Narcissisme façon VIe siècle?

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Les réseaux sociaux sont peut-être le repaire de narcissiques finis, nous n’avons rien inventé. Au fil du temps, peintres,  photographes et artistes de tout acabit se sont livrés à des autoportraits. D’autres ont commandé des oeuvres les mettant en vedette. C’est ce qu’a fait l’évêque Euphrase au VIe siècle.

La mosaïque dans laquelle on peut encore l’admirer tenant une maquette de l’église au complexe de la cathédrale de Poreč? Son idée.

Plusieurs siècles plus tard, les visiteurs peuvent toujours voir sa bouille dans le plus important monument de la ville croate. Dans un état de conservation exceptionnel, la basilique d’Euphrase figure d’ailleurs sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1997.

Qui se souviendra de nos #selfie sur Instagram le mois prochain?

Certains sont plus immortels que d’autres.

J’ai visité la Croatie dans le cadre d’une croisière à bord de L’Austral de la Compagnie du Ponant, dont j’étais l’invitée. Merci!

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Ma nuit avec les loups

*SPOILER ALERT* Aucune grand-mère n’a été dévorée au cours de cette aventure.

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Vous me connaissez: j’adore dormir avec les bêtes. Alors avec toute une meute… ou trois? Oh là là!

Me voici à Girardville, au nord du Lac-Saint-Jean, un soir de juillet, en compagnie de ma fille et de ma mère. Nous nous apprêtons à passer la nuit dans un écolodge triangulaire («L’Atipik») situé à deux pas des loups, dans le Parc Mahikan («loup» en langue innue). Rassurez-vous: ils vivent dans des enclos.

Avant de nous glisser sous les draps, nous sortons observer les animaux. Rapidement, c’est nous qui nous sentons observés…

Il faut tout de même aller dormir. La tête posée sur l’oreiller, à côté de celle de ma fille de six ans et demi, j’attends les hurlements avec impatience. Pour le moment, nous subissons plutôt la symphonie des moustiques.

Je lève la tête pour jeter un coup d’oeil à la fenêtre. Un loup se promène, l’air alerte. Ses yeux brillent dans l’obscurité. Il sait que nous sommes là. Je sais qu’il sait que nous sommes là. Mais je ne sais pas trop comment je suis supposée me comporter, moi. Devrais-je ressentir de la peur? Je suis plutôt habitée par un mélange d’excitation et de fascination. «Je vais souffler si fort!…» Notre chalet est peut-être fait en bois, l’enclos qui l’entoure est gros méchant proof.

Soudain, un bruit. Un grognement? Une bête toutes dents dehors, prête à bondir? Le prélude d’un nouveau conte dont nous seront les héroïnes?

Non. C’est ma mère qui ronfle au rez-de-chaussée.

Fou rire à l’étage supérieur.

***

C’est au moment où je ne les attends plus qu’ils se font entendre. Les hurlements déchirent la nuit avec intensité.

Ma fille se blottit contre moi. «J’ai peeeeur!» répète-t-elle alors que je souris béatement. J’ai une pensée pour le Petit Chaperon rouge. Et sa grand-mère…

Nous tentons de décoder ce langage si particulier. Car oui, on comprend clairement qu’ils communiquent. Mais pour se dire quoi? Sont-ce les jappements des chiens de traîneaux, non loin de là, qui se mêlent à ceux des loups? Je doute de chaque aboiement.

L’un des animaux semble éclater de rire. Nous nous esclaffons à notre tour.

Un énième hurlement retentit. Puis, le silence.

Le silence prêt à bondir…

***

Quelques heures plus tard, un soliste pousse la note. Du genre à chanter Céline Dion au karaoké, c’est clair. Impressionnant.

Et effrayant.

***

L’aube. Alors que ma mère a dormi comme un loir, ma fille s’est réveillée en sursauts à quelques reprises.

