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Jamaïque: les papiers des collègues

17 janvier 2009 · Laisser un commentaire

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Grand Palladium, Lucea

Toujours intéressant de découvrir les reportages des autres journalistes après un voyage de presse. Ainsi, ce matin, j’ai pu lire l’excellent texte de Carolyn Parent dans Le Devoir (comment se fait-il que je n’ai pas accroché sur sa plume avant? Il faut dire que je lis Le Devoir très irrégulièrement),  le dossier de six pages de Jean-Maurice Duddin dans le Journal de Montréal et le court papier de Stéphane Paquet dans La Presse. Tous trois parlent principalement du boom touristique de l’île et de «l’invasion espagnole» dans l’industrie hôtelière, chacun à leur manière. Carolyn y va de quelques comparaisons avec les destinations populaires des Caraïbes. C’est toutefois quand elle livre ses impressions du pays que je la préfère:

Car la Jamaïque est une fichue d’effeuilleuse qui exhibe, au tournant d’une route, au sommet d’une colline, son littoral échancré, ses flots verts de jalousie, sa nature en pagaille et ses bicoques bariolées. Le jour du Seigneur, par contre, elle expie ses péchés. Elle ferme ses rum shops, s’endimanche pour aller prier (le pays compterait plus d’églises per capita que toute autre contrée), puis rentre sagement à la maison écouter les gospels que diffuse la radio. 

J’aime beaucoup sa description de Falmouth aussi, où elle est allée flâner un après-midi, un peu plus loin dans le texte. Pas pour rien que mes reportages touristiques sont basés davantage sur des impressions: c’est ce qui vient d’abord me chercher comme lectrice.

C’est la partie sur sa virée à Montego Bay en compagnie d’un autre journaliste qui a retenu mon attention dans le dossier de Jean-Maurice. Son récit m’a tenue en haleine, mais je ne peux m’empêcher de me dire qu’il ne représente pas ce que serait susceptible de vivre le touriste moyen. Car bien qu’il faille dire à ce dernier de sortir de son méga-hôtel (je m’insurge toujours en entendant les commentaires de vacanciers comme cet Américain croisé lors de mon expédition à Nine Mile: «Je n’ai pas besoin de sortir du resort, il y a tout ici!»… Tout sauf l’essentiel mon vieux!), il faut aussi les inciter à s’informer avant de mettre le nez dehors! Et ne pas leur faire peur outre mesure… Se balader avec une caméra à la tombée du jour dans un endroit réputé «chaud» me semble une bonne manière de s’attirer des embrouilles. En ce sens, l’article est tout à fait pertinent puisqu’il met en garde ceux qui seraient tenté de faire de même. J’espère seulement qu’il ne fera fuir ceux qui ont envie de découvrir ce pays fabuleux! La sécurité est d’abord une affaire de gros bon sens.

Stéphane rapporte quant à lui les commentaires de touristes comme d’hôteliers et de vendeurs, ce qui le distingue des autres. En fait, c’est là le défi quand on fait ce genre de voyage: donner les infos essentielles en essayant de trouver un angle qui apportera un éclairage différent (du moins, en tant que lectrice de plusieurs quotidiens durant le week-end et de dizaines de magazines chaque mois, c’est ce que je recherche!).

C’était la première fois que j’écrivais ce genre de reportage pour un quotidien (j’ai fait plusieurs papiers «voyage» plus court pour La Presse auparavant et des récits et textes capsulaires pour Clin d’oeil, mais jamais de dossiers sur une destination pour un journal) et c’était ma toute première collaboration au Soleil. J’ai choisi de ne pas insister ni sur les chiffres, ni sur les hôtels, même si c’est ce qui ressortait de l’actualité. Cela vient en partie de mon réflexe de fille de mensuels: habituellement, nos textes sont publiés bien après ceux de nos confrères des quotidiens. Ai-je eu tord? Probablement, dans la mesure où les lecteurs des journaux ne cherchent pas la même chose que les lecteurs de magazines. Mais mon objectif était davantage d’emmener les gens en voyage que de leur présenter des faits qu’ils pourraient trouver ailleurs. Alors je reste somme toute assez satisfaite de mon boulot. Et puis, j’ai eu tant de plaisir à écrire ce papier qui n’était pas prévu au départ…

P.S.: On m’aperçoit de loin à côté de Richard Saindon sur l’une des photos de Jean-Maurice, sur la rivière Martha Brae… hi! hi!

