J’y suis allée! 7, juin, 2008
Après en avoir parlé ici, il m’était impossible d’aller à Taïwan sans me rendre dans cet établissement intriguant pour certains, repoussant pour d’autres. Les restaurants thématiques semblent avoir la cote à l’Ilha Formosa. L’idée de déguster des plats (asiatiques ou occidentaux) assis sur des cuvettes semble avoir séduit nombre de consommateurs puisque la chaîne compte maintenant 12 succursales à Taïwan, à Hong Kong et au Japon. Nous nous sommes rendus dans celle du quartier Hsimenting, où de jeunes adultes, des ados et quelques familles s’amusaient à se prendre en photos avec leurs plats servis dans des récipients en forme d’urinoirs ou de toilettes.
Maintenant, la question qui tue: alors Marie-Ju, ça goûte la m**** ou pas? Honnêtement, les mets que nous avons commandés n’ont pas été à la hauteur de nos attentes. Surtout que nous avons dû patienter pendant 45 minutes avant d’avoir une table… Chéri a opté pour un poulet au curry et Bébé et moi nous sommes contentées de frites et d’oignons français (une erreur de la part du serveur, j’avais plutôt demandé des calmars frits) puisque nous venions de manger des dumpings en nous baladant dans le quartier. Présentée dans un urinoir rempli de glace concassée et décorée de bonbons et de biscuits, notre crème glacée était beaucoup plus agréable à regarder qu’à manger (en fait, elle goûtait l’eau plus que la crème).
Bref, un concept qui surprend, mais je ne crois pas que la clientèle soit très fidèle compte tenu de la piètre qualité de la bouffe. Il y a tant de bons restaurants à Taïwan…
Une petite vidéo maison tournée avec mon n95 pour vous donner une idée de l’atmosphère (je me promets de faire un petit montage dès que mon logiciel cessera sa «grève» puisque j’ai filmé pas mal de trucs).
Balade à Hsimenting 7, juin, 2008
C’est le quartier où je suis probablement allée me promener le plus souvent. J’adore y voir évoluer la faune composée d’ados, de jeunes avant-gardistes et d’artistes. Son côté «mini-Tokyo» me plaît beaucoup. On y trouve de nombreux cinémas et cafés, dont certains situés au 2e ou 3e étages, ce qui permet de reluquer la foule d’en haut.
Plan séquence tourné «à la bonne franquette» un dimanche soir de juin 2008.
Scène de la vie taïwanaise 6, juin, 2008
Le scooter est LE moyen de transport à Taïwan. Il n’est pas rare de voir des familles entières s’entasser derrière le guidon, comme en témoigne la petite vidéo qui suit.
Orgie de fruits de mer 5, juin, 2008
Des odeurs. Fortes. Différentes. Contrastantes. Nauséabondes. Invitantes.
C’est d’abord par le nez qu’on découvre le marché de nuit de Keelung, au nord de la capitale (une quarantaine de minutes en autobus - c’est là où nous avons habité pendant près d’un an et demi). Puis, nos yeux se posent sur les étals colorés. Ici, du thon bien rouge. Là, de gigantesques tentacules roses et blanches. Plus loin, des brochettes de tomates orangées qu’on a trempées dans un sirop. Des crabes. De la pieuvre. Des crevettes. Des langoustes. Des coquillages. Ne reste que le ventre à remplir…
Quand nous avons le mal du pays, Chéri et moi, nous nous imaginons systématiquement déambuler dans les allées de ce petit marché. Réputé pour la qualité (et la quantité!) de ses fruits de mer, ce night market recèle aussi de stands en tous genre. On y mange d’excellents sautés, du riz frit, des dumplings, des pattes de poulet, des brochettes de cul de poule (lol)… Bien sûr, on y vend aussi de tout, des jouets made in China à la literie, en passant par le thé. Visite guidée.