Moi? J’ai à peine fermé l’oeil. J’étais bien trop occupée à tenter de décoder le potinage nocturne de mes voisins! («Ah bon? Elle dit ÇA?!!… Ahou! Ahoooooooooou!!!!»)

Histoire de vous donner une idée de l’atmosphère, voici une vidéo que je me suis amusée à tourner.

Bien entendu, on ne se rend pas jusqu’à Girardville seulement pour le côté insolite de l’expérience. Les fondateurs d’Aventuraid et du Parc Mahikan ont d’ailleurs un désir profond de mieux faire connaître l’animal si souvent démonisé dans les histoires et les légendes.

Il est possible de visiter le parc pendant quelques heures seulement, mais Gilles Granal, cofondateur d’Aventuraid, conseille d’y passer au moins deux jours pour une réelle expérience. Certains vont même jusqu’à entrer dans l’un des enclos – pas n’importe lequel, celui où les propriétaires des lieux ont l’habitude d’aller depuis qu’ils ont recueilli les louveteaux, aujourd’hui adultes.

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• Différents types d’hébergement sont proposés: yourte, tente prospecteur, chalets… À vous de déterminer l’expérience qui vous convient le mieux!

• Prix d’une nuitée dans un écolodge du Park: 170 $ pour deux incluant l’accès au parc, la literie et le petit déjeuner.

• Pour plus de détails pratico-pratiques, lisez mon billet sur EnTransit.ca.

Nous étions les invitées de Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean. Merci!

Merci aussi à Gilles Granal, cofondateur d’Aventuraid, et à son équipe.

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Comment sabrer le champagne avec un ski

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Je retire tout ce que j’ai dit à propos de iCloud (que c’est compliqué, qu’on nous demande constamment d’acheter plus d’espace…). En transférant mes données sur mon nouveau iPhone 5, j’ai retrouvé une vidéo que je croyais perdue à tout jamais. L’un des moments marquants de mon été 2012: la fois où j’ai appris à sabrer le champagne… avec un ski.

Je l’ai déjà raconté sur EnTransit.ca: même si je ne skie pas, j’ai une certaine expérience «alternative» avec le ski. Après avoir été initié au «shotski» à Jasper, voilà que j’ai appris à sabrer le champagne à Whislter.

Ai-je déjà dit que j’adorais ce sport? (Enfin… au chaud, pas sur une pente.)

Certains préfèrent utiliser un iPad pour se livrer à l’exercice. Moi, je songe plutôt à m’en acheter un deuxième et à apprendre skier avec (du moins, c’est l’idée géniale que j’ai eue après être passé à travers la bouteille de bulles).

Cheers!

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©WWOOF

Qu’est-ce que le «WWOOFing» selon vous? A) Un langage canin B) Une secte qui voue un culte au cinéaste John Woo ou C) Un organisme qui regroupe des fermes biologiques et écologiques partout à travers le monde?

Vous l’aurez compris, la réponse est C). C’est aussi une manière différente de voir du pays puisque lesdites fermes offrent le gîte aux voyageurs en l’échange de travail bénévole. Le sigle WWOOF signifie «World Wide Opportunities on Organic Farms». Traduction: travailleurs bénévoles dans des fermes biologiques. Le Routard explique: «Le principe: contre quelques heures quotidiennes d’aide dans une exploitation biologique, les WWOOFers sont logés et nourris chez les fermiers. Les tâches sont hétéroclites, de la récolte de carottes à la tonte de moutons, en passant par l’entretien du jardin ou la construction d’un nouveau hangar…»

Marie, début vingtaine, a expérimenté le WWOOF à quelques reprises. Elle privilégie ce mode de vie «pour être proche de la nature, pour apprendre à connaître mieux et pour de vrai les gens et leur culture sur une période plus longue, parce que ça ne coûte pas cher et que ça donne considérablement de temps libre pour visiter les environs». Après avoir vécu des expériences positives en Suisse et sur l’île de Vancouver, elle a  répondu à mes questions alors qu’elle se trouvait à Hawaii, un endroit fort populaire auprès des adeptes. «Il faut s’y prendre plusieurs mois d’avance pour se trouver un endroit ici», recommande-t-elle.