P.P.S.: À lire absolument dans La Presse, le texte en p. 6 sur le projet «52 îles en 52 semaines» de Gil Thériault, qui donnera des conférences pendant le Salon du bateau.

AJOUT 25 janvier: En p. 4 et 5 du cahier Vacances voyage de La Presse d’hier, on trouve le texte «48 heures hors du tout-compris en Jamaïque». Excellent papier pour quiconque a envie de sortir de son hôtel!

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Jimmy Cliff, l’acteur

10 janvier 2009 · 2 commentaires

Je n’ai pas pu résister. Quand une copine m’a mentionné  l’existence de The Harder they come, film jamaïcain réalisé en 1972,  je l’ai commandé la journée même sur Amazon. Quel bon achat! Hier soir, Chéri et moi avons été fort agréablement surpris par ce long métrage culte.

Le pitch: Ivanhoe Martin (Jimmy Cliff) débarque en ville avec l’intention de faire carrière comme chanteur. Les embûches étant nombreuses, il dérape peu à peu et s’initie au commerce de la marijuana. Sa soif de célébrité l’amène à commettre des crimes. Une autre manière de passer à l’histoire…

Les chansons de Jimmy Cliff, que nous écoutions depuis des années sans savoir qu’elles avaient fait partie de la bande sonore d’un film, enrobent magnifiquement les images et prennent un tout autre sens dans ce contexte. 

Dans l’édition restaurée en 2006, de nombreuses entrevues présentées dans les «extras» permettent de saisir la portée qu’a eu cette production et d’en apprendre un peu plus sur les coulisses de sa réalisation. On découvre par exemple que Jimmy Cliff a retenu l’attention du réalisateur à cause d’une pochette d’album sur laquelle il apparaissait angélique d’un côté, et plus dur de l’autre. Le chanteur raconte d’ailleurs avoir passé sa vie à chercher l’équilibre entre ces deux facettes de sa personnalité.

Vraiment, un film à voir absolument pour quiconque aime la Jamaïque et le reggae!

Le clip de la chanson titre (dans lequel on voit des images du film):

P.S.: Merci pour la découverte Isabelle! ;-)

Catégories : Caraïbes · Ciné
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Points de suspension

31 décembre 2008 · 3 commentaires

mjpiedseauIl y a longtemps que je n’avais pas consacré autant de temps à la rédaction d’un reportage. J’ai étiré mon voyage en Jamaïque le plus longtemps possible. Remâché chacun des mots crachés sur l’écran pour être certaine d’en avoir bien retransmis la saveur. «Ressenti» à nouveau ces paysages qui m’ont tant séduite, surtout ceux entre Ocho Rios et Nine Mile. Revisionné mes entrevues pour me rappeler la chaleur des Jamaïcains. Bref, j’ai fait durer le plaisir.

Des jours durant, je me suis trouvé mille et une raisons pour ne pas mettre le point final à ce dossier destiné au journal Le Soleil. Je n’avais pas envie de le terminer, j’avais trop de plaisir à le laisser prendre forme en moi. Et puis, il faut dire aussi qu’écrire pour un nouveau client (c’est seulement ma deuxième pige pour eux) me pousse à vouloir mettre la gomme. À peser chaque mot, revérifier chaque virgule et chercher les poux qui sautillent joyeusement entre les lignes. 

Vous dire à quel point j’aime écrire sur les voyages… (Soupir) En même temps, je ne veux pas me lasser de ce genre d’exercice. Je veux me délecter de ces «bonbons» comme si c’était la première fois encore et encore. La toile de mes souvenirs n’est pas vierge mais j’aime bien me faire croire qu’il m’est toujours possible d’effacer quelques traits brossés grossièrement pour raffiner l’oeuvre, doucement, lentement… La réinventer au gré de mes découvertes.

Je ne veux pas que voyager devienne un travail, une obligation, une corvée. Pas question d’altérer ma passion. Et puis, j’aime aussi écrire sur les phénomènes sociaux (surtout d’ailleurs), le choc des cultures (bon, c’est du voyage ça aussi! En fait, c’est ma passion no 1, la raison qui me pousse à voir du pays), la cyberculture (qui abat les frontières)… Je n’en sors pas. Une part de moi est toujours en voyage. 

