Taxi-brousse

Pérégrinations immobiles

Touriste extrême 17, juin, 2008

Classé dans : Canada, Tour du Canada en 31 jours — Marie-Julie Gagnon @ 11:40

Voici ce que donne une surdose de drapeaux canadiens (il y en a PARTOUT)! Plus touriste que ça, tu portes une casquette avec des bois d’orignaux!

 

 

Toronto, nous voici! 17, juin, 2008

Classé dans : Canada, Tour du Canada en 31 jours — Marie-Julie Gagnon @ 1:35

 

Cette nuit, on dort ici dans un lit king hyper-confo. La suite bientôt…

 

L’aventure débutera dans deux jours! 14, juin, 2008

Classé dans : Amérique, Boulot, Canada, Tour du Canada en 31 jours — Marie-Julie Gagnon @ 9:25

 

L’idée de faire le tour du Canada en famille pour une série de reportages a germé il y a maintenant plus d’un an, alors que ma fille était âgée de quelques mois. C’est toutefois ma rencontre avec Sarah Bergeron-Ouellet et Roman Bédard, chez Canoë qui m’a donné l’élan pour monter ce projet un peu fou. Au départ, nous avons émis la possibilité de publier cinq reportages relatant les péripéties de ma «tribu» sur les routes du pays. Puis, de fil en aiguille, nous sommes passés à 15 (à mon grand bonheur!). Pendant 31 jours, vous pourrez donc suivre nos traces presque en direct.

 

Évidemment, un tel projet ne peut voir le jour sans commanditaires. Dès qu’Air Canada a manifesté son intérêt, tout s’est enchaîné. La Commission canadienne du tourisme s’est ajoutée, puis les bureaux de tourisme de chacune des provinces que nous visiterons nous ont offert leur soutien pour l’hébergement, les activités et la logistique. Je ne vous parle pas des heures passées à tenter de convaincre tout ce beau monde de prendre part à l’aventure, à faire la coordination entre tous les éléments et à m’assurer que chacun allait y trouver son compte! Ma persévérance a toutefois été récompensée puisque nous prendrons l’avion lundi soir pour la première escale de ce air trip: Toronto.

 

Nos vols sont réservés jusqu’au 4 juillet.  Nos premiers stops seront:

• 16 juin: Toronto

• 19 juin: Vancouver, pour reprendre un vol le même jour pour Whitehorse (où nous pourrons voir le soleil de minuit!)

• 24 juin: Vancouver (nous comptons aussi aller du côté de Tofino)

• 30 juin: Calgary (Banff, Jasper, Edmonton…)

• 4 juillet: Charlottetown (pour les 100 ans d’Anne… la maison aux pignons verts, personnage auquel je me suis profondément identifiée à l’adolescence)

 

Il me reste à booker les vols à l’intérieur des provinces maritimes (d’ailleurs, vos suggestions d’itinéraire/activités/tuyaux sont les bienvenues!) et à Terre-Neuve puisque j’ai toujours du mal à évaluer les distances (pour quelles portions du trajet devrions-nous prendre l’avion? Privilégier le train? Le bus? Le traversier???). Élément important à considérer: ni Jo, mon mari, ni moi ne possédons de permis de conduire (je sais, je sais, ça suffit, «l’adulescence»!). Cela a d’ailleurs déjà donné quelques maux de tête aux relationnistes des bureaux de tourisme, qui tentent de trouver les moyens les plus efficaces pour nos déplacements (c’est à ce moment que j’ai réalisé que les destinations touristiques ne sont pas toutes bien desservies par les réseaux d’autobus ou le train contrairement aux contrées que j’ai visitées auparavant)… En même temps, je ne peux pas croire qu’il soit impossible de voyager à travers le Canada en 2008 sans être OBLIGÉ d’utiliser une voiture! Bref, un défi supplémentaire pour la grande amoureuse des trains, bus et autres moyens de transport qui permettent de divaguer que je suis.