Mais justement, comment déniche-t-on les opportunités du genre? «En achetant le cahier du pays où l’on choisit d’aller (wwoof.org).» La cotisation annuelle est valide pour une période d’un an et, comme l’explique la jeune femme, diffère selon les pays. Sur le site de WWWOOF International, on parle d 0 à 72$. Ces «cahiers» contiennent la liste des agriculteurs membres. Vous devez contacter les exploitants avec lesquels vous vous sentez des affinités. La suite peut se décliner en plusieurs scénarios, selon les disponibilités, la durée et les conditions discutées.

Il y a autant de raisons de participer que de participants. Interviewée peu avant sa première expérience de WWOOF au Pérou, où elle allait travailler dans une ferme d’alpagas en compagnie de sa mère, Myriam Bizier a effectué un voyage similaire  dans l’Ouest canadien avant de découvrir l’organisme. «J’ai travaillé pour un producteur selon une formule de bénévolat», raconte-t-elle. Plusieurs voyages ont suivi, notamment en Belgique, en Hollande et au Guatemala. Pourquoi opter pour le WWOOF à cette période-ci de sa vie? «Parce que ça correspond à mes idéaux alimentaires et environnementaux. Aussi parce que le WWOOFing est une occasion d’échange culturel direct avec la population locale. Et enfin, parce que le WWOOF permet de voyager à moindre coût, en évitant certains frais d’hébergements et de repas.»

Seul hic selon Myriam: plusieurs fermes exigent un séjour minimum de trois semaines. Ce ne sont pas non plus tous les exploitants qui détiennent un bon sens de l’organisation, souligne Marie.

Des conseils pour ceux qui ont envie de tenter le coup? «Je ne mentionne jamais aux douanes d’un pays que je m’en vais faire du WWOOFing, confie Marie. Même si c’est considéré comme légal, les douaniers n’aiment pas l’idée que vous puissiez décider de rester dans leur pays et éventuellement gagner des sous.»

«Il ne faut pas hésiter à penser au WWOOFing pour des vacances en famille, suggère pour sa part Myriam. On peut même être WWOOFer au Québec et au Canada, non loin de chez nous, avec les gens de chez nous!»

Pour en savoir plus, visionnez le documentaire Because there are goats (1e partie et 2e partie sur YouTube) qui raconte le périple d’un jeune couple qui a opté pour le WWOOFing en Europe.

Une première version de ce texte a été publié sur Canoë.com en 2009.

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Sur les traces de SunTrotteuse

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Anick-Marie aux Pays-Bas, lors de son premier voyage de cyclotouriste

Plus connue sous le nom de Globestoppeuse, la Québécoise Anick-Marie Bouchard s’apprête à partir pour la France, où elle prendra part au défi Sun Trip, une «éco-aventure» en vélo solaire qui entraînera ses participants sur les routes de la France au Kazakhstan.

Pas sportive pour deux sous, l’aventurière de 31 ans a eu l’idée de créer un personnage de superhéroïne, SunTrotteuse, qui, elle, arrive à surmonter toutes les difficultés. Je lui ai demandé de nous résumer son projet.

Ce n’est pas tout de parcourir 7500 km en trois mois: il faut avoir participé à la conception du vélo à enfourcher. «Chaque aventurier doit fabriquer son propre vélo, explique-t-elle. Pour ma part, j’ai contacté un atelier de vélos de remorques, Cycles Union, une petite entreprise de Montréal, et j’ai aussi contacté le Collège de Maisonneuve, qui a un programme de génie électrique. Avec l’aide d’étudiants de l’ETS, ils sont en train de me concocter un petit vélo électrique solaire de type vélo cargo, avec une charge à l’avant et non pas une remorque derrière. On va pouvoir voir une belle petite boîte avec des panneaux solaires à l’avant. C’est là aussi que je vais mettre la batterie et une partie de mes bagages.»