Il n’y a qu’ailleurs que mes sens sont aussi exacerbés. Que je deviens perméable à la moindre sensation. Que je ne m’en fous pas. Honnêtement, ce qui m’entoure quand je suis chez moi, je m’en fous un peu (je ne parle bien sûr pas des gens!). C’est triste, mais c’est ainsi. Comme si en sortant de mon contexte, le bouton «on» s’allume et me permet enfin de laisser tout entrer, par les yeux, la bouche, le nez, la peau… Et là, je vais vous sortir le gros cliché dont j’ai parlé 10000 fois ici: c’est dans ces moments-là où je me sens le plus vivante.  (Je radote, hein? Tant pis: c’est moi qui décide ici, nah!) J’ai besoin d’un grand bol d’exotisme pour m’apercevoir que l’air que je respire a une odeur. Écrire sur les voyages me force à retrouver cet état même s’il fait – 1000 dehors.

Quand ma fille sera plus grande, je partirai peut-être plus souvent. À ma manière. Parfois avec Chéri, aussi. En attendant, je l’amène avec moi, sauf exception (comme en Jamaïque). Et je savoure mes textes-bonbons le plus longtemps possible.

Je suspends les points…

(Il est passé 4h du matin, impossible d’aller dormir tout de suite, je suis sur mon «high» d’écriture! Désolée s’il y a des coquilles, je ne suis plus très alerte.)

Catégories : Boulot · Caraïbes
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Sport d’hiver en Jamaïque

26 décembre 2008 · 2 commentaires

20081222-142232-aCette semaine, ma chronique «Choc des cultures» porte sur le bobsled en Jamaïque! Le début: 

Du bobsleigh en Jamaïque? Qui l’eût cru? Depuis la participation d’une équipe locale aux Jeux olympiques de Calgary en 1988, les Jamaïcains se sont pris de passion pour ce sport de glisse. Au point de lui consacrer une nouvelle attraction: Rainforest Bobsled Jamaica, à Mystic Mountain, non loin des célèbres Dunn’s River Falls. 

Ceux qui ont vu le film Cool Runnings, réalisé en 1993 et mettant en vedette John Candy, connaissent l’histoire quasi invraisemblable de l’équipe olympique de bobsleigh originaire des Caraïbes. Si, à Montego Bay, le Jamaican Bobsled Café recrée le décor d’un des lieux clés du film et rend hommage à l’équipe olympique en exposant quelques reliques de leurs moments de gloires (et en vendant des t-shirts!), c’est l’envie de goûter à son tour à l’expérience qui fait courir les foules en ce moment.

La suite sur Canoë!

Le saviez-vous?

Chroniques «Choc des cultures»

Ma vidéo à Mystic Mountain

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Huit minutes en Jamaïque

22 décembre 2008 · 12 commentaires

RI-DI-CU-LE. Il n’y a pas d’autres mots. Je croule sous le boulot et voilà que je m’amuse à monter un résumé de mes sept jours en Jamaïque! Ma résolution 2009 devrait être d’arrêter de procrastiner. Mais j’ai tellement de plaisir… ;-)

Voici donc, avec plein d’imperfections techniques (toujours pas trouvé comment coller des images vidéos sur du son d’ambiance ni comment diminuer progressivement le son sur des photos avec iMovie… ouch!), sûrement plusieurs fautes d’anglais et une belle erreur de français (je ne vous dis pas laquelle – mettons ça sur le compte de la fatigue et de la fumée secondaire!), mon petit film sur les coulisses de mon voyage de presse du début du mois. Il est beaucoup plus long que ce que j’aime, moi, voir sur le Web, mais je trouve que huit minutes pour résumer sept journées bien remplies, ce n’est pas si mal!

P.S.: Je coupe toutes les têtes parce que je prends des photos avec mon autre main, alors j’oublie que je filme! lol

Ma vidéo sur le bobsled

Ma vidéo sur Nine Mile

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Chez Bob – la vidéo

18 décembre 2008 · 12 commentaires

Même aujourd’hui, avec les outils faciles à utiliser, les monteurs professionnels ont toute mon admiration. Après des heures de «gossage», je ne suis toujours pas arrivée à coller des images vidéos en gardant le son ambiant (ç’aurait été tellement génial de conserver quelques chansons interprétées par le guide!). Je me suis donc rabattue sur des photos pour «dynamiser» un peu le tout (comme je n’en avais pas tant que ça, vous reverrez certaines publiées dans le billet précédent). Encore plus frustrant quand on sait ce qu’on aurait voulu faire… 

