
La Maison du macaron (au centre, on voit le parchemin expliquant l'histoire de ces petits gâteaux)
Après ma super-enquête parisienne du mois dernier, j’étais curieuse d’aller croquer dans les macarons made in Montreal. Mercredi soir, je me suis donc arrêtée à la boutique Point G sur l’avenue Mont-Royal et, hier, à La Maison du macaron, rue de La Roche.
Précisons ici que je ne suis absolument pas critique culinaire, que je ne possède aucune connaissance particulière en la matière et encore moins des talents de cuisinière! Mes recherches sont basées uniquement sur mon amour incommensurable des pâtisseries et sur ma gourmandise assumée.
J’avais déjà goûté les créations du Point G, mais jamais celles de la seule pâtisserie du secteur consacrée à ces petits gâteaux inspirés de la meringue. Verdict? Au risque de passer pour une snob finie, rien ne soutient à mon avis la comparaison avec Pierre Hermé à Paris.
MAIS j’ai adoré ceux à saveur de caramel à la fleur de sel du Point G (plus que ceux de la même saveur à La Maison du macaron) et je souris encore en pensant à mon délice chocolat et noisettes de La Maison du macaron.
Dommage, j’aurais aimé dire la même chose de celui à la mangue poivrée, moi qui suis friande de goûts épicés. Mais non. Trop de sucre dans la garniture, pas assez de poivre. J’aime les goûts bien définis. Tant qu’à marier des saveurs surprenantes, autant y aller franchement, non? Créer la surprise autant dans la bouche que dans la tête.

La petite boîte que j'ai achetée à La Maison du macaron. De haut en bas: pistache, mangue poivrée, caramel à la fleur de sel, mangue poivrée, caramel à la fleur de sel et chocolat et noisettes.
Je n’ai pas goûté toutes les saveurs non plus. Aurais-je été conquise par ceux à la noix de coco et à la fraise comme La Belle et Céline? Gabby, une Française installée à Montréal n’a elle aussi que des éloges pour La Maison du macaron. Framboise semble être le parfum qu’elle a préférée (un autre que je n’ai pas goûté).
Mon gros bogue dans les deux cas est le même que chez Ladurée à Paris: je trouve les biscuits un peu trop durs. Je les aime moelleux – mais pas trop, l’extérieur doit être un tantinet croustillant - comme chez Pierre Hermé. Ce dernier arrive à nous surprendre et nous ravir à la fois. On croque tantôt des morceaux de fruits en savourant le centre, tantôt des noix.
Surtout, comme je le mentionnais dans ma chronique «Choc des cultures», il est impossible de ne pas pousser de grands «huuum!» d’extase. On y peut rien: le parfait mariage des ingrédients agit comme un puissant générateur d’orgasmes gustatifs.
Envie de vous en mettre plus sous la dent? La Déroutée s’est livrée à un exercice semblable pour les chocolats et les desserts la semaine dernière. Étolane aussi pèche par gourmandise… À voir également, l’excellent reportage d’Eza Paventi sur la crème glacée réalisé au point G l’été dernier avec un des propriétaires.
Ma prochaine virée gourmande? Sans aucun doute le nouveau bar à chocolat de Geneviève Grandbois au Quartier DIX30, à Brossard.
AJOUT: L’émission L’Épicerie a réalisé un reportage sur les macarons à La Maison des macarons l’automne dernier.
P.S.: Depuis ma virée parisienne, je blague en disant que je vais m’inventer un nouveau métier: photographe de macarons. Pas mal comme boulot, non?