 

Quelques remerciements avant de retourner à mon marathon pré-départ (encore cinq textes à pondre, des tas de courses à faire, des vêtements à laver, sac à dos à boucler… AAAAAAAH!): Carl Charest, qui m’a mise en contact avec Romain Bédard chez Canoë, Sarah Bergeron-Ouellet, une fille super chouette (originaire du même patelin que moi, mais que j’ai rencontrée pour la première fois dans le cadre de cette entrevue) qui a tout de suite embarqué dans mon trip, Romain Bédard, bien sûr, qui m’a appuyée même si j’avais probablement l’air du lapin Energizer sur l’acide quand je suis débarquée dans son bureau la première fois, avec mes idées délirantes et mes 100 mots/secondes, Manon Chabot, chez Air Canada, pour son efficacité, son support et son extrême patience (!), Carol Horne, de la Commission canadienne du tourisme, pour son enthousiasme et son appui, et tous les gens qui m’ont mise sur de bonnes pistes, tant pour la recherche de commandites que la recherche de sujets ou les contacts: Geneviève Décarie, chez Ulysse, qui m’a refilé les guides de voyage, Marie l’urbaine, Julie Tardif, Isabelle Taillon, Paula Roy, Josiane Beaupré, Catherine Vidal, Caroline Gagnon (ma super-soeur!), Milou, Véro Beaupré, Julien Viel, Patrick Dion, Dominic Tremblay, Isabelle Marjorie Tremblay (pour le support moral et l’énergie!)… Et merci à tous pour vos encouragements! Soyez assurés que je vais tout faire pour que le résultat soit à la hauteur de vos attentes et de votre confiance.

 

Note: Pour les billets précédents sur le sujet, cliquez sur «Tour du Canada en 31 jours»

 

LePouceux.com 12, juin, 2008

Classé dans : Canada, Trouvailles — Marie-Julie Gagnon @ 8:41
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En faisant mes recherches pour ma série de reportages à travers le Canada (dont je vous reparlerai sous peu), je suis tombée sur un site vraiment sympa, LePouceux.com (il semblerait toutefois que je sois un peu «en retard dans les nouvelles» puisque plusieurs émissions de radio et de télévision, des journaux et des sites Web en ont déjà parlé). Comme son nom l’indique, il s’adresse aux voyageurs à petits budgets. On y trouve notamment les meilleurs endroits pour faire du stop, l’éthique du «pouceux», des offres de covoiturage, un forum de discussions, des infos sur les emplois de planteurs d’arbres ou de vendangeur et même des recettes faciles à concocter qui se préparent à peu près n’importe où!

 

Avis aux nombreux étudiants Québécois qui s’apprêtent à mettre le cap vers l’Ouest pour l’été, ce site est à mettre dans vos favoris! Et sachez que je vous envie (musique mélo-dramatique, regard dans le vague et voix chevrotante): j’ai dû regarder partir mes deux copines pour la grande traversée du pays en voiture l’été de mes 17 ans, devant le refus catégorique de mes parents de me laisser les accompagner… Snif! Snif! 

 

Tokyo à l’étroit: un documentaire à voir absolument! 12, juin, 2008

Classé dans : Asie, Trouvailles — Marie-Julie Gagnon @ 7:26
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Ma copine Catherine Vidal a réalisé un très beau film, Few and close between (en français Tokyo à l’étroit: exils en la demeure) sur les gaijin houses, ces maisons où vivent des étrangers au Japon. Il sera diffusé pour la première fois en français à la télé (en version écourtée) dans le cadre de l’émission Les Grands Reportages, à RDI, le jeudi 19 juin à 20h. Le documentaire met en scène des «personnages» aux vécus fort différents, dont une Québécoise installée là-bas.

 

Ayant vécu elle-même dans ce type de logement en compagnie de son copain (et de quelques coquerelles, comme elle s’amuse à le rappeler dans son communiqué de presse), la réalisatrice a choisi de laisser les protagonistes raconter leurs expériences (et leurs péripéties parfois rocambolesques), s’effaçant derrière leurs propos. N’ayant obtenu aucun financement, elle a économisé chaque sou à son retour à Montréal pour repartir tourner le film qui lui était resté en tête. Elle a tout fait (recherche, caméra, entrevues…) avec la complicité du monteur Thomas Hallé et du musicien Alex Fouquet, en plus d’enseigner l’anglais sur place pour arriver à joindre les deux bouts. Le résultat est franchement réussi (et je le dis en toute objectivité!), en grande partie grâce au casting (on craque inévitablement pour Chris, un Canadien à l’humour disons… particulier). Et que dire de Tokyo, qu’on ne se lasse pas de regarder sous tous les angles!

