Taxi-brousse

Articles étiquettés ‘États-Unis’

High Line Park

3 août 2009 · 8 commentaires

Ça me reprend. C’est chaque année la même chose à cette période.

Il s’apparente d’abord à un chuchotement, puis se mue peu à peu en chant envoûtant tel celui d’une sirène (enfin, si les sirènes pouvaient porter de jolies chaussures!). Plus septembre approche, plus sa voix se fait autoritaire. Me boucher les oreilles? Naaaah. De toute façon, il est trop tard. Une fois entendu, impossible de l’ignorer… Je parle bien sûr de l’appel de la Grosse Pomme. ;-)

J’avais envie d’aller visiter Boston en famille. Mais voilà que je me surprends à rêver d’un petit séjour en amoureux à New York (l’un n’empêche pas l’autre, remarquez!;-). J’ai envie d’aller errer dans Central Park, de ratisser les allées de Century 21 (en amoureux, si, si!), d’aller voir un spectacle sur Broadway…

Évidemment, impossible de louper le High Line Park, inauguré le 9 juin dernier. Je ne suis d’ailleurs pas la seule à vouloir aller reluquer les fashionistas du quartier puisque 70 000 curieux y ont déambulé la semaine suivant son ouverture! Je laisse Ethan Hawke vous rappeler les grandes lignes de son histoire…

Puis, de retour en 2009 pour couper le ruban rose.

Good Mag présente également les moments marquants de l’histoire de cet ancien chemin de fer dans cette vidéo tournée en 2006 et dans laquelle on aperçoit l’acteur Edward Norton, membre de l’association Friends of the High Line (FHL). Pour des images léchées, il faut absolument jeter un oeil à ce film tourné pour Wallpaper le printemps dernier (avant l’ouverture).

Mon coup de coeur: ce reportage photos commenté du New York Times, On the street with Bill Cunningham. C’est sa faute si l’appel s’est à nouveau fait sentir. Consacrés à l’aspect fashion du parc, les clichés nous entraînent dans le sillage de Carrie Bradshaw (aucun doute, Carrie est la première à y avoir posé le stiletto!). «It is the most extraordinary fashion promenade you can imagine», lance d’entrée de jeu le photographe. Vous voulez des preuves supplémentaires? Besoin qu’une envoyée «spatiale» aille constater de visu ce runway à ciel ouvert? Puisque vous insistez (je vous en reparle le mois prochain!)…

Sur le même sujet:

• 24 heures à New York (vidéo de Condé Nast Traveler) • Bête de sexe à New York (article pour La Presse) • «Panda porn» au Museum of sex de New York • Traitement de Canal (street!) • Une chambre d’hôtel 4 étoiles à Manhattan à moins de 200 $? • Lost in translation • I love New YorkShopping extrême

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Une image vaut 1000 larmes

30 juillet 2009 · 12 commentaires

disneydrama

Je viens de tomber sur cette photo prise par Gina lors d’un voyage de presse à Disney World en octobre 2007 et je ris tellement que j’en inonde presque mon clavier de larmes. Je me demande ce qu’ils voient les bébés en regardant les mascottes? Chose certaine, ce n’est pas beau! lol

Ma fille a, depuis, cessé ses hurlements (les entendez-vous?) et adooore ces étranges créatures…

P.S.: Désolée pour les yeux rouges, je ne suis pas arrivée à les corriger.

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Obama vu du Kenya

6 novembre 2008 · Laisser un commentaire

300924_9641994-o_150x113Je vous copie-colle le courriel envoyé par une copine, Hélène Mercier, qui vit actuellement à Nairobi (elle travaille pour UNICEF et complète sa maîtrise en International Development and Management). C’est trop beau pour rester coincé dans une boîte aux lettres.

 

5h00 du matin mercredi, je rejoins mon ami Tole, journaliste radio, dans le centre-ville de Nairobi. J’ai suivi CNN depuis 23h00. C’est tranquille, en fait, c’est mort dans les rues. C’est dans les pubs que ça se passe.