Autre truc: ma priorité pendant la visite de Nine Mile était de prendre les meilleures photos possibles. On entend donc souvent ma caméra puisque je tenais mon n95 d’une main, et ma caméra numérique de l’autre… J’aurais dû ajouter des sous-titres, mais après un bon huit heures de «bizounage», le courage m’a manqué…

Après ce looong préambule (ironique: je suis la première à dénoncer les gens qui s’éternisent en justifications!), voici donc le petit film amateur (mais fait avec coeur!) de ma visite à Nine Mile! À noter que le guide qu’on entend au début n’est pas le même que celui qui nous fait faire la visite du village. Aussi, il était interdit de filmer ou photographier la tombe de Bob.

Ma vidéo sur le bobsled

Ma vidéo résumé du voyage

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Bienvenue chez Bob Marley

17 décembre 2008 · 2 commentaires

Aller en Jamaïque sans faire un petit «pèlerinage Bob Marley» était pour moi comme aller en France sans voir la Tour Eiffel. Impensable. Le hic, c’est que rien était prévu pour nous permettre d’en savoir plus sur la plus grande star du reggae dans notre itinéraire. Coup de chance: Valérie, qui organisait le voyage, est parvenue à m’arranger une excursion le dernier jour du voyage. Je me suis donc jointe à un groupe (tous Américains – l’un d’eux m’a avoué que c’était la première fois qu’il s’écartait de son resort «parce qu’il y a tout là-bas, pas besoin de sortir»… no comment) pendant que mes collègues relaxaient, travaillaient ou jouaient au golf.

Le trajet pour se rendre à Nine Mile vaut à lui seul le déplacement. On traverse les montagnes et les petits villages colorés, des champs, des fermes… 

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Champ de choux

7miles2Puis on arrive dans le village natal du grand Bob (non, pas celui de la photo ci-dessus). À peine descendue du minibus, j’ai eu l’impression d’être projetée dans une scène de film. Voici le chaleureux personnage qui accueille les visiteurs…

ninemileaccueil1ninemilesdrugOn a beau connaître la réputation du pays, ça surprend quand même! D’autant plus que, contrairement à certains dealers croisés à Negril, il a accepté de se faire prendre en photo avec le plus grand des plaisirs.

J’ai tout de suite adoré le guide (surnommé «Captain Crazy») qui m’a fait faire la visite des lieux (précisions ici que Nine Mile est géré par la famille de Bob Marley et que les guides qui y travaillent sont d’authentiques fidèles du mouvement Rastafari). Il n’hésitait pas à jouer avec les clichés associés à sa religion (qui a des tas de restrictions comme ne pas manger de viande, ne pas boire d’alcool,  ne pas se couper les cheveux,  etc, mais encourage la consommation de «ganja» – de la mari -, dite «herbe de la sagesse»). Mon contact avec lui a été beaucoup plus sympathique qu’avec le premier guide, qui refusait catégoriquement que je le filme… Comme une image animée vaut miiiiile explications, je suis en train de monter le film de ma visite (attendez de l’entendre rire dans ma vidéo!). En attendant, voici quelques moments-clés en photos.

Début de la visite. Pour vous mettre en contexte, de la musique de Bob joue en boucle et un nuage de mari nous accompagne (quelqu’un connaît les effets de la fumée secondaire de la «ganja»? lol).

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Avant d’entrer dans la maison, on doit enlever nos chaussures. Je pose ici fièrement avec mon super-guide!

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Captain Crazy and me

Me voici maintenant dans la chambre où Bob a dormi de l’âge de 6 mois à 13 ans. «Don’t sit on the bed or you’ll get pregnant», m’a lancé mon guide à la blague. Bob était reconnu pour son grand amour des femmes… (J’ai fini par m’asseoir quand même – j’aime vivre dangeureusement! lol – mais la photo est floue. Un signe!)

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Ceux qui connaissent la musique de Bob connaissent «Zion», la roche où il aimait bien aller méditer. C’est elle… Dans la culture africaine, «zion» est associé à une sorte de «Nirvana des sens» (dixit Wikipédia). J’ai pris la photo quand notre guide nous expliquait qu’il allait aller fumer un joint gros comme une batte de baseball sitôt sa journée de travail terminée… lol

zionLa visite s’est terminée par une visite du mausolée de Bob. Interdit de prendre des photos. Sa mère, décédée il y a huit mois, repose aussi à Nine Mile.

