Taxi-brousse

Articles étiquettés ‘chocolat’

Le Salon du Bonheur

8 novembre 2008 · 4 commentaires

pointg1

Thierry Andrieu et Julien Reigner de la boutique Point G

C’est Eza Paventi qui me l’a fait découvrir dans le cadre de la webémission D’est en ouest. J’avais complètement craqué pour le personnage. Aujourd’hui, j’ose affirmer: j’ai trouvé mon équivalent gourmand! «À la fin de la journée, si je fais le décompte de ce que j’ai mangé, il y a 70 % de sucre», m’a confié Thierry Andrieu au Salon passion chocolat & cie ce matin. Youppiiiiiiii! Je ne suis pas la seule de mon espèce!

Avec sa mèche rose, le copropriétaire de la boutique Point G, qui a pignon sur l’avenue Mont-Royal, s’agençait parfaitement avec les macarons colorés qui ornaient le présentoir de ce royaume épicurien. Et quel présentoir! Il faut absolument goûter le chocolat aux noisettes à tartiner (un genre de Nutella haut de gamme), qui figure parmi mes coups de coeur de cette quatrième édition (la première à laquelle j’assistais), où je me suis rendue avec ma fille de deux ans.

cidreglace
Cidres de Val Caudalies

Notre matinée a débuté par une dégustation de cidre de glace de Val Caudalies (enfin, la mienne: Trésor a plutôt attaqué une sucette chocolatée en forme de chien en guise d’entrée). Quelques heures plus tard, nous rencontrons ma copine Gina, qui me glisse qu’elle vient de goûter à un délicieux cidre de glace, elle qui n’en est pas friande d’habitude. «Il n’était pas sucré comme ceux que j’ai bus auparavant», me dit-elle. Nous nous rendons rapidement compte que nous avons succombé au goût liquoreux de la même bouteille, Humeur d’Éole. Détails: cinq variétés de pommes – Cortland, MacIntosh, Empire, Liberty et Spartan – composent cette boisson «obtenue par cryoconcentration des moûts de pomme sous l’action naturelle du froid hivernal» (dixit le site Web de la cidrerie). Résultat: «On obtient un cidre légèrement moins sucré et à teneur plus faible en alcool que le cidre de glace.» Mes papilles sont encore en émoi!

defile2
Oui, la jupe et les jambières sont bien en chocolat!

10h30. Ma puce et moi nous dirigeons vers la scène pour le défilée de chapeaux et de robes faits de chocolat. «N’agresse pas les mannequins!», m’avait lancé Chéri avant que nous quittions la maison. (Ha. Ha. Ha. Très drôle.) Mon commentaire? É-pous-tou-flant! Malgré quelques problèmes techniques (disons que le chocolat n’est pas le matériau le plus résistant! lol), les créations présentées étaient étonnantes et oui, appétissantes. Les designers Anne de Sahlla, Yves Jean Lacasse, Helmer Joseph et Joëlle Giroux ont uni leurs forces à celles de quatre des chocolatiers les mieux cotés au Québec: Geneviève Grandbois, Christophe Morel, Marc Chiecchio et Ludovic Fresse. Ma création favorite? La première, d’inspiration péruvienne (celle qu’on peut apercevoir sur la photo ci-dessus), qui a été ajoutée au programme à la dernière minute (je n’ai malheureusement pas noté le nom du tandem qui l’a conçue because la gestion bébé/photos).

mayachoco

Une fillette comblée!

Nous mangeons ensuite tellement de sucreries et de chocolat que la sieste quotidienne de bébé passe rapidement au rayon des choses aussi probables qu’une réconciliation entre Madonna et Guy Richie. Précisons-le: le Salon passion chocolat & cie ne présente pas que le délice des dieux. Entre les calissons de la confiserie française Fruidoraix, les thés de la boutique Un amour des thés, les mariages audacieux de Trucs et truffes (chocolat et pâté au poivre, chocolat et fromage…) et les multiples producteurs de vins fruités (oui, ils sont de plus en plus nombreux à utiliser bleuets, fraises et autres fruits des champs), nous n’avons pas vu le temps passer. Malgré un nombre d’exposants somme toute assez restreint (une soixantaine), le Salon nous aura gardé captives pendant trois bonnes heures!

defilegina1

Gina et ses bottes «bonbons»

Après, il fallait rentrer et essayer de convaincre bébé de faire dodo… je dis bien «essayer». Malgré tout, j’irais bien le faire, ce tour du monde chocolaté

P.S.Gina: Merci de m’avoir «forcée» à goûter au «Nutella» du Point G! lol

 

Pratico-pratique: au Palais des congrès de Montréal (Hall 220A) le samedi 8 novembre de 10h à 20h et le dimanche 9 de 10h à 18h. Prix d’entrée: 14$ (adultes), 4$ (enfants de moins de 12 ans). Des passeports sont aussi disponibles.