On se rend au Simmers, un bar de blancs et de putes, qui diffusait CNN. On y trouve des dizaines de Kenyans se disant originaires de Kogelo, le village ancestral d’Obama; un véritable perpète- les- oies près du Lac Victoria. Ça danse, ça chante, ça dort, ça sent le fond de tonne et ça te crie à tout bout de champ : Record this! Et ils te sortent leurs théories peut-être pas si bêtes mais drôlement affectées par leur consommation de Senator.  Ben oui, il a même une bière à lui Obama. Après les chansons Obama, les t-shirt Obama, les décalques Obama, les macarons Obama et les casquettes Obama, ils nous ont sortis la semaine dernière : Obama, la comédie musicale. Sont forts en produits dérivés les Kenyans. 

Mon slogan préféré entendu au Simmers : Obama’s in da House!  Obama’s in da White House! 

En ayant assez de leurs haleines, on part à 5h45 rejoindre les vendeurs de journaux ambulants, qui se rencontrent au point de chute des journaux tout chauds. Ils jubilent, ils sont tous super excités de voir les front page disant que ça annonce plutôt bien pour leur frère. Ça sent la coupe comme dirait chose. 

Les magasins ouverts 24h, genre Wal-Mart kenyan, attiraient les curieux qui n’ont pas les moyens de se payer une TV. Ils se sont agglutinés devant les écrans, concentrés et silencieux.  On chill avec eux. 

Vers 6h45, j’ai bougé dans un resto populaire, rencontrer une autre bande. Tole, lui, est parti à l’ambassade. On s’assoit, on jase, on regarde CNN et puis BANG, ça y est, il leur annonce sans préavis que oui, ils ont le droit de rêver eux aussi. Des yeux plein d’eau, des sourires qui semblent avoir attendu des siècles ce moment, c’était beau. Quel grand moment, même si au fond, ça ne changera rien à leur vie. Mais le concret et l’abstrait ne se mesurent pas de la même façon. C’est dur de graticuler en chiffre l’effet qu’aura sur eux des envies de changer le monde, de se prendre en main plutôt que de la tendre. C’était grand, c’était beau, simplement. Je tente de rester cool et calme dans cette mer d’émotions.  Derek, mon coloc américain résolument démocrate m’appelle en pleurant. Et puis oh yiable la supposé objectivité journalistique : oh Yes mon ami, tu can! On s’est serré dans nos bras, eux se sentant probablement un peu plus égaux que la veille face à ma blancheur. 

C’était calme, c’était serein même en ville. Je m’attendais à plus de brouhaha, mais j’imagine que ce genre de choses, ça se vit par en-dedans. 

On a passé l’après-midi dans Kibera, mon bidonville de luxe, où ils ont installés des drapeaux américains partout et ont festoyés plus bruyamment toute la journée. On se disait Obama comme on se lance habituellement un bonjour! 

C’est sûr qu’il y a ceux qui s’en contre-crissent aussi. Qui se demandait ce qui se passait cette journée là. Mais ça ne fait pas une bonne histoire donc on n’en parle pas. Y’a aussi ceux qui pensent qu’Obama va leur trouver des jobs, des bourses et leur permettre de voyager aux USA sans visa. Ils sont nombreux et pour eux le mot espoir se conjugue avec force externe. 

J’ai été émue par les Kenyans mais aussi les Congolais, les Rwandais et les Éthiopiens que j’ai rencontrés. Ils s’appropriaient cette victoire avec une telle fierté. 

Je suis toute sale et morte de fatigue. Je m’en rends compte juste maintenant que je m’assois pour vous écrire ceci. Bah? ça va, le président Kibaki a décrété que demain était congé national pour tous. Je passerai mon Obama Day à dormir. 

Catégories : Actualité · Afrique
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Je l’aime

4 novembre 2008 · 5 commentaires

barack_obama

Merci pour l’espoir.

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Lost in translation

21 septembre 2008 · Un commentaire

 

Moi: Carlton hotel, 88, Madison Avenue, please. 

Chauffeur de taxi: 28?

Moi (me demandant si mon accent est vraiment si terrible): Hein? 88. DOUBLE 8!

Chauffeur de taxi: I think it’s 28.

Moi: It’s on Madison avenue!

