Victoria Beckham en princesse indienne

C’est peut-être parce que j’ai une semaine dingue que j’ai autant besoin de légèreté. Oui, je parle encore des pipeuuuules! Je ne pouvais pas passer à côté de ce coup-là: ma Spice Girl préférée (oups! Viens-je d’avouer un terrible secret? Oui, j’adore les Spice Girls, mais ne le dites pas trop fort s.v.p.!) vient de poser pour Vogue India dans le cadre d’un spécial sur les robes de mariées, rapporte le magazine People.

Je ne sais toujours pas ce que j’aime tant chez cette fille (son Botox? Son côté fashion victim si assumé? Sa fierté malgré les multiples échecs professionnels? Le corps de son mari?), mais force est d’admettre qu’elle parvient encore une fois à me charmer, moi qui suis une fan de Bollywood et de son univers extravagant. Et puis, je l’ai souvent dit: il est É-VI-DENT que j’étais une princesse indienne dans une autre vie. (Pas étonnant que je me sois tout de suite sentie chez moi en visitant les palais du Rajastan…) lol

«I thought she was a hoot! a déclaré le directeur des reportages mode chez Vogue, Bandana Tewari (à propos de "Vicky", pas de moi!). Victoria had this unexpectedly dry sense of humor that all Brits seem to develop in response to their soggy weather!» V’voyez?

La grande question maintenant: me faudra-t-il aller en Inde pour m’en procurer un exemplaire?

Bollywood pour emporter

En cherchant une info dans mes vieux dossiers «boulot» tout à l’heure, je suis tombée sur un plan de chronique rédigé pour l’émission Évasion quotidienne, présentée à Canal Évasion en 2004-2005.  Sujet de ladite chronique: Bollywood (enregistrée avant que je m’y rende). Eh non! Ma fixation ne date pas d’hier! Un extrait (évidemment, c’est écrit de manière «parlée» puisque c’était pour la télé):

 

En Inde, le cinéma est la grande passion nationale avec le cricket. Ça dépasse le simple divertissement. Un véritable culte est voué aux stars, mais personne n’a envie de voir sa fille devenir actrice puisque c’est encore mal vu. Seulement 5 % des films qui sortent en Inde ne sont pas indiens. Jugeant le cinéma occidental trop grossier, les Indiens ont développé leur propre langage cinématographique. À l’inverse, on a très longtemps considéré que le cinéma bollywoodien était non exportable. Il faut dire que les films durent en moyenne trois heures!

 

Pourtant, dans certains coins du monde, le cinéma bollywoodien connaît une popularité hal-lu-ci-nan-te. J’ai eu l’occasion de m’y initier alors que je faisais un stage au Burkina Faso en 1999. C’était l’hystérie totale dans la salle. En Afrique de l’Ouest, on RAFFOLE du cinéma indien! J’avais été aussi fascinée par ce qui se passait autour de moi que par ce que je voyais à l’écran. Je ne me souviens malheureusement pas du titre du film que j’avais vu à l’époque, mais pour résumer, ça se déroulait dans une école secondaire, les acteurs avaient tous l’air d’avoir plus de 30 ans et ils se mettaient à chanter et danser à tout moment, sans raison. Du « Greese extrême » quoi !

 

On parle de nombreuses langues en Inde, mais les films sont tous tournés en Hindi et sont rarement sous-titrés (ils le sont quand on les exporte: le film que j’ai vu à Ouagadougou était sous-titré, comme ceux que j’ai vus à Montréal par la suite). Ce qui veut dire que la majorité des Indiens qui se rendent au cinéma sont comme vous et moi: ils ne comprennent pas ce qui se dit à l’écran. C’est pour cette raison que les acteurs sur-jouent autant. Ils sont très, très, très expressifs. Les personnages sont toujours hyper-typés, pour que les spectateurs saisissent bien. (…)  Si, à Hollywood, on mise sur les effets spéciaux, à Bollywood, on mise résolument sur l’émotion. Mentionnons aussi que le cinéma indien présente généralement des gens des castes les plus hautes, donc des gens aisés, mais qu’il s’adresse « au peuple ».

 

Bien sûr, tout cela tend à changer. Je me rappelle que déjà, lors de mon voyage en Inde en 2005, on me disait que de plus en plus de films américains étaient présentés sur les écrans…

 

Je vous laisse avec la bande-annonce de mon film préféré, Kabhi Khushi Kabhie Gham («La famille indienne»). Celui qui tient le rôle principal est considéré comme le «Tom Cruise indien». Celui qui joue son père est l’un des acteurs qu’on a vu dans le plus grand nombre de films bollywoodiens. Et le bellâtre au chandail orange qui apparaît vers la fin (qui est en fait dans le film le frère obèse du héros qui se transforme en pétard quelques années plus tard! lol) est considéré comme un sex-symbols au pays d’Aishwarya Rai… Ne vous étonnez pas: on entend bel et bien quelques répliques en anglais ici et là. Sooo trendy!

 

 

Comme on trouve de tout sur Youtube, un petit malin s’est amusé à découper le film entier… Les dix premières minutes sont ici. (Ça vaut le coup juste pour la musique… Ah! Ces rythmes! Probablement les seuls qui arrivent à me faire bondir de ma chaise à tout coup!) Allez jeter un coup d’oeil à cette chorégraphie qui met en vedette le père, et à celle-ci, qui nous emmène en Égypte (top-kitsch – combien de robes différentes porte Kajol à votre avis?!)! Pour les cheveux dans le vent et un pseudo-rap, par ici, et pour les couleurs magnifiques des saris, par là!

 

Ça me fait réaliser que je ne suis vraiment plus à jour… Vite, un autre festival (et du temps pour y aller!)!

Ma face sur une affiche bollywoodienne?

Ça fait un bon moment que je n’ai pas vu de film indien. Je suis carrément passé à côté du Festival de films de Bollywood, qui s’est terminé hier au Cinéma du Parc. Dommage, car c’est sur grand écran, entouré d’autres mordus, que j’aime le plus voir ces films complètement déjantés.

 

En furetant du côté de Daily Traveler, je suis tombée sur le cadeau idéal à m’offrir: une affiche de film personnalisée peinte à la main! Détails, tels que présentés sur le site de Limona Studio, vouée à la «cause»: «En Inde, au coeur de Bombay, les artistes de Bollywood perpétuent la tradition de l’affiche de cinéma peinte à la main. Mais aujourd’hui ce patrimoine artistique est menacé par la généralisation de l’impression numérique. Consciente de la disparition prochaine de cet art, l’association Limona Studio se mobilise pour la reconnaissance de ces derniers peintres d’affiches. Elle propose d’utiliser leur savoir faire pour créer des posters de cinéma personnalisées "style Bollywood". Réalisées par les meilleurs peintres d’affiches à partir de photos, ces oeuvres uniques, kitch et colorées sont composées sur toile dans un format allant de 0,70x1m à 6x9m.» Prix: à partir de 500 euros.

 

 

Pour les Européens qui passent par ici, notez qu’une exposition d’affiches réalisées par des peintres de Mumbai sera présentée à Lille du 9 au 20 octobre dans le cadre du festival «Bombaysers de Lille».