La coauteure de La Bible du grand voyageur, publié chez Lonely Planet l’automne dernier, alimente le blogue SunTrotteuse depuis décembre 2012. «Je ne fais pas que bloguer sur la préparation. J’ai carrément créé un personnage avec des amis, des alliés, des points d’aventure, des points de motivation et d’expérience… un peu comme un jeu vidéo.» Elle s’engage aussi à relater régulièrement ses péripéties pendant l’aventure.

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Si vous souhaitez lui offrir votre appui, il est toujours temps de le faire. Vous trouverez différentes manières de la soutenir sur son blogue, ainsi que son dossier de commandites. Vous pouvez par ailleurs participer au financement de son projet en vous rendant sur Ulule d’ici le 4 mai.

Pour en savoir plus, Anick-Marie a réalisé une vidéo de présentation. Suivez-là aussi sur Facebook et Twitter.

À voir pour comprendre le concept de Sun Trip:

Le départ de la France est prévu le 15 juin prochain.

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5 expériences inusitées à vivre dans l’Ouest canadien

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Ce n’est pas parce qu’on habite un pays qu’on le connaît, surtout quand il a la taille du Canada! Voici cinq choses insolites à découvrir sans même avoir besoin de sortir votre passeport.

1. Observer des serpents au Manitoba

La petite municipalité de Narcisse, située à environ 130 km au nord de Winnipeg, détient le record de la plus grande concentration de couleuvres au monde.

Ces couleuvres rayées à flanc rouge, aussi connues sous le nom de serpents-jarretières, sortent par dizaines de milliers après la fonte des neiges. Il paraît qu’on peut les entendre de très loin…

Le gouvernement du Manitoba explique comment s’rendre et préparer son périple.

2. Découvrir une piste d’atterrissage pour OVNI en Alberta

Au milieu des années 1960, alors que les Canadiens se demandaient comment souligner le centenaire de leur pays, les habitants de Saint Paul, au Manitoba, ont mis de côté parcs et statues et ont opté pour la construction de la première piste d’atterrissage pour OVNI. On peut lire l’inscription suivante sur une plaque décrivant les lieux: «République de Saint-Paul (Stargate Alpha) – Le terrain sur lequel a été édifiée la plate-forme été déclaré zone internationale par la ville de Saint-Paul, « comme symbole de notre foi en l’humanité pour qu’elle préserve l’univers de guerres et de conflits nationaux. Ce voyage dans l’espace sera sans danger pour tous les êtres intergalactiques. Tous les visiteurs de la Terre et d’ailleurs sont les bienvenus sur ce territoire et dans la ville de Saint-Paul.»

3. Visiter Vulcan city en Alberta

Vulcan city se trouve à une heure et demie de route au sud-est de Calgary. La petite ville, qui vit surtout de l’agriculture, ne doit pas son nom à la série Star Trek, mais à un fou de mythologie grecque qui l’a baptisée ainsi au début des années 1920.  Avec un nom pareil, elle est devenue un véritable lieu de pèlerinage pour les adeptes de la série culte. Tous les mois de mai se tient désormais le festival des Vulcains. Il est aussi possible de visiter Vulcan Tourism and Trek Station depuis 1988.