Catégories : Gourmandise · Montréal
Tagué :

Tour du monde chocolaté

2 novembre 2008 · Laisser un commentaire

Paris, New York, Moscou, Tokyo, Kyoto, Nagoya, Sapporo de la fin octobre à la mi-février. Quelle belle manière de faire le tour de la planète!

Du chocolat qui se déguste, qui se porte, qui se fait oeuvre d’art… Quoi de mieux pour redonner un coup de pep alors que les arbres se dénudent?

AJOUT 3 nov.: À Montréal, le Salon Passion chocolat & cie débute le 7 novembre… Devinez où j’irai me réfugier?

Catégories : Gourmandise
Tagué :

Fantasme chocolaté

10 mai 2008 · 4 commentaires

Maintenant que vous connaissez mon péché mignon, c’est sans gêne aucune que je vous entraîne à la Pâtisserie Jean-Philippe de l’hôtel Bellagio, à Las Vegas, où se trouve la plus haute fontaine de chocolat au monde. Imaginez : 2 100 livres* de pur bonheur déversé sur une hauteur de 27 pieds** ! Le tout (enfin, la partie en verre !), designé par un Montréalais, l’artiste Michel Mailhot.

 

 

Quelqu’un peut lui suggérer d’utiliser du chocolat équitable ?

 

* Ne me faites pas chier avec la conversion kilos, je décrète officiellement que je ne suis pas obligée d’être toujours « journalistiquement correcte » dans MON blogue. ;-)

** Bis !

Catégories : Gourmandise · Trouvailles · Une image vaut mille mots · Vidéo
Tagué : , , ,

Chocolat amer

1 avril 2008 · Un commentaire

Ex-enfant esclave des plantations de cacao ivoiriennes

Mais comment vais-je arriver à consommer les tablettes fabriquées par les grandes multinationales du cacao après avoir écouté le récit d’un gars de 20 ans qui a passé quatre ans et demi de sa vie à travailler comme un forcené dans une plantation ivoirienne, tous les jours, sans répit, sans toucher le moindre Franc CFA ?

 

Comment oublier qu’il travaillait de 5 h du matin à la tombée du jour, qu’il transportait des charges trop lourdes pour ses frêles épaules, qu’il devait tenir le coup toute une journée avec une seule banane grillée dans le ventre, qu’il était fouetté avec des branches de cacaoyer, qu’il était drogué (on diluait des comprimés non-identifiés dans son eau), qu’il dormait enfermé à clé dans une chambre avec 18 autres ados, faisant ses besoins dans une minuscule boîte vide de poison ? Comment oublier qu’il est arrivé là parce qu’il a fugué à l’âge de 13 ans dans l’espoir de décrocher un travail qui lui permettrait de se procurer un vélo comme ceux de ses copains (vélo que lui a promis le trafiquant qui l’a intercepté mais dont il n’a bien sûr jamais vu la couleur, même après 4 ans et demi…) ?

 

J’ai rencontré six jeunes comme lui ce matin. Six garçons âgés entre 18 et 22 ans à qui l’on montrait les tombeaux des enfants qui ont tenté de prendre la fuite pour les retenir dans les plantations. Six garçons qui ont développé un racisme sans borne envers les Ivoiriens et qui portent encore les traces physiques et psychologiques de mois d’esclavage. Vendus 125 000 Francs CFA (environ 313 $ CDN !) aux propriétaires des plantations par des trafiquants qui ont détecté leur détresse à la frontière du pays, ils font partie des rares qui ont eu la chance de revenir au pays. 15 000 petits Maliens seraient toujours esclaves là-bas…

 

mali-femmes.jpg

J’ai aussi rencontré des gens extraordinaires qui travaillent pour ces enfants, qui arrivent dans toutes sortes de conditions quand ils parviennent à se sortir des griffes des propriétaires (dont les deux femmes de cette photo, qui travaillent au Centre Horon So).

 

La grande question pour moi reste la suivante : qu’arrive-t-il à ceux qui survivent plus de 4-5 ans dans ces conditions misérables ? Il est évident qu’après plusieurs années de ce train de vie, ils ne sont plus très forts.  L’hypothèse émise par le directeur adjoint d’Aide à l’Enfance : on les vendrait en « pièces détachées » à des trafiquants d’organes, au Ghana…

 

Qui a envie d’une barre Mars après ça ?

 

(Extrait de mon journal de voyage Sénégal-Mali, 2003-2004)

 

P.S. : J’ai recommencé à manger du chocolat depuis, mais la culpabilité est restée… 

Catégories : Afrique · Causes · Fragments
Tagué : , , ,