l’approbation du gouvernement pour en débuter un. En attendant, il est possible d’opter pour Greyhound ou Trailways bus, puis de prendre un taxi vers l’aéroport.»

Prix d’un aller vers Plattsburg depuis Montréal avec Greyhound: 20$. Bien sûr, il est nécessaire d’ajouter le coût du taxi (trajet d’une quinzaine de minutes si je me fie à Google Maps). Il faut également que les horaires soient compatibles, histoire d’éviter l’ajout d’une nuitée à l’hôtel dans son budget. Mais là encore…

Je donne l’exemple de Plattsburgh, mais l’aéroport de Burlington est aussi très prisé. Situé à moins de deux heures de route de Montréal, il permet entre autres de voler à bord de la compagnie à rabais JetBlue.

Mais la grande question demeure: pourquoi est-ce si cher partir du Canada? À cause des frais imposés par les aéroports, explique cet article de Winnipeg Free Press. Non, cela ne fait pas le bonheur des compagnies aériennes…

Faites-vous partie de ces cinq millions de voyageurs qui préfèrent partir des États-Unis?

* À noter que les vols d’Allegiant Air n’apparaissent pas sur Kayak.com.

En complément: Décoller de Plattsburg ou de Burlington? et Las Vegas plus accessible que jamais (Lapresse.ca)

À découvrir également: À lire avant d’acheter un billet en ligne, Les meilleurs sites pour trouver des aubainesQuoi faire à YUL?, Les meilleurs aéroports pour les voyageurs en transit,

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Louer une maison ou… une cabane dans les arbres

Photo: airbnb

Photo: airbnb

Pour prendre le pouls d’une ville, rien de tel que de vivre comme ses habitants. En plus d’être souvent économique, la location de maison ou d’appartement permet de se fondre à la faune locale. Une formule privilégiée tant par les voyageurs en solo que par les familles nombreuses. Le hic: chaque site possède son propre mode de fonctionnement. Comment savoir lesquels sont fiables? Quelques pistes explorées par des voyageurs de mon entourage.

«J’ai utilisé maintes fois Airbnb, raconte Camille Dg, entre autres animatrice de télévision. La première fois à Milan, où j’ai habité chez une fille qui travaillait dans le même domaine que moi. Elle a eu la gentillesse de m’inviter à une soirée avec ses amis. J’ai donc vécu une vrai soirée milanaise avec un party de cuisine à l’italienne!»

Les témoignages du genre fusent. Depuis environ deux ans, Airbnb est sans contredit LA star des sites du genre. Il faut dire qu’il a fait ses preuves et ne cesse d’innover. Outre les locations plus conventionnelles, il est possible de dénicher une chambre, comme Camille à Milan, et des habitations plus inusitées, comme une cabane dans les arbres ou une île privée. Les options sont nombreuses et conviennent à tous les portefeuilles. Détail intéressant également, Airbnb peut être lié à votre compte Facebook, ce qui vous permet de découvrir les commentaires de vos amis, tout comme les liens qui les unissent à certains propriétaires.

D’autres sites valent également le détour. Estelle Bouchard, réalisatrice, n’a que de bons mots quand il s’agit de parler de ses expériences avec VRBO, qui permet de louer un appartement ou une maison directement avec le propriétaire (le site Web se contente d’afficher les annonces). «J’ai loué cinq fois des appartements par leur entremise: en avril 2010 à Puerto Morelos et en avril 2011 à Akumal, au Mexique. En juillet 2011, nous avons passé six jours dans un appartement de San Francisco (tout près du Golden Gate Park), trois jours dans une jolie maison dans un vignoble à Sonoma, et deux jours dans une autre maison avec une vue splendide à Palos Verde, une banlieue très cossue de Los Angeles. Toutes ces expériences se sont bien passées, les photos reflétaient exactement ce que nous avons vu.»

Photo: airbnb

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Photo: airbnb

Photo: airbnb

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La scénariste Martine Pagé a elle aussi été très satisfaite de VRBO. Lors de son récent séjour en Californie, elle a toutefois opté pour Airbnb et Vacation Rentals (ce dernier appartient à la société HomeAway, tout comme VRBO), qui fonctionnent sous le même principe. Elle observe que, souvent, les mêmes maisons sont répertoriées sur plusieurs sites, en plus de posséder le leur. Les deux propriétés de San Francisco et Los Angeles étaient à la hauteur des informations divulguées sur le Web. «Mais les photos ne disent pas tout, note-t-elle. La rue de l’apart de San Francisco était très passante, alors il a fallu m’habituer au bruit des autos.»

Pendant son voyage de six mois dans vingt-deux pays, Marie-Pier Pilote et son conjoint ont eux aussi préféré ce type d’hébergement. «La location d’appartements a été LA grande découverte de ce voyage. Nous n’avons vécu que de bonnes expériences. Nous en avons loué dans des grandes villes modernes comme Berlin, Prague et Cracovie, mais aussi à Chisinau (Moldavie), Kotor (Monténégro), Tirana (Albanie) ou Pristina (Kosovo). Aller faire son épicerie ajoute à la découverte, c’est une expérience en soi. Sortir des coins touristiques nous a permis de se rapprocher de la vie quotidienne des gens.»