Une superbe journée, vraiment. De plus, comme nous étions plusieurs journalistes à faire le même périple et que les autres risquent de publier leurs textes avant, mon expédition à Nine Mile me permettra d’avoir quelque chose de différent à raconter.

P.S.: Désolée pour mes amis Facebook, je sais que c’est un peu redondant!

AJOUT: La vidéo de ma visite est ici

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Retour difficile

15 décembre 2008 · 9 commentaires

Comme toujours, le boulot accumulé pendant mon absence me laisse bien peu de temps pour récupérer de ma semaine intense de voyage. Moi qui étais si fière d’être parvenue à ne pas casser les oreilles de mes collègues en parlant constamment de ma fille (remarquez, je leur ai sûrement cassé les oreilles avec un million d’autres trucs! lol) et si heureuse de constater que cette dernière semblait très bien s’être accommodée de mon absence, voilà que je ne peux pas faire un pas sans qu’elle s’agrippe à moi et passe en mode «crise» pour un rien. Pas facile de rencontrer les deadlines dans ces conditions!

Malgré tout, je suis très heureuse d’avoir pris part à ce voyage, le premier sans bébé depuis sa naissance. Évidemment, voyager avec des inconnus n’a rien à voir avec partir avec des copains. Comme le faisait remarquer un collègue, c’est très étrange de côtoyer aussi intimement des gens que n’avions jamais rencontrés auparavant. Même si j’ai trouvé chacun de mes comparses de très bonne compagnie, après 4-5 jours, la sauvage en moi aurait eu besoin d’un peu de solitude. De temps pour «digérer» et ancrer ses impressions. Faire fi des commentaires des autres. Car nous n’avons bien sûr pas tous été conquis par le pays. En tout cas, moi, pas de doute, j’y retournerai. Ne serait-ce que pour l’humour des Jamaïcains, qui assument pleinement les clichés associés à leur île, et pour l’héritage africain, bien présent.

Il y a trop à dire pour «garocher» un paquet de faits, en vrac. J’ai particulièrement hâte de partager ma journée à Nine Mile, village natal de Bob Marley!

Pour le moment, je vous laisse en compagnie de quelques personnages croisés au hasard de ma route. Les deux premiers sont des vendeurs de souvenirs. Le troisième est le guide de notre promenade en radeau de bambou (je n’ose appeler ça du rafting, même si c’est le nom officiel!). Les enfants accompagnés de leur père revenaient de l’école, à Falmouth. «Mr Sunshine» et son dromadaire («his girl», comme il le disait à la blague), ont été aperçus à Prospect Plantation. Quant au cuisinier, il travaille au restaurant Mikado du Grand Bahia Principe (de la cuisine «japanicaine»!).

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Chapeau à Valérie Martin de Transat, qui a veillé à l’organisation du voyage (et de mon excursion à Nine Mile, un «extra»). C’était impec’! 

To be continued

P.S.: Heu oui, je sais, il n’y a pas beaucoup de femmes sur mes photos… lol

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Feel Irie

12 décembre 2008 · Un commentaire

Lucky Dube  n’est pas Jamaïcain mais Sud-Africain. Même si j’aime beaucoup Bob Marley, il reste mon reggae man préféré (assassiné en 2007)… Cette chanson me revient constamment en tête depuis le début du voyage. 

Et un incontournable du grand Bob, One love.

Toutes ces chansons entendues des centaines de fois prennent un tout autre sens écoutées dans leur contexte…

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Dunn’s River Falls

11 décembre 2008 · 2 commentaires

Dunn’s River Falls est sans contredit lune des attractions les plus populaires de la Jamaïque. Nous y sommes allés ce matin…

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Beaucoup de gens, quelques fausses pierres ici et là, mais énormément de plaisir!

(Merci à Bryn Weese pour les photos!)

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Du bobsled en Jamaïque

10 décembre 2008 · 4 commentaires

La passion des Jamaïcains pour le bobsled ne cesse de me fasciner. Hier, je me suis amusée à jouer les «bobsled babe», le temps de quelques photos au mythique Jamaican Bobsled Café de Montego Bay («MoBay» pour les intimes).

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Aujourd’hui, nous nous sommes rendus à Mystic Mountain, à Ocho Rios, afin de tester une nouvelle attraction: oui, des bobsleds pour tous (âge minimum: 8 ans)! Conçu avec un grand souci de l’environnement, Mystic Mountain est en fait un vaste terrain de jeux où l’on peut aussi faire du «tranopy». 

