Depuis quelques semaines, je reçois de plus en plus d’invitations à titre de blogueuse. Toujours étrange, comme journaliste, d’être sollicitée par un relationniste pour son blogue plutôt que pour les médias auxquels on collabore! Étrange, mais drôlement grisant. Serait-ce qu’on s’intéresse désormais au «pouvoir» des individus plutôt qu’uniquement à celui des médias de masse? L’impact des blogues commencerait-il enfin à être reconnu par le monde des médias traditionnels? Ou alors veut-on simplement s’assurer une visibilité pendant que les gros joueurs croulent sous les invitations et n’en honorent qu’une infime partie? Chose certaine, ce ne sont pas les blogueurs qui vont s’en plaindre! Et croyez-moi, ceux qui ont accepté l’invitation du POP! bar à vin hier soir semblaient fort satisfaits de leur sort…
«Nous avons invité les journalistes l’année dernière alors cette année, comme nous avons changé de chef, nous avons cru intéressant d’inviter des blogueurs afin d’aller chercher une autre clientèle», explique Julie, chargée des relations de presse du restaurant de l’avenue des Pins, à Montréal. Le POP! tente aussi de sortir de l’ombre de son voisin, l’incontournable Laloux, géré par la même équipe.
C’est le boulanger et cuisinier James McGuire qui agit désormais à titre de directeur de la création pour le salé, alors que Michelle Marek concocte desserts et POPtails. Fait intéressant: cette dernière tient elle-même un blogue depuis cinq ans (en anglais) baptisé …an endless banquet. «Le temps est un bateau, la Terre est un gâteau», nous sert-elle en guise d’apéro.
Les présentations maintenant. Autour de la table (de gauche à droite sur la photo): Gina Desjardins, Cécile Gladel, CindyLou, moi, Jean-Aymeri de Magistris et Patrick Dion (qui se vantait d’avoir pondu la moitié de son billet avant même de goûter un plat;-).
Le menu: arancini, olives marinées aux agrumes et thym, pain croustillant, purée de pois chiches au yaourt et piment d’Espelette (mon coup de coeur); salade de crevettes de roche, concombre, céleri, orange et curry; tartare de poisson; carpaccio de pétoncles, radis, citron vert et mousse de yaourt à la moutarde et plateau de charcuteries maison et légumes marinés (second coup de coeur – j’assume totalement mon côté carnivore) en entrée. Puis, trois tartes: poivrons, proscuitto, échalottes au Balsamique et chèvre frais; ratatouille, vieux cheddar et roquette et boudin; oignons caramélisés, pommes, persil et pacanes.
Le clou: les desserts! J’ai bien tenté de trouver des points négatifs (je n’aime ni les tomates, ni le boudin?), mais comment résister à un endroit qui offre un «pré-dessert»? Pré-dessert qui, précisons-le, nous a tous fait rouler des yeux dès la première cuillerée, alors que crème et confiture s’unissaient pour offrir au palais un aperçu du paradis (bon, d’accord, j’ai l’extase facile quand vient le temps de passer au sucré… lol).
Si l’assiette composée de cerises, de pain de Gênes, de crème chiboust, de granité amande et de sorbet cerise m’a ravie, c’est le Pot-de-crème au chocolat, caramel et sel de Maldon qui m’a fait gémir de plaisir. L’onctuosité de la crème et le croquant des biscuits m’ont officiellement fait inscrire le POP! sur la liste des endroits «À revisiter absolument». Un troisième dessert? Désolée, oublié. Mes papilles n’en avaient que pour le pot-de-crème!
(Note à moi-même: ne jamais devenir critique culinaire, je serais beaucoup trop prévisible. Le chef n’aurait qu’à brandir sa spécialité chocolatée et je tomberais à genoux en criant: «Encore! Encore!»).
Quoi? Ce n’est pas tout? Coup de grâce: un plateau de douceurs composé de pâtisseries, de sablés et de pâte de fruit. Juste assez croquants – mais pas trop, ce qui gâche trop souvent le plaisir – les macarons ont aussi fait l’unanimité (du moins, de mon côté de table!
Bien sûr, on va aussi (surtout?) chez Pop! pour le vin. Chacun de ceux que nous avons goûtés hier soir était parfaitement assorti aux plats. Je ne connais pas grand chose au vin (ça goûte bon, ça compte?), mais je me soigne (et c’est un sacré bon endroit pour le faire!).
Le défi de la soirée: arriver à croquer tous ces bons petits plats sur «pellicule» avant que la meute ne se mettent à dévorer le contenu des assiettes. Si j’y suis parvenue? Je vous laisse juger par vous-mêmes…
Chose certaine, je me suis autant régalée des délices qui nous ont été offerts que de la compagnie de mes convives! Laissez-moi vous dire que six blogueurs réunis, ça donne lieu à des scènes plutôt inusitées…
Quoi? Quelqu’un a-t-il un problème avec les caméras et les cellulaires à table?
L’addition, me demandez-vous? Pour la maison! Notez que «pour le commun des pas-virtuel-hot-comme-nous» (lol), le «menu gourmand» coûte 32 $ par personne (groupe de quatre personnes et plus) plus le vin, bien sûr.
Note: J’ai pris toutes les photos de cet article, à l’exception de celles où l’on me voit, qui sont de CindyLou et de Cécile Gladel.











