La plupart des copains interrogés l’ont souligné: il est parfois nécessaire de contacter plusieurs locateurs avant de trouver son logis temporaire. Les liens privilégiés par Marie-Pier pour dénicher les perles rares? «J’ai préféré les indépendants, les petites compagnies que l’on trouve en googlant (ex: « Appartement Belgrade »), dit-elle. Souvent, je ne recevais pas de réponse en passant par de gros sites comme Homelidays

Si le site le plus populaire au monde, HomeAway.com, ainsi que VRBO et VacationRentals, peuvent rembourser jusqu’à 10 000$ aux locataires victimes de fraude, ce n’est malheureusement pas le cas de la majorité des sites. Nancy Bélanger-Pilon l’a appris à ses dépends après un séjour à Paris en compagnie de sa sœur. En juillet 2009, elles ont passé une semaine de rêve dans une «chambre de bonne» dénichée sur Homelidays, mais n’ont jamais pu récupérer le dépôt qu’elles avait dû effectuer avant le départ. «La description faite sur le site correspondait à ce que nous avions. C’était bien organisé. […] J’ai adoré parce que c’était abordable (500$ à deux pour dix jours!) et que ça nous permettait de vraiment «vivre» à Paris.  Je le referais demain matin… si je recevais mon dépôt, mettons.» Acheté par HomeAway en 2009, Homelidays ne semble effectivement pas bénéficier du même service de protection que les trois autres sites du groupe.

Chose certaine, avant de donner votre numéro de carte de crédit à un inconnu, menez votre petite enquête (en consultant des forums et les références d’anciens locataires, par exemple). Exigez également un contrat de location écrit, qui vous sera fort utile en cas de pépin. Sachez par ailleurs que certaines agences sélectionnent les propriétés offertes (contrairement à la majorité des sites). C’est le cas notammant de l’Antre Amis, qui loue des maisons et des appartements en Europe et au Québec.

Photo: airbnb

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Vous avez vécu des expériences de location en voyage (positives ou négatives)? Merci de nous en faire part!

D’autres sites populaires: Abritel (site français de HomeAway), Roomorama, Flipkey.com (division de TripAdvisor), Venere.com, WeNeedaVacations.com, Loc’Appart (France ou Italie), ApartRental, only-apartments.fr

Pour louer des chalets ou des maisons au Québec: Chaletsalouer.ca, Chaletsqc.com et Antre-amis.com

À lire également: Et si Facebook vous aidait à trouver un appartement pour vos prochaines vacances?, Où aller en vacances avec un budget de 100$?, Louer une maison ou un appartement pendant les vacances, Voyager avec une famille nombreuse et un billet de Grande Dame, maman de sept enfants, sur le sujet.

Une première version de ce texte a été publié sur Ztele.com en 2011. Les informations ont été actualisées.

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12 tendances touristiques à surveiller en 2013

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Ce qui fera courir la planète tourisme en 2013? Beaucoup de choses. Mais pas forcément ce que vous croyez… Voyez par vous-mêmes.

1- Sortir des sentiers battus… là où c’était impossible auparavant

D’ici 2016, 71% plus d’Américains devraient visiter le Myanmar selon Euromonitor, firme de recherche qui publie chaque année un rapport détaillé des tendances qui se dessinent en tourisme pendant le World Travel Market de Londres. Et pas seulement parce que Barack Obama s’y est rendu à la fin de 2012! Alors que la planète entière semble accessible, voir des territoires jadis fermés aux touristes s’ouvrir tranquillement réveille l’aventurier en nous. L’exemple ultime? La Corée du nord. Non, rien à voir avec le Gangnam style de Psy, au Sud. Mais d’après Euromonitor, l’intérêt pour cette destination est en pleine croissance. Après, on aura tout vu?

2- L’omniprésence de la technologie

Une grande partie des voyageurs se déplace désormais avec un téléphone intelligent, une tablette ou un ordinateur. La géolocalisation fait partie des habitudes, tout comme la possibilité de faire des recherches sur place en tout temps. Des hôtels proposent même des iPhone et des iPad à leurs clients. À l’hôtel Opus de Vancouver, exit les téléphones fixes dans les chambres depuis l’été dernier! Des appareils intelligents sont mis à la disposition des clients, qui peuvent les emporter partout et éviter d’exorbitants frais d’itinérance grâce à l’utilisation d’un numéro local. Des applications utiles sont même déjà téléchargées et un service de concierge virtuel propose de les assister. Les iPads sont aussi au goût du jour. À l’hôtel boutique Le Pavillon des lettres, à Paris, toutes les chambres sont munies de la tablette d’Apple.

Dans son rapport annuel, Euromoniteur fait par ailleurs mention de la télévision intelligente, qui permettra par exemple de faire l’achat d’un forfait voyage pendant qu’on regarde une émission de télévision sur une destination.