On se rend en haut de la montagne dans un téléphérique conçu de manière à détruire le moins d’arbres possible. J’ai d’abord hésité avant de faire la descente en bobsled (non seulement mon médecin m’a dit de me tenir tranquille à cause de mon muscle déchiré, mais j’avais la frousse!) et j’ai tellement eu de plaisir que j’y suis retournée trois fois. Je n’ai pas pu résister et j’ai concocté la petite vidéo qui suit… ;-)

La vidéo-résumé de mon voyage

Vidéo de Nine Mile, village natal de Bob Marley

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Dlo-gue et ti-drinks aux couleurs de l’été

9 décembre 2008 · 5 commentaires

Hier, on m’a offert ma première drogue jamaïcaine sur la rue, à Negril. Le mec a dû me trouver très étrange: après lui avoir offert un large sourire un peu gaga (ben quoi, ça veut dire que je réussis à bien camoufler ma «non-coolitude»! lol), j’ai refusé et braqué la caméra de mon n95 en lui demandant, à la blague, s’il voulait répéter son offre («Marijuana? Cocain? Ectasy?»). Le regard qu’il m’a jetée, ouf! «No camera!» Mais oui, mais oui, je sais. Mais ça va bien s’insérer dans le petit film que je fais dans ma tête depuis le début du voyage (va falloir que je trouve du temps pour monter tout ça au retour)… ;-)

Autre «spécialité locale»: le jerk chicken. Avouez qu’il a l’air délicieux (je parle du poulet, bien sûr!)… Le pauvre mec a servi de modèle à tout le groupe de journalistes. Remarquez qu’il n’avait pas trop l’air de s’en plaindre!

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Rick’s Cafe est une véritable institution dans la région.  Tous les soirs depuis 1974, des touristes s’entassent sur sa terrasse pour admirer le coucher de soleil. Reconstruit deux fois à cause des ouragans (en 1988 et 2004), l’établissement a remporté plusieurs honneurs, se retrouvant notamment dans la liste des dix meilleurs bars du monde répertoriés par Caribbean Travel and Life Magazine.

Les plongeurs téméraires peuvent par ailleurs se jeter en bas des rochers qui le borde. Je n’en suis toujours pas revenue. La mer a beau être invitante, les risques d’accidents sont bien réels! Chacun d’eux glisse quelques billets dans une cagnotte pour pouvoir s’offrir sa dose de sensation forte. Quand le montant atteint 20 dollars, un Jamaïcain se hisse en haut d’un arbre munie d’un plongeoir de fortune et effectue un saut spectaculaire de 35 pieds dans les eaux cristallines. 

Si j’ai des photos? Évidemment! Bien sûr, ma petite caméra a ses limites, mais pas ma patience: j’ai dû attendre une bonne quinzaine de minutes les bras en l’air, caméra braquée sur le plongeur, avant de le voir enfin se lancer dans le vide. Mais d’abord, quelques clichés de touristes casse-cou.

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On voit le mec tout en haut de l’arbre…

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… et le voilà qui saute (regardez bien)!

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Impressionnant, non?

Qui dit Caraïbes dit aussi petits-cocktails-aux-couleurs-de-l’été (et qui dit maman en voyage sans bébé pour la première fois depuis son accouchement dit TOUT PLEIN de petits-cocktails-aux-couleurs-de-l’été!). Voici le «Rick’s Frozen Rum Runner» (rhum blanc, brandy au canneberge, liqueur de banane, jus d’ananas, grenadine et jus de lime) que j’ai dégusté avant mes (délicieuses) crevettes et mon (succulent) jerk chicken en écoutant un reggae man chanter les succès de Bob Marley, Level 42, Inner Circle… Voyez le genre? Une superbe soirée!

negrilsrickdrinkCheers!

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Respect!

9 décembre 2008 · 5 commentaires

Les voyages de presse ne sont pas aussi glamour qu’on pourrait l’imaginer. Parfois, les horaires sont si serrés qu’on peut voir des enfilades de plages sans même avoir le temps d’y tremper le gros orteil. À d’autres occasions, les journalistes présents ont plus ou moins d’affinités entre eux. La «mayonnaise» ne prend pas. Remarquez, ce n’est pas obligatoire qu’elle prenne, mais on peut trouver le temps long pendant les repas de groupe.

