Le Salon du livre du Saguenay en images

Tel que promis, voici quelques photos prises au Salon du livre du Saguenay le week-end dernier. Une raison de plus pour écrire des tas de bouquins: je veux y aller chaque année!

P.S.: Désolée pour mes amis Facebook, qui ont déjà vu la plupart de ces photos!

Soulagée

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Photo: Marianne Larochelle (www.mariannelarochelle.com)

N’importe quel auteur vous le dira: nous avons tous la phobie que nos écrits ressemblent à ceux des autres. Que la lecture de ceci ou de cela influence malgré nous les histoires que nous élaborons. De ne pas être aussi «unique» qu’on aime le croire.

À sept semaines du lancement de Mama Cool, je viens de terminer la lecture de Mère Indigne, tome 1. J’avais bien attrapé quelques-uns de ses billets sur son blogue (surtout les plus récents – que j’ai adorés), mais je n’avais encore jamais plongé dans son bouquin.

D’abord parce que, comme je l’ai déjà écrit ici, je suis plus du genre à vouloir me sortir de mon quotidien qu’à m’y replonger lors de mes rares temps libres. Mais aussi parce que j’avais peur d’être influencée de près ou de loin par cette fille dont on ne me disait que du bien.

Suis plutôt soulagée. Mis à part une méfiance commune envers le Père Noël (elle aussi pense qu’il consomme des gras trans), Mère Indigne et Mama Cool sont très différentes. Alors que Caroline Allard raconte les péripéties de Fille aînée, de Bébé et des gens qui gravitent autour, Mama Cool se concentre principalement sur l’exercice de jonglerie extrême qu’entraîne la vie d’une nouvelle mère et sur les questionnements existentiels qui en résulte («assaisonnés» de quelques couches débordantes, tout de même).

Dans mon livre, le focus est davantage sur la mère que sur l’enfant. Déboussolée, Mama Cool tente de trouver l’équilibre entre la maternité, son amour des voyages et son incompréhension de ce nouveau monde qui l’entoure, peuplé de bonshommes multicolores et d’inconnus qui croient que les bébés sont des propriétés publiques. Elle a envie de garder un soupçon de futilité dans sa vie, aussi, ne serait-ce qu’en se baladant avec la même poussette que Gwyneth Paltrow… :-) 

Les chroniques Mama Cool ne sont pas toutes humoristiques, bien que certaines relèvent du pur délire. Le leimotiv du «personnage» (peut-on vraiment parler de «personnage»?): «Maman, mais pas matante!» Elle cherche avant tout à rester elle-même. Mais ce «elle-même» a-t-il changé?

Bref, deux filles différentes, mais toutes deux essentielles à votre bibliothèque! ;-) 

P.S.: Mes chroniques indignes favorites de ce tome 1? Vert luisant, une fiction cathartique (p.33) et Mère indigne sauve son couple (p. 203). Et oui, je lirai le tome 2! Les chroniques que j’ai attrapées sur le blogue de Caroline Allard me laissent présager un bouquin encore plus savoureux que le premier. :-)

P.P.S.: J’oubliais: Mama Cool (éditions Michel Lafon) sera en vente au Québec dès le 5 mai! Aussitôt que j’aurai l’autorisation de montrer la couverture, comptez sur moi pour me ruer sur mon ordinateur!

Indignes et délicieuses

fond2_smallSuis allée faire un saut au lancement des capsules webtélé de Mère Indigne hier. Mon verdict? De purs délices! Non seulement la réalisation de Myriam Bouchard est impec’, mais le casting, la direction photo, la signature visuelle et les textes, bien sûr, font de ces petits bijoux des oeuvres de grande qualité qui séduiront autant les femmes que les hommes à mon avis. 

Je dois cependant faire une confession. J’ai très peu lu Mère Indigne, que je trouve pourtant extraordinaire. Je craque pour son irrévérence, son sens du punch, ses mises en situations loufoques, ses personnages… bref, je la trouve géniale. Mais comme je le dis souvent, il y a deux types de lecteurs. Ceux qui aiment plonger dans des histoires qui leur ressemblent, et ceux qui veulent, au contraire, se sortir de leur quotidien. Je fais partie de la seconde catégorie.

Pourtant, j’ai moi-même «chroniqué» sur la maternité sur Sympatico/MSN. Non seulement j’y ai pris un plaisir énorme, mais mes textes prendront bientôt la forme d’un livre publié aux éditions Michel Lafon (Mama Cool sera en librairie au Québec au début mai)! Peut-être que, justement, à force d’être plongée dans le sujet, j’avais besoin de prendre du recul. De dévorer les blogues de voyageurs pour m’évader un peu de ce quotidien intense – qui comporte son lot de grandes joies mais aussi plusieurs petits deuils!  - dans lequel je mordais à pleines dents.

Maintenant que ma fille est plus grande et que je suis suffisamment indigne moi-même pour prendre la poudre d’escampette en solo de temps en temps, je plongerai probablement bientôt dans la lecture des deux tomes de Mère Indigne, qui semble tout aussi attachante que son personnage.

En attendant, je vais me délecter des capsules hilarantes diffusées sur le site de Radio-Canada

P.S.: Comme plusieurs blogueuses ont pris part à l’événement, j’ai eu la chance de croiser quelques personnes que je connaissais déjà mais que je vois trop peu souvent (comme Marie l’urbaine), et de mettre un visage sur d’autres que je lis occasionnellement. Chapeau à Radio-Canada pour cette initiative, c’était vraiment sympa de se «voir en vrai»!