Taxi-brousse

Articles étiquettés ‘choc des cultures’

Pour en finir avec la drague

7 septembre 2009 · 49 commentaires

Le livre de Jean-Sébastien Marsan et Emmanuel Gril semble avoir remis la drague au goût du jour depuis quelques semaines. Cécile, entre autres, en a abondamment parlé pendant l’été. Je me permets donc une «montée de lait» car je n’en peux plus d’entendre et de lire les tirades des hommes québécois qui tentent de justifier leurs comportements (ou plutôt, leur «non-comportements»!). Comme si, soudainement, ils retrouvaient l’usage de la parole!

D’abord, mettons les points sur les «i». Au Québec, nous sommes nuls en matière de drague, hommes comme femmes. Nous ne maîtrisons pas l’art de la conversation. Cela ne fait pas partie de notre culture. C’est dommage. «On ne sait pas converser au Québec, a martelé la consultante en étiquette professionnelle et sociale Louise Masson quand je l’ai interviewée à ce sujet il y a quelques mois. Le meilleur moyen d’aborder un homme ou une femme est le charme et non les charmes. Je trouve que les Québécois ont beaucoup à apprendre dans ce domaine.»

Au risque de passer pour vieux jeu, je suis tout à fait d’accord. Pour moi, la drague n’est pas synonyme de baratinage (parfois si, mais ça reste mieux que l’absence d’intérêt), mais de charme. La bonne vieille séduction, quoi! Mais pour en arriver à séduire, il faut pouvoir aborder les autres de manière naturelle et non avec des phrases toutes faites. Je me suis déjà fait abordée par un gars dans un bar à propos du déneigement de la ville de Montréal… Pas très gagnant.

Certains vont encore parler des femmes castrantes que nous sommes, de l’héritage des féministes, etc. Soit. Mais peut-on faire la part des choses en 2009? Le débat va, à mon avis, beaucoup plus loin.

Je me souviens qu’enfant, mes parents tentaient de m’inculquer l’importance de la modestie (dans mon cas, ils ont lamentablement échoué… lol). J’étais ultra-timide. Avec le recul, je pense que mes inaptitudes sociales étaient presque valorisées. La timidité plutôt que l’ouverture aux autres. De toute façon, on ne parle pas aux étrangers! Et je ne pense pas être un cas isolé.

J’ai dû apprendre à me «vendre» sur le marché du travail, mais j’ai eu toujours beaucoup de mal à le faire quand un mec semblait posséder le potentiel d’un amoureux. Par contre,  la drague, quand elle n’est qu’un jeu, quel plaisir!  Mais comme c’est un jeu qui se joue à deux, disons que ce n’est pas au Québec qu’il m’a procuré ses meilleurs moments. Et puis, on ne sait jamais où un simple jeu peut mener… Il faudrait prendre la drague comme tel plutôt que d’en faire tout un plat.

Ainsi donc, la bonne vieille drague serait dépassée? Pour moi qui suis accro à Internet, il ne m’est jamais venu à l’idée – même à l’époque où je souhaitais ardemment rencontrer quelqu’un – de chercher l’âme soeur dans une agence de rencontres en ligne. Pas que je sois contre. J’ai des tas d’amis qui l’ont fait et qui en sont très heureux. Mais s’il y a un domaine où «la chair et les os» sont importants à mon avis, c’est bien dans la séduction! Je ne parle pas de beauté, je parle d’impressions. Ce n’est pas concret. On sent ou on ne sent pas, c’est tout. Certaines choses ne traversent pas l’écran. Après une première rencontre, c’est un plus si l’on peut séduire avec l’écrit (de préférence, sans fautes d’orthographe!). Mais je n’ai pu imaginer qu’une relation potentielle pouvait reposer là-dessus.

J’ai fini par «démissionner» des Québécois. En rencontrant des hommes d’autres origines, j’ai découvert la galanterie, le bonheur de se sentir belle, désirable, unique (même si c’est parfois une illusion!) et surtout, de discuter. Échanger. C’est tout banal. Alors pourquoi se fait-il que l’exercice soit si ardu ici? Comme si l’effort d’entamer la conversation était trop difficile à faire. Il est vrai que l’attitude de certaines femmes donnerait envie même à Casanova de se taire. On a tous du chemin à faire.

