J’adore photographier les personnes âgées en voyage. J’ai l’impression que leurs visages renferment des centaines d’histoires. En quelques clics, ils m’ouvrent les bras de leur monde. Des vies que j’effleure le temps de capter une émotion. Car c’est elle que je traque constamment. Je suis une avaleuse d’émotion.
J’aime voir la pointe de fierté dans leurs yeux quand je demande si je peux leur tirer le portrait, le plus souvent en leur montrant mon appareil photo et en rigolant avec eux.
Puis, vient un temps où ils oublient un peu la caméra.
Un ange passe.
C’est ce moment béni où les visages se délestent de leurs sourires poseurs que je préfère. Quand j’ai l’impression de voir les pensées retrouver leur fil bien à elle. Les pensées qui étaient là avant qu’une étrangère braque sa caméra sur leurs sillons bavards…
Évidemment, en voyage de presse, il arrive que d’autres journalistes se remettent à les mitrailler comme on peut le voir sur la photo ci-dessous. D’un coup, l’expression change.
Pour certains globe-trotters, «voler l’âme» des aborigènes relève de l’indécence. Pour moi, c’est plutôt une manière de leur rendre hommage. Des visages labourés comme autant de langues à décrypter. Parfois, la parler n’est pas nécessaire. Le respect suffit.
P.S.: J’ai publié ces photos prises à Chapala, au Mexique, dans l’ordre chronologique.
Elle m’a semblé surgir de nulle part. Un petit oiseau au vol chancelant. Elle a traversé le cadre de cette photo prise au hasard à Guadalajara quelques secondes avant que je fasse «clic».
Des cheveux en bataille. Les joues barbouillées. Les pieds couleur charbon. Des haillons gris comme le ciel ce jour-là.
L’âge de ma fille.
Le choc, au moment où je m’y attendais le moins.
Je me suis demandée quelle était la nature du lien qui l’unissait aux deux garçons qu’on aperçoit sur la photo.
Me voici maintenant à Puerto Vallarta. Avant d’aller au lit, quelques scènes croquées dans les rues de Tequila (la première) et Guadalajara (toutes les autres) hier, en attendant d’avoir le temps de reprendre la plume. J’adore les portraits, mais aussi les photos qui racontent des histoires…
Si vous avez envie d’avoir une idée du programme de la journée d’hier, je vous invite à lire le texte de ma collègue Nathalie De Grandmont sur Jaimonvoyage.ca.
(À noter que j’effectue ce voyage grâce à l’invitation du Conseil de Promotion Touristique du Mexique et aux hôtels qui nous hébergent, soit le Presidente Intercontinental Guadalajara et le Mariott Puerto Vallarta.)
De la pluie? Pfff! Si peu! Il n’y a pas qu’au Québec que les météorologues déraillent… Après un début de matinée plutôt gris, nous avons eu droit hier à un soleil radieux presque toute la journée. J’en ai profité pour faire l’une des choses que j’aime le plus: des portraits. Quelques «personnages» qui ont croisé ma route à Tequila et Guadalajara…
Je viens tout juste d’arriver à Guardalajara, où je passe quelques jours pour un voyage de presse à l’invitation du Conseil de Promotion Touristique du Mexique. Sitôt arrivée à l’hôtel, voici mon premier bulletin météo…
Vous avez le droit de vous bidonner, bandes de jaloux!
Rien de tel que les voyages pour stimuler la création. Même ceux qui sont passés. Je suis là depuis ce matin à me demander de quoi je vais bien pouvoir parler dans ma prochaine chronique Mama Cool. Je glande en regardant des photos sur Facebook… et je tombe sur mes vieux clichés du Mexique.
Tulum, Mexique
Tulum, Mexique
Cenote du Yucatán
Non mais avouez que c’est inspirant?
«C’était en mai 2006. J’étais enceinte de trois mois, je me promenais en sortant fièrement le ventre et j’étais persuadée que la Terre entière le voyait…»
Nous avons tous entendu parler de la Tomatina, mégabagarre de tomates qui se déroule depuis les années 1940 à Buñol, en Espagne, le dernier mercredi d’août. Ce qui surprend, c’est plutôt le fait qu’aucune des 30 000 personnes prenant part à l’événement ne connaît vraiment son origine et encore moins son but!
Par contre, l’objectif du festival Santa Maria de Ribarteme («Festival du presque mort»), qui a lieu à la fin de juillet à Las Nieves, non loin de la frontière portugaise, est clair: souligner la vie de gens qui sont passés à deux doigts de la perdre. Pendant cette journée qui leur est consacrée, les rescapés s’installent dans des cercueils et se rendent à l’église, transportés par leur famille. Après la cérémonie, ils se lèvent et racontent l’aventure qui les a conduits aux portes de l’au-delà. La journée se termine par une soirée de danse endiablée.
En France, plus précisément à Trie sur Baïse dans les Hautes-Pyrénées, la Fête du cochon donne lieu à des scènes plutôt surréalistes à la fin de l’été. Le clou? Le Championnat de France du cri de cochon! Il ne s’agit pas de tenter d’imiter bêtement l’animal, mais de démontrer de réels talents d’imitateur porcin. […]
Si vous passez par Oaxaca au Mexique le 23 décembre prochain, ne vous étonnez pas si les crèches sont faites… de légumes! La Noche de Rábanos célèbre en effet le radis. Des statues conçues avec cette plante potagère chérie, des fleurs et des feuilles de maïs sont aussi exposées. L’histoire ne dit cependant pas si on peut croquer l’âne et le bœuf à la fin de la journée.
Pendant que nous commençons à peine à imaginer nos prochains déguisements d’Halloween, les Chinois font des offrandes aux fantômes et les Mexicains pensent tranquillement au festin qu’ils iront déguster sur les tombes de leurs ancêtres les 1er et 2 novembre. Une petite visite chez Dracula avec ça?
Si, en Amérique du Nord, l’Halloween est surtout l’occasion de décorer des citrouilles et de savourer des friandises, ailleurs dans le monde, les traditions entourant la mort sont souvent chargées de sens. Pour l’œil occidental, quelques-unes peuvent d’ailleurs surprendre. Quiconque débarque à Taïwan pour la première fois pendant le septième mois lunaire, dont les dates varient selon les années, s’étonnera par exemple de voir des hommes d’affaires, cellulaire à la main, aller faire des offrandes à Bouddha. Le long des rues, des familles préparent des tables de victuailles, mettent le feu dans de gros récipients et allument des bâtons d’encens. Pourquoi toute cette mise en scène? Mais parce que c’est le mois des Fantômes, pardi! Et qu’on ne badine pas avec l’au-delà… La suite sur Canoë!
À lire aussi: des tas de faits sur l’Halloween d’un point de vue touristique.
Ajout: Évidemment, maintenant que l’article est terminé et remis, je n’arrête pas de tomber sur des trucs cool qui auraient pu faire partie de mes clins d’oeil de la fin, comme ce défilé de zombies en Alabama!