Heureusement, il arrive que tout coule, sans complication ni prise de tête. C’est le cas de ce voyage-ci. L’horaire n’étant pas trop chargé, nous avons le temps de mener notre barque comme bon nous semble quelques heures par jour (j’ai ainsi pu terminer la rédac de ma chronique pour Canoë dans ma chambre d’hôtel hier matin!). Les journalistes sont à la fois tous très joviaux et indépendants, ce qui fait que les moments passés ensemble sont agréables, mais que chacun part de son côté dès que l’occasion se présente. Un parfait dosage. Vraiment, jusqu’à maintenant, je passe un séjour fort agréable.

Je suis totalement sous le charme des Jamaïcains. Leur étiquette «cool» leur va à ravir. Faciles d’approches, ils n’hésitent pas à répondre franchement quand on leur pose une question (bon, tout est relatif, ils ont tout de même intérêt à ce que les touristes continuent d’affluer alors rares sont ceux qui répondent «oui» quand je leur demande si le danger est bien réel ou s’ils en ont marre d’entendre la musique de Bob Marley!).

Autre truc que j’aime bien : les vendeurs ne sont pas agressifs pour deux sous. Hier, sur la plage de Negril, j’en ai croisé plusieurs et aucun n’a insisté quand j’ai hoché la tête pour leur faire comprendre que je n’étais pas intéressée par leur marchandise.  Puis, j’ai suivi Telford, que j’ai allègrement mitraillé avec mes caméras pendant qu’il me montrait les colliers qu’il confectionne (impossible de vous jurer que c’est vraiment lui qui les fait!) et vend pour gagner sa vie. Tellement généreux et relax (aucune vente sous pression), que j’ai fini par lui filer un billet de 10$ en l’échange d’un bijou qui n’en vaut sûrement pas plus de 3$. Il était content. Moi aussi.

Quelques photos de mon après-midi. Je raconterai ma soirée au Rick’s Café dans un prochain billet, il y a trop à dire!

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Montréal-Montego Bay

8 décembre 2008 · 5 commentaires

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Santé!

Je n’aurais jamais cru qu’un vol d’Air Transat pouvait être aussi agréable. La formule Club, c’est vraiment le pied! Siège hyper-confo, espace à souhait, nourriture «comestible»… Bien sûr, j’ai accepté sans broncher le verre de mousseux que m’a tendu l’agent de bord peu après le décollage! ;-)

À Montego Bay, il pleuvait à verse à notre arrivée. Heureusement, ce matin, le soleil brillait à nouveau. Comme il est déjà passé 23h et que je tombe de fatigue, quelques photos en vrac de notre première journée. Au programme: l’exploration d’une nouvelle région en développement, et plus particulièrement de l’hôtel Sandals de Whitehouse (aucun enfant dans les hôtels de cette chaîne). J’ai eu l’immense bonheur de patauger parmi les poissons en compagnie de deux collègues. Pendant ce temps, les autres journalistes se faisaient bichonner au spa. Moi, j’irai jeudi quand ils seront au golf… ;-)

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Ma chambre de l'hôtel Grand Palladium Lady Hamilton (Lucea)

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Moi qui me la joue pseudo-Paris au Sandals Whitehouse

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Sandals Whitehouse

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Section française du Sandals Whitehouse

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Section française du Sandals Whitehouse

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Bar de la section française, Sandals Whitehouse

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Le ciel vu de mon transat, sur la plage...

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Cocotiers (toujours au Sandals Whitehouse)

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Membre de l'équipage de notre excursion de snorkling

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L'hôtel vu du large

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Deux collègues sur le chemin du retour...

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À deux jours du départ

4 décembre 2008 · 6 commentaires

J’allais écrire un looong billet pour parler de l’état dans lequel je me trouve à deux jours de mon voyage en Jamaïque – le premier sans ma fille de deux ans (si l’on exclut mes 48 heures à New York l’automne dernier) – mais voilà que Marie l’urbaine résume très bien le tourbillon d’émotions qui m’habitent (sauf que moi, je ne vais pas faire de la coopération internationale mais bien me sacrifier à visiter des hôtels de luxe et à me faire bichonner dans un spa, lol). Merci Marie: je peux ainsi me concentrer sur mon rush pré-départ! ;-)

P.S.: Lisez la deuxième partie de son post, ne serait-ce que pour la finale si touchante…

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