4. Explorer une pyramide en Colombie-Britannique

La réputation de la région viticole de la vallée de l’Okanagan n’est plus à faire. Pour parvenir à mettre en marché des produits de qualité, certains sont prêts à tout… même à laisser vieillir leurs vins dans une réplique de quatre étages de la célèbre pyramide de Chéops, en Égypte! Le Summerhill Pyramid Winery a mis de l’avant cette idée saugrenue parce que la pyramide permet de nous connecter sur des choses qui dépassent la compréhension intellectuelle…

5. Marcher sur un glacier en Alberta

La route entre Banff et le lac Louise offre des panoramas hors du commun. Icefields Parkway frôle même le glacier Athabasca, l’un des plus accessibles au monde. Ce dernier est si grand que s’il logeait toute la population d’Amérique du Nord, chaque personne bénéficierait d’un espace d’au moins un mètre carré! Il est possible de l’explorer à bord d’un «Ice Explorer», véhicule tout-terrain muni de six roues. J’ai eu la chance de prendre part à l’aventure en 2011. Impressionnant!

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(Sources: www.canadacool.com, www.ustboniface.mb.ca, www1.travelalberta.com et centredesmedias.canada.travel)

Une première version de cet article a d’abord été publié sur Canoe.com en avril 2010, dans le cadre de ma chronique «Choc des cultures».

À découvrir également: Jasper en quelques clichés et l’ensemble de mes billets sur le Canada sur EnTransit.ca et sur Taxibrousse.ca.

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Sept mois en Asie résumés en une minute

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Si je devais ratisser le même continent pour le reste de mes jours, j’opterais sans hésiter pour l’Asie. Pendant sept mois, Thomas et Joanna ont sillonné la Mongolie, la Chine, le Laos, le Cambodge, la Thaïlande et l’Indonésie et publié leurs meilleures photos de voyage sur Kilomètres et mégapixels. Pour conclure ce merveilleux périple, ils ont réalisé ce condensé vidéo d’une minute. Frissons.

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Impossible d’oublier le sourire de ce gamin mongol.

(Déniché sur PVTistes.net)

À découvrir également: Quatre ans autour du monde, Baveux, les éléphants?, 12 choses que vous ne savez (peut-être) pas à propos des éléphants, Quatre jours dans la jungle et mes autres billets sur l’Asie.

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Bienvenue à BlogVille, Italie

Photo: Page Facebook de BlogVille

Photo: Page Facebook de BlogVille

Vous bloguez sur les voyages et souhaitez découvrir l’Italie? Le projet BlogVille Emilia Romagna est peut-être pour vous. «Eat, feel and live like a local in Italy», annonce le site Web.

Lancé en 2012, le projet a permis à une cinquantaine de technomades de poser leur sac à dos à Bologne ou Rimini dans l’un des deux appartements mis à leur disposition. Les logements ont été occupés pendant une période de 83 jours au total.

«Le but de BlogVille est de promouvoir la marque Emilia Romagna et la région dans un marché international clé en utilisant le pouvoir du Web 2.0, résume Keith Jenkins, créateur du populaire blogue Velvet Escape et instigateur du programme iambassador dans ce billet. Emilia Romagna a rapidement reconnu que le modèle traditionnel de voyages de presse ne permet pas de maximiser l’influence des blogueurs.»

Les résultats sont éloquents: 280 billets sur la région ont été publiés suite au passage des blogueurs.

Devant le succès de l’aventure, une deuxième phase a été mise en place. «Nous ratissons le net plus large cette année et souhaitons attirer un excitant mélange de blogueurs, écrit Keith. La période de candidature est maintenant ouverte…»

Situé dans le coeur historique de Bologne, l’appartement accueillera cette année les candidats sélectionnés entre le 29 avril et le 29 juillet, puis du 2 septembre au 28 octobre.

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Les blogueurs francophones sont-ils les bienvenus? ai-je demandé aux organisateurs. «Le projet est ouvert à tous, pas seulement aux blogueurs anglophones», m’a rapidement répondu Nicholas Montemaggi, stratège web.

Ce qui me plaît dans cette initiative? Le côté «Auberge espagnole». En plus de pouvoir découvrir les environs sans devoir se soucier de l’hébergement, les blogueurs côtoieront des collègues de différentes nationalités. Le voyage dans le voyage, j’aime.

