Des hôtels hauts en couleurs

En vacances, pas question d’avoir les idées noires. Ça commence par le choix de l’hôtel où vous irez vous reposer après une longue journée d’exploration. Voici cinq établissements anti-cafard!

1 – Pantone hôtel, Bruxelles, Belgique

Ouvert en mai, le tout nouveau Pantone hôtel fera assurément rêver tous les fanas des produits Pantone Universe. Le blanc des murs et la literie sert de toile de fond au ballet des couleurs. Le photographe belge Victor Levy s’est amusé à décliner les teintes Pantone afin de personnaliser chacune des chambres. Impossible que l’une des cinquante-neuf suites et chambres ne corresponde pas à votre état d’esprit! Bien sûr, les produits Pantone Universe sont aussi exposés et vendus.

Info: www.pantonehotel.com

2 – Madonna Inn, San Luis Obispo, Californie, États-Unis

Non, rien à voir avec la chanteuse du même nom. Ce haut lieu du kitsch se la joue tantôt «Vieille Europe» (on trouve notamment les chambres «Paris Violet» et «Austrian Suite»), tantôt «nature» (un urinoir en forme de cascade…). Velours, dorures et tout ce qui peut entrer dans la catégorie «trop» y occupent une place de choix. Ouvert en 1958, l’établissement est entré dans la légende. Des scènes de films y ont été tournées et The Simpsons en ont même fait une parodie! Perso, j’opterais pour la rose Carin… Tant qu’à faire «quétaine», autant y aller à fond!

Info: www.madonnainn.com

La suite sur Canoë !

Liste de différentes chroniques sur des hôtels inusités

Archives de mes chroniques «Choc des cultures»

Notre hôtel déniché via Priceline.com

Alors, il ressemblait à quoi cet hôtel? À l’instar de ce blogueur, dont la critique m’avait un peu découragée, d’abonnés de TripAdvisor et autres Tripr.tv, voici ma petite visite guidée des lieux (réalisée à l’aide de la Flip Mino HD).

Ce que je ne précise pas dans le topo est que, même si la chambre était OK pour le prix, je ne retournerais pas là-bas pour deux raisons: la situation géographique de l’hôtel (les zones délimitées par Priceline.com sont plutôt larges!) et l’absence de «cachet européen» qui fait le charme de plusieurs établissements. Mais étant donné les circonstances, c’était tout de même très bien.

Note: pour ceux qui connaissent le coin, c’est l’ancien Sofitel.

P.S.: Les cernes et mon air fatigué sont une gracieuseté de la Grande Dame de fer, qui nous a fait attendre pendant plus de deux heures. Donc, c’est moi sans retouche ni maquillage que vous voyez, fatigue du voyage en sus. Pardonnez mon cadrage douteux au début du topo, je n’ai pas l’habitude de m’auto-filmer avec la Flip!

P.P.S.: Oui, la fenêtre était très sale! lol

Vivre à l’hôtel

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Notre chambre de l'hôtel Listel

Je n’aurais jamais cru dire ça un jour. Moi, la backpacker qui aimait tant les auberges miteuses (pour la faune qu’on y croise… et je ne fais pas référence aux coquerelles! lol), me voici de plus en plus accro aux hôtels. J’aime tant la femme de ménage que le room service. L’aspect temporaire des lieux.

Vivre avec cette impression qu’on est en perpétuel transit, j’adore. L’anonymat, aussi. Pour moi, ça reste une forme de liberté. Par contre, je déteste le check-out à midi. Pour cette raison, je préfère nettement faire mon nid plusieurs jours au même endroit (aucun plaisir à boucler des valises!).

À Vancouver la semaine dernière, nous avons logé au Listel, sur la rue Robson, pendant huit jours. Pourquoi? Pur hasard. J’ai encore une fois réservé par l’entremise du site Hotwire.com. J’avais tout simplement sélectionné «4 étoiles» dans le quartier «West Vancouver». Prix affiché: 69$US/nuit.  Bien que l’hôtel me soit apparu davantage comme un 3 étoiles qu’un 4, sa situation géographique était parfaite. Nous n’avons pris aucun taxi, mis à part pour aller à l’aéroport, privilégiant les longues balades en poussette. Avant-hier, j’ai vu dans le newsletter de Hotwire.com que les nuitées dans un 5 étoiles du même quartier étaient vendues 70$ (une fois sur le site, le prix affiché était toutefois remonté à 84$, ce qui reste malgré tout une sacré bonne affaire!). Au moment où j’ai fait ma réservation, l’équivalent revenait à 114$. C’est toujours un coup de dés.

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Vivre à l’hôtel, donc. J’avais du mal à apprécier, il n’y a pas si longtemps. Je me rappelle que lors d’un voyage de presse à Hong Kong, j’avais trouvé le luxe de ma suite quasi-indécent. Je ressentais une sorte de malaise à vivre dans une chambre aussi grande que mon appartement de l’époque.

Peut-être l’âge. La maternité. Le fait de voyager de plus en plus pour le boulot et d’avoir la chance de loger dans des établissements magnifiques. Un peu tout ça, j’imagine. Chose certaine, je deviens de plus en plus douillette avec le temps. La backpacker s’est transformée sans trop s’en rendre compte en flashpacker. J’ai même troqué mon vieux sac à dos déglingué contre une valise zébrée! Mais pas question de choisir un clan pour autant.

Vous avez des tuyaux pour dénicher des aubaines (hôtels, billets d’avion, forfaits…)? Je veux les connaître! On en a jamais trop. Et moins ça coûte cher, plus on peut partir souvent! ;-)

AJOUT 15h50: Avis à ceux qui vont à Vancouver prochainement, les hôtels 5 étoiles viennent de rebaisser à 76$/nuit sur Hotwire.com!