J’ai, à ma grande surprise, épousé un Sénégalais (y a-t-il pires baratineurs? lol). Ç’aurait pu être un Espagnol, un Italien, un Français ou même un Chinois (je vous jure, même si les Taïwanais étaient de bien piètres dragueurs – ils demandent l’autorisation de vous adresser la parole aux hommes qui vous accompagnent! – je crois qu’ils n’étaient pas pires que les Québécois).  Un Québécois? Je ne crois pas, pour toute sortes de raisons (la principale étant l’espèce d’attitude désabusée et défaitiste – résignée? – de plusieurs de mes compatriotes mâles).

Au quotidien (depuis plus de sept ans!), les différences culturelles ressortent parfois. Mais le plus clair du temps, je me porte très bien, merci. Et personne ne referme la porte sur moi.

P.S.: Non, je n’ai pas encore lu Les Québécois ne veulent plus draguer, mais je me promets de le faire. Quoique je commence à en avoir marre du sujet…

P.P.S.: J’ai attrapé une partie de la discussion à Christiane Charette ce matin. Au moment de rédiger ces lignes, le débat n’était pas encore sur le site, mais ça ne saurait tarder.

P.P.P.S.: Hommes québécois, je crois qu’une partie de moi vous en veut. Si j’avais su avant que ce n’était pas que «ma faute» si je me faisais peu draguer et devais faire les premiers pas, je serais allée voir ailleurs bien avant!

MÀJ 19h55: Le débat de Christiane Charette est en ligne. Je viens d’aller lire les commentaires sur le site et certains m’étonnent, comme cette femme qui vit en Colombie-britannique depuis 22 ans. Je pense m’être fait aborder – parfois maladroitement, mais quand même – plus souvent dans les bars de Vancouver que dans ceux de Montréal!

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Du camping urbain au «glamping»

12 août 2009 · 5 commentaires

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Du camping à Central Park?


Alors que, d’un côté, le camping urbain s’affirme comme le compromis parfait pour les citadins ne possédant pas de voiture, le camping de luxe gagne en popularité aux quatre coins du monde. Prendre le métro avec sa tente sous le bras? Lire un bouquin avachi sur un canapé dans un abri en toile? Pas de doute, le camping n’est plus ce qu’il était!

Évoquez la possibilité de dormir dans Central Park et je pense immédiatement à Robin Williams et à Jeff Bridges dans le plus simple appareil dans The Fisher King. Aussitôt, l’idée de planter une tente dans ce parc mythique – même habillée – m’apparaît à la fois saugrenue, légèrement effrayante et… drôlement sympathique! L’invitation qu’a lancé «pour de vrai» le New York City’s Parks and Recreation Department aux New-Yorkais s’inscrit dans le cadre du programme «Urban Park Rangers», dont le but est de faire le pont entre les habitants de la ville et la nature. D’ici septembre, quelques centaines de citadins auront ainsi roupillé sous la tente gratuitement le samedi soir dans certains parcs de la Grosse Pomme.

Plusieurs activités sont proposées: canoë et kayak au Pelham Bay Park, observation d’oiseaux au Prospect Park Wollman Rink, camping en famille à Central Park ou au Willowbrook Park… Pour que tous aient une chance égale, une loterie a été mise en place. Pendant 24 heures à des dates définies, les gens souhaitant vivre l’expérience du camping en ville peuvent s’inscrire en ligne. Cinq arrondissements participent à l’aventure: Bronx, Brooklyn, Manhattan, Queens et Staten Island.

Si New York se limite aux week-ends, Berlin offre son Tentstation aux adeptes tous les jours depuis avril dernier (jusqu’en octobre). À cinq minutes à pied de la gare centrale «Hauptbahnhof», cette oasis de verdure au centre de la métropole allemande se trouve sur le site d’une ancienne piscine en plein air. Il est même possible de louer la cabane du maître-nageur!

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Le luxe au rendez-vous: la suite sur Canoë!

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La retraite en VR

6 août 2009 · Laisser un commentaire

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Photo: Serge Loriaux

Impossible de ne pas avoir croisé l’un de ces mastodontes roulants sur les routes du Québec pendant la belle saison. Selon Liberté en VR, plus d’un million de VR circulent actuellement au Canada. Plusieurs sont équipés de la télévision satellite, d’Internet et de toutes les commodités d’une maison bien ancrée au sol. Sauf que leur home, sweet home les suit bien souvent toute l’année, qu’ils fassent escale sur la Côte-Nord, au Yukon ou au Mexique.

On les croise sur Internet, aussi. Plusieurs regroupements d’amateurs de VR ont leur «quartier général» en ligne. Des retraités branchés qui ont choisi ce mode de vie nomade tiennent même des blogues. C’est le cas de Claude et Sylvie et de Francine et Yvon, notamment.