Les marchés de nuit sont au coeur de la vie sociale des Taïwanais
Stand de dumpings, exactement au même endroit qu’il y a six ans…
Du thé (celui qu’on a acheté, à 500 $NT, est délicieux)
Tomates trempées dans le sirop
Une montagne de crevettes!

Des crabes, encore des crabes! À cette période de l’année, ils sont particulièrement bons…
Un homme comblé!
On peut manger en marchant, ou s’installer à l’une des tables des stands
En se baladant dans les allées du marché, un temple surgit,
au-delà des néons qui éclairent les stands.
Pendant que bébé dort, papa et maman dégustent du sashimi…
Pour en savoir plus sur les marchés de nuit et le rôle qu’ils jouent dans la société, j’ai déjà rédigé un reportage sur les marchés de nuit pour La Presse (cahier Actuel) en 2002. Il est ici.
À boire docteur! 5, juin, 2008
Après notre visite de l’une des succursales de la chaîne Modern Toilet (dont je reparlerai sous peu), nous sommes allés casser la croûte dans un autre restaurant thématique de Taipei: DS Music, qui - comme son nom ne l’indique pas! - nous accueille dans un «hôpital» où les «malades» sont soignés à l’alcool et aux bons petits plats. Car oui, la nourriture y est nettement supérieure qu’à l’hosto (du moins, le riz frit que nous avons commandé)!
Premier constat: l’endroit est très classe. Pas à la limite de la cheap porn comme je le craignais. Les serveuses sont vêtues de costumes d’infirmières et de médecins sans toutefois avoir l’air de sortir d’un film XXX. Côté déco, on a misé sur les clichés, mais sans trop en mettre. Les plus grandes tables rappellent les tables d’opération. On commande des perfusions de bière, de vodka ou de toute autre substance prescrite par notre impulsion du moment (à titre d’exemple, 1000 cc de bière coûte 330 $NT, soit environ 11 $CDN). Quelques boissons qu’on retrouve sur le menu: Panadol, Vitamin A,B,C, RU-486… Les différentes sections de l’endroit portent aussi des noms évocateurs. Les toilettes ont par exemple été rebaptisées «emergency room»…
Quelques photos pour vous donner une idée de l’atmosphère (à noter que nous y sommes allés un mardi soir vers 22h, alors l’endroit était quasi-désert).




Bébé superstar 5, juin, 2008
Elle en avait tellement marre (et le faisait savoir de plus en plus souvent les derniers jours en hochant la tête, en fuyant du regard ou carrément en frappant ceux qui tentaient de l’approcher). En plus de se faire toucher la tête, caresser les cheveux, ou même soulever par des bras inconnus (souvent par de vieilles dames édentées!), Maya a bien dû se prêter à une bonne dizaine de shootings improvisés comme celui de la photo, prise dans le quartier Hsimenting. Déjà, il nous arrive à nous, étrangers adultes, de nous faire demander de prendre la pose, alors imaginez une fillette de 19 mois mulâtre… Le top du cute exotique!
Belles du bétel 1, juin, 2008
Dans mon billet sur la préparation du bétel, j’ai glissé un mot sur celles qu’on surnomme les betel nut beauties (qui ont d’ailleurs inspiré un très beau film de Cheng-sheng Lin), ces filles (souvent très) légèrement vêtues qui vendent le bétel. Après 24h à Hsinchu, je peux confirmer qu’elles sont bel et bien toujours actives! Même si le gouvernement a tenté de «faire le ménage» il y a quelques années, on peut toujours voir ces vendeuses hyper-aguichantes poser dans leurs «cages» de verres un peu partout aux abords des routes.
Le hic, c’est qu’elles ne se laissent pas photographier facilement. Voici les deux seuls clichés que je suis arrivée à prendre de la fenêtre d’une voiture. Pas extra, mais ils vous donneront tout de même une idée de leurs looks.
Pour plus d’info, j’ai aussi rédigé un texte sur le phénomène pour La Presse il y a quelques années. Vous le trouverez ici.





















