Le fait que Nicole Kidman tienne le rôle-titre d’un film suffit généralement à m’en tenir éloignée. Rien à faire: je ne peux m’enlever de la tête la moue ridicule qu’elle affichait dans Batman Forever. Et puis, j’ai toujours trouvé qu’elle ressemblait à une fragile petite souris… Il y a des images tenaces. Je préfère nettement le casting d’une Charlotte Gainsbourg, d’une Juliette Binoche, d’une Drew Barrymore, d’une Maggie Gillenhaal ou d’une Angelina Jolie, mettons. Cela dit, j’ai tout de même A-DO-RÉ Moulin Rouge. Comme l’ex-Mme Cruise refait de nouveau équipe avec Baz Luhrmann et que je rêve de voir le pays de Skippy depuis mon enfance, j’irai sans doute voir ce Gone with the wind australien dont tout le monde parle.
Profitant de la folie entourant la sortie du film, plusieurs magazines et quotidiens publient des dossiers sur cette destination qui compte sur la popularité du film pour voir son industrie touristique prendre un nouvel élan. The Globe and Mail présente par exemple les grandes villes du pays en les comparant à des villes canadiennes et par manières de les visiter («If it was Canadian, it would be…», «Do it like a tourist», «Do it like a local»…).
En 2006, Maude Carrier (que j’ai eu l’occasion de côtoyer sur le plateau d’Évasion quotidienne, à Canal Évasion) et Philippe Prud’homme, tous deux diplômés en Communication de l’Université Concordia à Montréal, sont partis explorer la Thaïlande, l’Australie et la Nouvelle-Zélande sac au dos. Caméra au poing, ils ont recueilli les témoignages d’autres backpackers et immortalisé leurs coups de coeur et leurs états d’âme sur mini DV. Résultat : le documentaire bilingue Ticket to adventure / Un billet pour l’aventure, coréalisé par le tandem.
Si le film ne révolutionne rien (chaque voyage sac au dos est à la fois unique et tellement semblable à ceux des autres !), il parvient à nous donner des fourmis dans les jambes. En le visionnant, je me suis sentie projetée dans l’écran, me surprenant à répondre aux interviewés (c’est grave docteur ?)…
L’objectif n’est clairement pas de dresser le portrait psychologique des voyageurs ni de creuser dans leur psyché, mais bien de transmettre cette passion du backpacking, qui offre une toute autre expérience que les forfaits tout-inclus. La narration n’est pas parfaite (les cinéastes auraient gagné à utiliser davantage de commentaires sur le terrain – tant les leurs que ceux des gens qui ont croisé leur route – et moins de voice over), mais les images compensent. Le rythme est bon, les protagonistes, attachants, et leur bonheur, contagieux.
Cette phrase lancée par Maude donne le ton : « Traveling is being free. It is taking time for yourself and learning about all your strengths and faults. It is pushing your limits to a point you would have never thought possible. »
On peut commander le DVD (10 $) par le biais de leur site.
Imaginez une salle de cinéma de 40 places sur huit rangées. Des sièges qu’on peut bouger à notre guise pour plus de confort et une vue imprenable sur Johnny Depp, à l’écran. La possibilité de vous blottir contre Chéri(e) pendant la projection et de partager vin, champagne, cocktail(s?), calmars et/ou le classique pop-corn apportés par un serveur.
Je rêve ? Mais non ! En Australie, pour 33 $AUS (environ 31 $CDN) on peut s’offrir ce genre de soirée grâce au service Gold Class de Greater Union (évidemment, les commandes sont en extra). Je ne sais pas pour vous mais moi, je paierais bien pour ça une fois de temps en temps !