3- La désintoxication numérique
Alors que la technologie n’a jamais été aussi présente dans les établissements hôteliers, voilà que s’amplifie un phénomène apparu il y a quelques années déjà : le besoin de se déconnecter. Les deux tendances semblent aussi bien installées l’une que l’autre. Se débrancher n’a jamais été aussi prisé en vacances… mais partager ses trouvailles sur les réseaux sociaux non plus. Plusieurs hôtels proposent maintenant des forfaits sans technologie. Retour du balancier?

La suite sur MSN.ca!

(Reportage rédigé en décembre 2012 et publié sur MSN.ca le 14 janvier 2013.)
Pour me suivre sur Twitter et Instagram: @Technomade. Vous pouvez par ailleurs me voir tous les lundis à l’émission Libre-Service (MAtv), un mardi sur deux à Ça commence bien (V), et me lire dans le magazine Tendances. Je blogue également pour MSN.caTV5.ca et pour Copines en cavale.

Tourisme insolite

J’étais de nouveau à l’émission Médium Large de la Première chaîne de Radio-Canada ce matin pour parler de tourisme insolite en compagnie avec Paul Arsenault, du Réseau de veille en tourisme, et  de l’animatrice Isabelle Craig.

Sujet vaste s’il en est un, ce type de tourisme se décline en plusieurs sous-thèmes. Une attraction qui apparaît insolite peut avoir été créée dans le simple but de faire sourire (comme la Villa hamster, à Nantes), mais aussi parfois pour éduquer (le musée des toilettes dont Paul a fait mention). Dans d’autres cas, ce sont des caractéristiques culturelles (des cuves à vins transformées en chambres d’hôtes en France) ou géologique (Hostel de Sal, en Bolivie, qui se trouve dans un désert de sel), des faits historiques (le centenaire du Canada qui a conduit la municipalité de St. Paul, au Manitoba en Alberta – désolée, j’ai dit Manitoba en ondes!), à créer une piste d’atterrissage pour extraterrestres) ou des croyances (les elfes en Islande – on peut y suivre des cours pour apprendre leur langue).

Pour écouter la chronique en entier, par ici.

Quelques notes, en complément: Lire la suite

Médium Large – la suite

Ce matin, j’étais à l’émission Médium Large de la Première Chaîne de Radio-Canada avec Paul Arsenault, titulaire de la Chaire de tourisme Transat, directeur du Réseau de veille en tourisme et professeur en gestion des entreprises et des organismes touristiques, pour parler de tourisme de misère, de tourisme sombre et de tourisme religieux. En complément d’info, je partagerai simplement quelques réflexions.

Tourisme de misère: d’abord, voici l’article auquel je fais référence dans la chronique. J’ai beaucoup aimé suivre la journaliste dans ses questionnements et ses pistes de réponses. Pour moi, ce type de tourisme soulève forcément un débat éthique. Mais si, comme l’expliquait Paul Arsenault pendant la discussion, les retombées sont positives pour les communautés, pourquoi pas? Je doute par contre qu’elles le soient toujours… Et j’ai encore du mal à trancher quand vient le temps de prendre position, même après quelques années de réflexion sur le sujet.

En 2010, j’ai fait une chronique sur ce type de tourisme à la Première Chaîne. Mes notes sont ici.

Tourisme sombre: je ne suis pas naturellement attirée par ce type de tourisme. Visiter un cimetière? Beaucoup moins palpitant pour moi qu’aller prendre le pouls d’une ville bien vivante! Par contre, je pense que quand on s’intéresse à un peuple, pour essayer de mieux le comprendre, il est nécessaire de chercher les raisons de ses cicatrices plutôt que de faire semblant qu’elles n’existent pas. C’est pour cette raison que j’ai regretté de ne pas m’être rendue sur les lieux marquants du génocide cambodgien lors de mon séjour au pays en 2002.  Cela ne m’a toutefois pas empêchée de poursuivre les lectures et réflexions à mon retour.

Un article de la section Le Plus du Nouvel Observateur qui a retenu mon attention: Le génocide khmer vu par une touriste. Aussi: une analyse sur le tourisme sombre du Réseau de veille.

Tourisme religieux: je lançais à la blague que j’avais l’impression que la moitié de mes amis Facebook s’étaient rendus soit dans un monastère, soit dans un ashram au cours des dernières années. J’exagérais, bien sûr, mais il est vrai qu’on entend de plus en plus parler de ces retraites. Étaient-elles simplement cachées auparavant parce que moins bien vues? Des livres/films comme Eat, pray, love ont-ils donné envie aux gens d’explorer leur spiritualité? Ont-ils plutôt permis aux adeptes de sortir du placard? La grande popularité du yoga a-t-elle donné envie aux gens de poursuivre leur quête spirituelle? Simple effet de mode ou vague de fond?… Difficile de répondre à ces questions. Chose certaine, le tourisme religieux au sens large est en forte croissance, comme en témoigne cette analyse du Réseau de veille en tourisme.

MÀJ 28 juillet: Quand je parlais de sites qui permettent de mieux comprendre l’impact du génocide au Cambodge, je ne parlais bien sûr pas de ça.

Pour entendre la chronique, par ici.

Aussi: chronique de la semaine dernière sur les mauvais touristes.

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