 

Je vous laisse avec la bande annonce pour vous mettre en appétit.

 

 

Avis aux journalistes intéressés à faire des entrevues avec Catherine, son courriel est catvidal@hotmail.com (non, elle n’est pas sur Facebook)!

 

Nouilles et dumplings 12, juin, 2008

Classé dans : Asie, Sur la route, Taïwan 2008, gourmandise — Marie-Julie Gagnon @ 6:51

 

C’est Christopher Downs qui m’a mise sur la piste. Je n’ai pas été déçue, malgré les nombreux superlatifs utilisés par tout un chacun (The New York Times l’a classé parmi les 10 meilleurs restaurants gourmets de la planète!):  DinTaiFung, rue Xinyi, à Taipei, a ravi mes papilles à chaque bouchée. Petit Trésor a poussé de grands «Huuuum!» en dégustant les dumplings au porc et aux crevettes. Pour ma part, je ne croyais pas qu’une soupe aux nouilles et boeuf pouvaient être aussi savoureuse.

 

Rien de guindé: une atmosphère très «bonne franquette». C’est d’ailleurs l’un des aspects qui plaît. On a l’impression d’entrer dans n’importe quelle nouillerie du coin (mis à part les toilettes: j’y ai vécu ma première expérience de toilettes chauffantes japonaises! Houuuuu! lol). La surprise n’en est que plus grande lorsqu’on découvre les plats.

 

Pour la petite histoire, le premier restaurant a ouvert ses portes à Taïwan (celui où nous sommes allés) en 1958. C’était au départ un petit commerce où l’on vendait de l’huile (l’enseigne originale - en chinois - est d’ailleurs toujours là). En plus des établissements qui ont maintenant pignon sur rue à Taïwan, on trouve des succursales de DinTaiFung en Chine, à Singapour, au Japon, en Corée, en Indonésie, en Malaisie, en Australie et aux États-Unis. Pas mal pour une petite gargote hein?

 

 

Lady Oscar chez Watsons 10, juin, 2008

Classé dans : Asie, Insolite, Taïwan 2008, Trouvailles — Marie-Julie Gagnon @ 10:48

Vous rappelez-vous de ce personnage? Même si cette série réalisée dans les années 1980 se déroule en France, j’avais oublié qu’elle était made in Japan. Quelle ne fut pas ma surprise de tomber sur du mascara à l’effigie de l’héroïne en entrant dans une succursale de Watsons (genre de Jean Coutu), à Taipei, alors que je cherchais désespérément des niao pou (couches) pour ma chérie la semaine dernière…

 

 

 

Allez, tous ensemble:

Lady, Lady Oscar

Elle est habillée comme un garçon

Lady, Lady Osar

On parle d’elle dans toutes les chansons…

 

 

Coma, coma 10, juin, 2008

Classé dans : Asie, Fragments, Sur la route, Taïwan 2008 — Marie-Julie Gagnon @ 5:00

Vous savez dans les films, quand le héros se réveille après des années de coma? C’est exactement comme ça que je me suis sentie en retournant à Keelung, six ans après l’avoir quittée. 

 

Nous avons pris «le bus de l’hôpital», qui relie deux établissements hospitaliers de Taipei et de Keelung et nous amène à deux pas de notre ancien appartement (où je suis venue vivre avec Jo au courant de l’été 2002). C’est en apercevant le train station, où je suis passée si souvent, que les larmes se sont mises à rouler sur mes joues. J’étais intarissable. J’ai tout revu: mon arrivée dans cette petite ville, ma rencontre avec ceux qui sont devenus mes étudiants, mes grandes joies comme mes grandes peines.

 

Puis, nous sommes descendus. Devant l’hôpital où j’ai passé une semaine à l’été 2002 en pensant y laisser mon oeil gauche. C’est à ce moment que la pluie, qui tombait depuis le matin, a miraculeusement cessé.

 

Nous avons marché jusqu’à «notre» immeuble, en silence (Bébé s’est endormie sitôt arrivés à Keelung et a ouvert les yeux alors que nous repartions). La ruelle avait été transformée, mais le bâtiment où se trouvait notre appartement était intact. La porte de l’immeuble était entrouverte…

 

- On y va? ai-je suggéré.

