Ma copine Catherine Vidal a réalisé un très beau film, Few and close between (en français Tokyo à l’étroit: exils en la demeure) sur les gaijin houses, ces maisons où vivent des étrangers au Japon. Il sera diffusé pour la première fois en français à la télé (en version écourtée) dans le cadre de l’émission Les Grands Reportages, à RDI, le jeudi 19 juin à 20h. Le documentaire met en scène des «personnages» aux vécus fort différents, dont une Québécoise installée là-bas.
Ayant vécu elle-même dans ce type de logement en compagnie de son copain (et de quelques coquerelles, comme elle s’amuse à le rappeler dans son communiqué de presse), la réalisatrice a choisi de laisser les protagonistes raconter leurs expériences (et leurs péripéties parfois rocambolesques), s’effaçant derrière leurs propos. N’ayant obtenu aucun financement, elle a économisé chaque sou à son retour à Montréal pour repartir tourner le film qui lui était resté en tête. Elle a tout fait (recherche, caméra, entrevues…) avec la complicité du monteur Thomas Hallé et du musicien Alex Fouquet, en plus d’enseigner l’anglais sur place pour arriver à joindre les deux bouts. Le résultat est franchement réussi (et je le dis en toute objectivité!), en grande partie grâce au casting (on craque inévitablement pour Chris, un Canadien à l’humour disons… particulier). Et que dire de Tokyo, qu’on ne se lasse pas de regarder sous tous les angles!
Je vous laisse avec la bande annonce pour vous mettre en appétit.
Avis aux journalistes intéressés à faire des entrevues avec Catherine, son courriel est catvidal@hotmail.com (non, elle n’est pas sur Facebook)!
Le métier de journaliste pigiste a de bons, et de moins bons côtés. Dans cette seconde catégorie, je classe les ententes verbales avec des rédacteurs en chef qui changent d’avis sans explication (oui, ça peut arriver même après 14 ans de métier !).
En décembre dernier, j’ai réalisé une entrevue par courriel avec l’auteur Ugo Monticone, à peine revenu de l’Inde, où il a participé à une série documentaire diffusée à la Télévision des Basse-Laurentides (à noter que l’émission devrait être présentée ailleurs sous peu) en plus de préparer son prochain récit de voyage. Voici donc l’entrevue en question, qui ne sera pas publiée dans le magazine pour lequel je l’ai rédigée à l’origine. À noter que même si le tandem est de retour au pays depuis quatre mois, le blogue est alimenté de temps en temps (entre autres pour annoncer les prochaines conférences).
Auteur de quatre récits de voyage et de deux romans, Ugo
Monticone revient tout juste d’un périple de quatre mois en Inde, où il
est allé chercher l’inspiration pour un prochain livre en plus de
participer à une série télévisée, Bharâta. Grâce au blogue du même nom, on
peut suivre ses aventures au pays de Shiva.
Pourquoi bloguer ?C'est la première fois de ma vie que je blogue. Habituellement en voyage, j'envoyaisdes « courriels de masse ». Mais les blogues ont l'avantage de rester et de permettre aux lecteurs de participer.
Tout a commencé quand...C'est ma blonde, Julie Corbeil, qui a eu l'idée du blogue et qui l'a créé avec moi. La série de 13 émissions qu'elle a réalisée pendant notre voyage porte sur mon expérience là-bas. Le blogue en est le complément parfait.À quoi te sert ton blogue ?À la base, il m'a servi à donner des nouvelles de notre voyage à nos proches et aux curieux. Mais pour ce projet en Inde, nous avons été jumelés à 10 écoles du Québec qui ont suivi notre périple live et qui ont réalisé des activités en lienavec la culture indienne et nos expériences. C'est un projet qui tente de promouvoir l'ouverture sur le monde et la lutte au racisme.Comment t'y prenais-tu pour mettre ton blogue à jour ?Comme je partais quatre mois avec simplement un tout petit sac, je devais utiliser les cafés Internet sur place, lorsqu'il y en avait. J'aurais bien aimé avoir mon ordi, mais comme je voulais vivre une expérience indienne près des gens, plus j'étais « technologique », plus je m'éloignais de la vraie vie.
Ton rituel de bloggeur ?Habituellement, je fais huit heures de méditation, quatre heures de yoga, et lorsque je suis en lévitation... Non, sérieusement, pendant le voyage, je prenais quelques notes sur des bouts de papiers, puis je remuais le tout dans ma tête, comme si c'était une « machine à laver les idées ». Ensuite, je me trouvais un petit café Internet et je laissais le tout défiler.
L'endroit le plus inusité d'où tu as déjà blogué ?Une soirée, dans un petit village au nord de l'Inde, il n'y avait pas d'électricité. Un homme m'a proposé d'utiliser son ordinateur. Il a sorti sa génératrice pour l'alimenter. Les gens du village se sont regroupés pour voir le Blanc qui écrivait... Même quelques vaches sacrées se sont faufilées dans la foule !Que t'a apporté le blogue ?Un contact avec tout plein de voyageurs, de curieux, d'élèves et de gens qui ont vécu le voyage avec moi. J'avais l'impression de voyager en « groupe ». C'était comme avoir une gang dans mes bagages. Par rapport à l'écriture de mon livre, le blogue m'a permis de mettre mes idées par écrit, alors c'est comme le début d'un premier jet. Et avec les commentaires des internautes, ça me donne déjà une idée de ce que les gens aiment et de ce qui les marque.
Tes coups de coeur blogues ?• Mylène à Yelloknife: C'est une amie qui vit présentement à Yellowknife. J'aime suivre ses aventures sur son blogue et me rassurer en sachant que c'est plus chaud ici!
• Pazapa : C'est le blogue de ma blonde Julie Corbeil, qui raconte la réalisation de son documentaire en Amérique du sud.
• Cercle Créatic : Je suis membre de cette sorte de blogue/groupe Internet réunissant des artistes de la relève solidaires. Le teaser de la série:
Vous pouvez également voir un extrait d’une des émissions ici.
P.S.: J’ai cessé de collaborer au magazine en question, parce qu’en plus de cette entente verbale non-respectée, il a coupé ses tarifs de moitié…
Stéphanie Lapointe, Eza Paventi et Dominique Laurence
C’est le genre de projet auquel j’aurais adoré participer avant de devenir mère. Aller rencontrer des déplacés au Darfour et rendre compte de leur situation dans un blogue et, éventuellement, dans un documentaire. Wow.
Heureusement, même si je suis devenue « moumoune » (l’idée de ne pas voir grandir ma fille me rend dingue, alors les voyages plus risqués sont écartés pour une période disons, « indéterminée »), je peux vivre l’aventure par procuration sur Cyberpresse grâce à Eza Paventi et Stéphanie Lapointe. Merci les filles !