Des chiffres qui parlent

En 2008, 59% des membres de la Fédération québécoise de camping et de caravaning étaient âgés de plus de 50 ans. De 1999 à 2006, la demande de camping a surpassé l’offre, indique Michèle Laliberté du Réseau de veille en tourisme: «Ce sont les campeurs de passage avec véhicule récréatif (VR) qui ont enregistré la plus importante croissance, soit 52%, tandis que les campeurs saisonniers affichaient une augmentation de 13%.»

Serge Loriaux, directeur général du site www.VRcamping.com, qui compte 40 000 membres, et de Caravanes Soleil… pour le Mexique, constate lui aussi l’engouement croissant pour les VR et autres motorisés. «Depuis quelques années, il y a une explosion, a-t-il lancé d’entrée de jeu lors d’une entrevue téléphonique réalisée alors qu’il se trouvait dans la région de Québec. Il y a un “switch” qui s’est fait. Des gens qui allaient auparavant en Floride vendent leur maison et s’achètent un VR ou un Fifth Wheel.»
PHOTO-Danielle et Serge

Danielle et Serge, deux retraités heureux en VR!

M. Loriaux et son épouse ont troqué la sédentarité pour la vie nomade en 2001. «Avant, j’étais un gars de bateau, confie ce mordu d’Internet. Trois ans après ma retraite, j’ai eu envie de passer à autre chose, de voyager d’une façon différente. Nous avons vendu notre maison à Laval. Nous avons commencé avec un motorisé usagé pendant deux ans, puis nous en avons acheté un deuxième et un troisième. Nous possédons aujourd’hui un véhicule de 41 pieds dans lequel nous vivons à l’année. Nous sommes complètement autonomes.»

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Sur les traces des pirates

30 juillet 2009 · Laisser un commentaire

20090729-155743-gDe tous les temps, les navires arborant le drapeau noir ont fasciné. Se lancer aux trousses des flibustiers qui ont marqué l’histoire peut s’avérer une excellente idée de voyage thématique.

Des vacanciers seraient-ils prêts à payer le gros prix pour aller «taquiner le pirate» en Somalie? Il y a quelques semaines, plusieurs médias ont mentionné l’existence d’une compagnie russe qui invitait les richards à l’esprit aventureux à débourser l’équivalent de 6 200$ par jour pour patrouiller les eaux de cette zone désormais célèbre à cause des pirates qui les infestent. La nouvelle, relayée par plusieurs médias et blogues, s’est avérée un canular. Toutefois, elle reflète bien l’engouement pour la piraterie.

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Taxis roses en Russie

28 juillet 2009 · Un commentaire

Il y a quelques semaines, dans le cadre de ma chronique Choc des cultures sur Canoë, j’ai choisi de parler des taxis des quatre coins du monde. Voilà que j’apprends par l’entremise du site Web du magazine Châtelaine que la Russie a aussi ses taxis roses, voitures réservées aux femmes. Il est possible de visionner une vidéo ici.

Image 4

P.S.: Clin d’oeil ici à Lise Giguère et Gina Desjardins qui m’ont toutes deux mises sur des pistes intéressantes lors de la rédac’ de mon texte sur le sujet en juin dernier!

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Taxiiii!

25 juin 2009 · 2 commentaires

20090623-122830-gS’il y a un moyen de transport pour lequel on dénote des différences d’un pays à un autre, c’est bien le taxi. Jaune, blanc, noir ou vert, il affiche les couleurs locales tant par son allure que par sa méthode de fonctionnement. Prêt pour un tour du monde sur des chapeaux de roues? 

Quiconque est monté à bord d’un taxi vert à Ouagadougou a des anecdotes à raconter sur l’état de la voiture. Non seulement les passagers s’entassent au point de mélanger leurs fluides corporels (je parle ici de sueur, bien sûr!), mais le confort n’est clairement pas l’élément prioritaire des utilisateurs. La sécurité non plus. Dans ces bazous bringuebalants, les ceintures de sécurité sont rarement fonctionnelles et les fenêtres, parfois inexistantes. Sans parler des bagages qui dépassent de partout! 

Leur fonctionnement est simple: les chauffeurs prennent des clients en route et se dirigent vers le lieu demandé par le premier passager. Les clients n’ont qu’à lever la main pour faire arrêter les bus, et ils choisissent de monter ou non à bord, selon la destination. Vous allez dans l’autre sens? Meilleure chance la prochaine fois… 

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Anecdotes de voyageurs en taxi

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