Une chambre d’hôtel 4 étoiles à Manhattan à moins de 200 $?

Oui, c’est possible en septembre! Je vous raconte…

Il y a quelques temps, ma soeur m’a parlé du site Hotwire.com, à qui de grandes chaînes des quatre coins du monde vendent leurs «restants». Selon l’offre et la demande, le prix d’une nuitée fluctue considérablement. Nous ne savons pas dans quel hôtel nous aboutirons avant d’avoir réservé. Nous pouvons toutefois choisir le quartier et le nombre d’étoiles désiré.

Mes dates étant flexibles (même si j’avais une nette préférence pour le 18, le 19 ou le 20 septembre), j’ai comparé plusieurs possibilités avant d’arrêter mon choix. Ma première question: valait-il mieux visiter la Grosse Pomme en semaine ou pendant le week-end? Souhaitant éviter le flot de touristes, un saut de puce en semaine m’apparaissait idéal. Le hic? Aucune chambre dans la catégorie recherchée en bas de 400 $ (je précise ici que j’avais envie d’un peu de confort puisque je m’y rendais dans le cadre de mon premier 48 heures en solo depuis l’arrivée de bébé – et que c’était mon anniversaire!).

Le quartier maintenant. Ayant très peu de temps, il était essentiel pour moi de minimiser les déplacements. C’est pourquoi j’ai choisi de suivre l’évolution des prix dans trois seulement (selon les délimitations de Hotwire.com): Midtown central, Midtown south et Soho.

Lors de mes premières recherches pour le week-end du 19, les prix dépassaient 300 $ / nuit. Histoire d’être tenue au courant des variations par courriel, j’ai cliqué sur «Watch this trip». Quelques jours plus tard, je reçois un message me disant que le coût avait chuté à 172$. Frustration totale: le prix mentionné dans ledit message n’était pas dans la liste de ceux du site, et ce, même si je m’étais précipitée pour réserver sitôt le courriel reçu. Il en a été ainsi chaque fois que j’ai voulu en savoir plus sur un prix reçu par mail. Alors soit les aubaines partent très vite, soit il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. À noter qu’au cours de cet exercice, il m’est par ailleurs arrivée à plus d’une reprise de voir des chambres 4 étoiles à prix inférieurs à celui de 3,5 étoiles dans les mêmes quartiers.

Trois jours avant la date de départ prévue (après un moment, j’ai décidé de m’en tenir au 20 septembre), je suis tombée sur une super-aubaine: 185$ dans Midtown south. Que faire? J’ai attendu trop longtemps: le lendemain matin, le prix avait remonté. J’ai donc finalement payé 215 $ pour rester dans ce secteur. Je me suis évidemment précipitée pour aller simuler une réservation sur le site de l’hôtel pour voir combien m’aurait coûtée une nuitée sans passer par Hotwire.com. Résultat: 466 $. J’ai économisé plus de 250 $!

À mon arrivée à New York, j’ai vérifié pour voir si le prix était toujours le même sur Hotwire.com. Eh bien non! Si j’avais attendu à la toute dernière minute, j’aurais dû débourser environ 70 $ de plus (j’ai malheureusement égaré le papier sur lequel j’avais noté le prix exact).

Et l’hôtel? Jugez par vous-mêmes. Quelques photos du Carlton sur Madison avenue, où je me suis finalement retrouvée.

Le lobby (je suis prête pour mon safari shopping!;-)

Ma chambre

La vue

  

La chambre était petite, mais c’est là un bien léger détail. Elle correspondait parfaitement à mes besoins (et le room service était impec!) ;-)

Morale de l’histoire? Je ne passerai plus par les voies traditionnelles pour réserver une chambre d’hôtel désormais!


AJOUT 24 SEPTEMBRE: J’ai retrouvé mon bout de papier: la chambre m’aurait coûté 329$ si j’avais attendu à la dernière minute (le jour même)!

AJOUT 27 AVRIL: Depuis quelques semaines, ce prix n’a rien d’exceptionnel. Ce matin, j’ai vu des chambres 4 étoiles à 133$ sur Hotwire.comm!

Prison break

C’est hyper-tendance. Partout à travers le monde, des touristes paient pour passer la nuit… en prison. J’avais entendu parler maintes fois de la reconversion de celle de Trois-Rivières (à découvrir pour les groupes : le forfait « sentence d’une nuit »), dont la particularité est que les guides sont d’ex-détenus. Mais saviez-vous qu’une auberge de jeunesse d’Ottawa est aussi un ancien pénitencier ?

 

The Ottawa Jail Hostel (membre du réseau Hostelling International) n’a rien d’une auberge classique. Pendant plus de 100 ans, des criminels en ont arpenté les corridors sombres. Les chambres privées semblent particulièrement accueillante malgré leurs barreaux (voir photo ci-contre). Il ne faut cependant pas avoir peur des fantômes pour y séjourner car elle est décrite comme l’un des lieux hantés les plus célèbres de l’Ontario !

 

En Suisse, le Jailhotel Löwengraben se targue d’être le premier « hôtel-prison » du pays de Heidi. Construit en 1862, l’endroit a changé d’orientation en 1998. Maintenant, les touristes y affluent de leur plein gré. « La première prison de Suisse que vous ne voudrez plus quitter », annonce fièrement le site Web de l’établissement.

 

La plus spectaculaire reconversion est probablement celle de l’hôtel Celica (qui signifie « cellule »), à Ljubljana, en Slovénie. Ici, 80 artistes des quatre coins du monde ont transformé 20 cellules en 2003. L’établissement a été proclammé « Hippest Hostel in the World » par Lonely Planet (je vous jure, ils ne me paient pas pour parler d’eux ! Et je ne fais pas exprès non plus… lol) en 2006. Cool, non ?