Pour postuler, par ici. BlogVille possède aussi une page Facebook et un compte Twitter.

P.S.: Si vous y allez, tenez-moi au courant, je veux vous lire! ;-)

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Tendance pop-up: tout sauf éphémère

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Qui aurait cru que la folie pop-up serait toujours au top en 2013? Loin de s’estomper, la tendance semble, au contraire, avoir trouvé un second souffle. On a qu’à penser au Cake hotel, à Londres, qui a fait couler beaucoup d’encre il y a quelques jours, à la boutique Book stand qui vient d’être inaugurée à l’hôtel Standard Hollywood ou même à ce musée temporaire qui a «popé» au Eastern State Penitentiary Historic Site de Philadelphie et qui présente différents objets qu’on trouve dans une prison.

Déjà, en 2009 (et même avant), de nombreux bars, restaurants et hôtels voyaient le jour avec une date d’expiration. «L’idée du pop-up consiste à établir un espace commercial provisoire et scénographique à dimensions restreintes et à proximité d’un bassin de clients ciblés, expliquait Marianne Dodelet, analyste au Réseau de veille en tourisme dans un article publié en août 2009. C’est une façon surprenante et originale de vendre un produit ou un service, pendant une durée limitée (quelques jours ou plusieurs mois), dans le but de générer un buzz positif, de développer la notoriété de la marque et, espérons-le, d’accroître le chiffre d’affaires.»

Plus de trois ans plus tard, au début de l’année, le Réseau de veille mentionnait la «transformation active» dans sa liste de grandes tendances de 2013:

État de mouvement continuel, d’amélioration et de changements urbains engendrés par des citoyens motivés par l’épanouissement en ville. Les espaces pop-up (lire aussi: Les espaces pop-up, la nouvelle tendance de l’éphémère) s’articulent autour de cette tendance. Par exemple, l’initiative PARK(ing) Day, qui prend place dans plusieurs villes du monde et consiste à transformer un espace de stationnement en un lieu convivial recentré sur l’individu et sa communauté. Ainsi, on y voit des jardins éphémères, des stations de yoga, des scènes musicales improvisées, etc.

Depuis quelques mois (je dirais même «semaines»), c’est l’explosion. Je tombe constamment sur des projets «pop-up» en parcourant les médias des quatre coins de la planète. Ceux qui ont le plus retenu mon attention, outre le Cake hotel? Sleeping around, des conteneurs transformés en hôtels temporaires (du luxe en boîte!), actuellement à Rijnkaai, Antwerpen, en Belgique. Snoozebox, l’hôtel «portable». Podpads, jolies maisonnettes transportées sur les lieux d’événements. La poétique A Room for London, bateau perché sur le toit de Queen Elizabeth Hall.

Les PopUp Ashram réalisés en collaboration avec Design Hotels fait aussi partie des projets qui ont le plus piqué ma curiosité. Le premier a été érigé à Tulum, au Mexique, en septembre-octobre 2012. Le second accueillera les visiteurs à Bali, en Indonésie, du 7 au 13 juillet 2013. Le troisième sera installé en Italie, mais les détails n’ont pas encore été divulguées. L’idéateur, Michael Liss, a notamment été directeur général de Butterfield & Robinson, spécialisée dans les expériences de luxe sur mesure. Il a voulu créer un produit qui serait une espèce de croisement entre Butterfield & Robinson et Burning man.

Voilà une autre tendance qui n’est pas sur le point de s’essouffler: le désir de vivre des expériences.

En complément:

Un hôtel… mangeable, EnTransit.ca, 22 mars 2013 (mon blogue MSN)

12 tendances urbaines, Réseau de veille en tourisme, 17 janvier 2013

Pop-up Hotel – Rooms with a fleeting view, The New York Times, 19 mars 2013

Pop-up prison museum spotlights rare inmate artifacts, USA Today, 25 mars 2013

La tendance pop-up, Canoë, septembre 2010 (mon article)

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