- Non…

- Non?

- Non.

 

Nous sommes restés sur le pas quelques secondes puis nous sommes dirigés vers le stand de taxi. Le marchand qui donnait toujours des fruits à Joseph n’était plus là. Michael, le chauffeur de taxi qui nous lançait toujours un retentissant «commatallezvous» non plus. 

 

La voiture jaune nous a déposée devant le train station

 

- Oups. Pas d’ascenseurs ici…

Dans les montagnes, les escaliers qui montent et descendent sont légion. Heureusement, Chéri a de bons bras! Bébé ne s’est aperçu de rien, mais elle a permis à son père de développer ces muscles ce jour-là.

 

***

 

Dès l’entrée du premier tunnel que nous devons emprunter pour nous rendre à Sacred Heart School, j’ai compris que bien des choses avaient changées. Un écriteau mentionnant le nom de l’école en chinois ET en anglais indiquait la direction à suivre pour s’y rendre. Rien à voir avec l’époque où je suis débarquée.

 

Le trajet m’a paru irréel. J’étais coincée entre deux vies, dans une espèce «d’entre-temps» qui m’échappait complètement. «C’est weird», ne cessais-je de répéter.

 

***

 

17h10. La classe est terminée pour la plupart des étudiants. Quand nous nous mettons à croiser nos premiers jeunes arborant les uniformes de Sacred Heart, je me mets malgré moi à chercher les visages de ceux qui ont partagé mon quotidien pendant ma courte vie de prof. J’ai beau savoir qu’ils ont gradué, depuis le temps, c’est plus fort que moi.

- C’est Lily! Je suis sûre que c’est Lily!

- C’est impossible!

- …

Exactement comme si je venais de me réveiller, six ans plus tard…. Le monde a changé et je ne m’en suis pas aperçu. Le regard des ados qui croise notre route glisse sur moi sans s’arrêter. Rien à voir avec l’hystérie que provoquait ma présence à mon arrivée, alors que j’étais la première étrangère à vivre dans le coin.

 

Une fois devant les grandes portes de l’école, le gardien refuse de me laisser passer. Il disparaît un instant puis revient avec deux feuilles remplie de photos. Que des têtes d’Occidentaux. Je comprends qu’il cherche à m’identifier, mais ne me reconnaît sur aucun des clichés qu’il a en mains. Après quelques minutes de négociation par signes, il me laisse pénétrer dans l’école. «Mon» école.

 

 

 

Dans le couloir qui mène à mon ancien local, loin de l’agitation, je sens ma gorge se nouer à nouveau. Ces portes de bois. Ces lavabos. Ces pupitres. Ce silence. Mes pas me guident alors que ma tête s’obstine à rester là, immobile, coincée dans une époque qui n’existe plus… 

 

***

 

Le bureau d’Angela, ma boss et co-teacher, a été complètement réaménagé. Je la cherche du regard. Porte-t-elle toujours ses cheveux à la Betty Boop? Les a-t-elle laissé allonger? A-t-elle pris du poids? Une jeune prof taïwanaise me tire de ma rêverie.

- May I help you?

Je lui explique que j’ai enseigné ici en 2001-2002 et que j’aimerais voir Angela. Elle me dit que son bureau est maintenant dans l’autre bâtiment. L’appelle. Elle a déjà quitté.

- What do you whant me to tell her?

- Just say hi. 

 

J’ai tourné les talons alors que ma voix se brisait. Impossible de retenir quoi que ce soit. J’étais là, mais je ne réalisais toujours pas ce qui s’était passé entre ce jour d’avril 2002 où j’ai fait mes adieux à mes étudiants et aujourd’hui. J’étais là, avec cette étrange impression de m’être trompée de film. J’avais bien joué dedans, mais on en était déjà au troisième, quatrième remake

 

En descendant, je suis passée prés de la petite chapelle de l’école. Combien de fois suis-je passée par là, après de longues heures à m’évader à Taipei quelques heures, seule. Bien. Torturée, parfois. Combien de fois suis-je passée par là, la tête pleine de questions, à chercher un sens à ce que je vivais… Combien de fois à ne pas comprendre. À chérir ma solitude puis à la maudire l’instant d’après.