Chauffeur de taxi: I’m driving a cab for 30 years. I tell you it’s 28.

Moi: What are you talking about? I just tell you the address is 88, Madison Avenue.

Chauffeur de taxi: 88 and Madison Avenue?

Moi (à bout): The name of the street is MA-DI-SON A-VE-NUE (je lui montre l’adresse écrite dans mon carnet de notes). The number is 88. 88, COMA, MADISON AVENUE. How can it be not clear? It’s a hotel and it’s near the Empire State building. Take the way you want. I don’t know New York and English is not my fist language.  I JUST WANT TO GO TO 88, MADISON AVENUE. It’s a hotel! It’s near the Empire State building.

 

Il m’a quand même emmenée sur la 88th.

 

Je ne l’ai pas pentoute avec les chauffeurs de taxi newyorkais.

 

P.S.: J’ai évidemment rapporté la conversation telle qu’entendue. «88» et «88th», ça peut sonner pas mal pareil pour une non-Anglophone…

Catégories : Amérique · N'importe quoi
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I LOVE New York!

20 septembre 2008 · 5 commentaires

 

Deux ans. Deux ans d’abstinence. Ça fait du bien d’assouvir enfin mes pulsions de shopeuse! Chéri, je pense qu’on va avoir encore une nouvelle valise…

 

P.S.: J’ai triché un peu par contre: je m’étais promis d’être égoïste à fond mais j’ai acheté quelques trucs pour Bébé (il en manque sur la photo…). Comment résister à une paire de mini-Puma? ;-)

Catégories : Amérique · Une image vaut mille mots
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Plumes bien affûtées

14 mai 2008 · 4 commentaires

 

Qu’on soit pour ou contre, on ne peut ignorer le fait que les combats de coqs passionnent des milliers d’adeptes partout dans le monde. En février dernier, la journaliste française Corinne Bourbeillon s’est rendue aux Philippines et a assisté à un « spectacle » du genre dans le village d’Enrique Villanueva, sur l’île de Siquijor. Un extrait de son récit :

 

«Le combat en lui-même est très bref. Chaque coq a, fixé à la patte, une longue lame recourbée et pointue, comme un petit sabre. On la devine tranchante comme un rasoir, et soigneusement affutée pour l’occasion.

Les deux coqs sont présentés l’un à l’autre, tenus à bout de bras par leur propriétaire respectif. On excite un peu les bestioles en les approchant bec contre bec. Elles sont lâchées pour de bon dans l’arène quand le montant des paris est équilibré de part et d’autre.

Apres, ça va très vite. Un tourbillon de plumes, tout le monde crie et s’agite derrière les barreaux de bois. En quelques minutes, c’est fini. L’une des deux bestioles reste vautrée dans le sable. Ça saigne. Si jamais elle bouge encore, on la soulève et on la remet face àl’autre, histoire de voir si elle est encore un peu combattive. Si le coq adverse repique l’autre encore trois fois, on considère qu’il a gagne, si j’ai bien compris…»

 

La journaliste vient de mettre un montage vidéo sur son blogue qui donne une très bonne idée de l’atmosphère qui régnait au village ce jour-là.

 

Quelques infos en rafale sur les combats de coqs:

• En 2008, 27 pays (dont la France) autorisent ou tolèrent l’organisation de combats de ce genre.

The New York Times rapporte qu’en République dominicaine, les combats de coqs sont considérés comme le symbole de l’esprit guerrier du pays. Si le baseball est le sport national (99 Dominicains jouaient dans les ligues professionnelles en 2007), les combats de coqs arrivent en second selon l’avis de plusieurs. Pedro Martinez a d’ailleurs suscité la controverse en déclarant que les combats de coqs – dénoncés aux États-Unis par les groupes de protection des animaux – font partie de la culture dominicaine.

• Dans le pays de l’Oncle Sam, 50 états ont voté pour bannir les combats de coqs. Ils ne sont toutefois pas encore considérés illégaux partout, notamment en Louisiane, où l’interdiction sera appliquée en août 2008.

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Célibataires ? Par ici !

16 avril 2008 · 3 commentaires

Vous saurez ainsi où aller lors de vos prochaines vacances aux États-Unis…

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