 

En retournant sur mes pas, j’ai trouvé Chéri et Bébé en compagnie d’une professeur de l’école primaire. Paula était la co-teacher d’Eoin. 

 

- I remember you! You came during the Summer. You were living there, dit-elle en pointant le petit appartement adjaçant à l’école qu’on m’avait attribué avant que la construction du dortoir de profs soit terminée.

Elle me raconte que les choses ont bien changé depuis. Plus d’une vingtaine de professeurs étrangers enseignent maintenant à l’école. Son manque d’enthousiasme m’en dit long.

- Do you think I can go up there? demandai-je en montrant la direction dudit dortoir.

- I think it’s better not to go. It has changed a lot. It’s so messy!

- But I would really, really like to go…

Elle a finalement cédé. J’avais besoin de sa carte pour pouvoir prendre l’ascenseur, alors elle m’a accompagnée. 

 

***

 

Weird. Tellement weird! Devant le dortoir, des fauteuils. Puis, la vue. Quelle vue! Moi qui avait tant scruté cet horizon, j’avais oublié à quel point c’était beau. Les montagnes. La verdure. Les bâtiments.

 

La porte était ouverte. N’importe qui aurait pu entrer. Ce n’importe qui fut moi. Encore une fois les yeux brouillés de larmes…

 

Ma chambre était à gauche, près de la porte. Les meubles du salon avaient été déplacés. Un répondeur téléphonique affichait des messages en attente sur une petite table, dans le couloir qui mène à la salle de bain. Sur les portes des douches, le nom des profs étaient inscrits.

 

Je n’ai croisé personne.

 

J’ai voulu filmer pour Éloïse et Amélie (mes colocs québécoises à l’époque). Évidemment, c’est à ce moment que ma batterie a lâchée. J’ai donc pris quelques photos, et capté la courte vidéo qui suit (avant que a batterie s’éteigne).

 

 

    

 

Quelques photos. Quelques flahsbacks. C’était ma vie. Mais elle ne m’appartient plus.

 

 

Profession: gardien de maisons 7, juin, 2008

Classé dans : Boulot — Marie-Julie Gagnon @ 8:21

À lire en page 8 du cahier «Voyages» de La Presse d’aujourd’hui, mon reportage sur le house sitting. L’article n’est pas en ligne pour le moment.

 

Mise à jour 13 juin: mon texte vient d’être publié sur Cyberpresse.

 

J’y suis allée! 7, juin, 2008

Après en avoir parlé ici, il m’était impossible d’aller à Taïwan sans me rendre dans cet établissement intriguant pour certains, repoussant pour d’autres. Les restaurants thématiques semblent avoir la cote à l’Ilha Formosa. L’idée de déguster des plats (asiatiques ou occidentaux) assis sur des cuvettes semble avoir séduit nombre de consommateurs puisque la chaîne compte maintenant 12 succursales à Taïwan, à Hong Kong et au Japon. Nous nous sommes rendus dans celle du quartier Hsimenting, où de jeunes adultes, des ados et quelques familles s’amusaient à se prendre en photos avec leurs plats servis dans des récipients en forme d’urinoirs ou de toilettes.

 

Maintenant, la question qui tue: alors Marie-Ju, ça goûte la m**** ou pas? Honnêtement, les mets que nous avons commandés n’ont pas été à la hauteur de nos attentes. Surtout que nous avons dû patienter pendant 45 minutes avant d’avoir une table… Chéri a opté pour un poulet au curry et Bébé et moi nous sommes contentées de frites et d’oignons français (une erreur de la part du serveur, j’avais plutôt demandé des calmars frits) puisque nous venions de manger des dumpings en nous baladant dans le quartier. Présentée dans un urinoir rempli de glace concassée et décorée de bonbons et de biscuits, notre crème glacée était beaucoup plus agréable à regarder qu’à manger (en fait, elle goûtait l’eau plus que la crème).

 

Bref, un concept qui surprend, mais je ne crois pas que la clientèle soit très fidèle compte tenu de la piètre qualité de la bouffe. Il y a tant de bons restaurants à Taïwan…

 

Une petite vidéo maison tournée avec mon n95 pour vous donner une idée de l’atmosphère (je me promets de faire un petit montage dès que mon logiciel cessera sa «grève» puisque j’ai filmé pas mal de trucs).