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Articles étiquettés ‘St-Félicien’

Mon zoo

27 juillet 2009 · 5 commentaires

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Je perds toute objectivité quand il s’agit du Zoo sauvage de St-Félicien, où j’ai vécu plusieurs de mes plus beaux souvenirs d’enfance. Du plus loin que je me souvienne, mes parents achetaient des passes saisonnières (maintenant annuelles). Mon grand-père a longtemps conduit l’un des trains des sentiers de la nature. J’y ai même travaillé, un été. Je vendais des tourtières et de la soupe aux gourganes… Impossible d’oublier cette touriste française qui avait un jour commandé une «pitoune» au lieu d’une «poutine»! Mes deux petites soeurs y ont aussi décroché des boulots saisonniers.

À l’âge de 19 ans, quand j’ai voulu poser ma candidature à La Course Destination Monde, c’est là-bas que j’ai réalisé le reportage qui accompagnait mon dossier, le portrait d’un gardien qui avait développé une relation particulière avec une guenon (heu non, ce n’est pas du tout ce que vous croyez!). Une histoire d’amitié vraiment touchante (mais ma candidature n’a pas été retenue).

Les souvenirs s’entassent, pêle-mêle, dans ma mémoire. L’ours noir qui faisait tourner une grande roue dans laquelle on déposait des arachides. Les girafes qui nous léchaient la main avec leur grosse langue mauve. Les hippopotames à qui quelques rigolos avaient fait boire de la bière. Les singes qui frappaient dans les vitres à la moindre moquerie. Leurs cris, aussi, qui donnaient froid dans le dos. L’air encore glacial, au printemps, dans les sentiers. Le «Grand Tracel», pont de bois qui chevauche un ravin de 25 mètres. Sans oublier les chiens de prairie, que je voulais tous adopter!

La mission du zoo a beaucoup évolué au cours des dernières décennies. J’aime bien que les animaux exotiques aient été réintroduits. En axant sur la nature boréale plutôt que seulement sur la faune et la flore d’ici, on peut s’offrir un tour du monde unique en quelques pas.

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Cette année, les tigres de l’amour, nouveaux pensionnaires, attirent particulièrement l’attention des visiteurs (on peut même les observer à l’aide de caméras qu’il est possible de contrôler en ligne, comme pour les macaques japonais, les ours grizzlys et les ours blancs).

L’an prochain, ce seront les steppes de la Mongolie qui seront mises en vedette. Pour avoir un avant-goût de ce que nous pourrons y découvrir, une technicienne se balade tous les jours avec un bébé chameau en laisse. Comment ne pas craquer?

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Maintenant, c’est au tour de ma fille de débuter sa collection de souvenirs…

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Catégories : Amérique · Sur la route · Voyager avec des enfants
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La Chouape en vidéo

27 juillet 2008 · Un commentaire

Je vous parlais de la microbrasserie La Chouape de St-Félicien récemment. Voici quelques images qui vous donneront une meilleure idée de l’ambiance (tournées un dimanche soir où tous les clients étaient sur la terrasse…).

 

Catégories : Canada · Gourmandise · Sur la route · Tour du Canada en 31 jours · Trouvailles · Vidéo
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Bière bio à La Chouape

23 juillet 2008 · Un commentaire

J’ai glissé un mot sur la nouvelle microbrasserie de mon patelin, qui a ouvert ses portes le 6 juin dernier, dans ce billet. J’y suis allée la veille de mon départ du Lac-St-Jean en compagnie de Jo, Nathalie et Martin, des amis de longue date. J’ai été agréablement surprise. 

 

D’abord, la déco. Relaxe, sans flafla. Beaucoup de goût. Je pourrais ajouter un tantinet branchouille, mais en conservant un côté rustique tout à fait charmant. Une petite terrasse permet de savourer sa bière tranquillement en regardant passer «la foule» (hi! hi!) sur le boulevard Sacré-Coeur. Ça contraste avec les tavernes de mononcles et les pseudo-clubs de la ville! Tout à fait le genre d’endroit où l’on a envie de se retrouver pour le 5 à 7. 

 

Jo, moi, Nathalie et Martin

 

«Le propriétaire, Louis Hébert, a gagné un concours pour les jeunes entrepreneurs», soulignent mes amis. J’apprends par la suite que le projet a en fait remporté plusieurs prix, dont PME Académie de la Chambre de commerce et d’industrie, auquel mes amis faisaient référence. Ce qui distingue vraiment La Chouape des autres microrasseries – toutes origines confondues – est l’utilisation d’orge bio cultivée par l’entreprise elle-même.

 

«La Chouape est un concept unique au Canada de production de malts et de bières de spécialités brassées selon des méthodes traditionnelles et avec des ingrédients biologiques de première qualité, résume un communiqué de LOJIQ (Les Offices jeunesse internationaux du Québec, qui a remis un prix à la PME lors du Concours québécois en entrepreneuriat, édition 2008). Malterie-brasserie artisanale en symbiose avec la ferme biologique, l’entreprise cultive ses propres ingrédients, un concept innovant dans la veine des vignobles, cidreries et fromageries fermières du Québec.»

 

Le but de Louis Hébert? Transformer la ferme familiale en ferme brassicole, mentionne Le Quotidien. Non filtrées et non pasteurisées, les produits de La Chouape ne contiennent pas d’agent de conservation.

 

Mais alors, elles goûtent quoi, ces bières? N’étant pas une amateure, j’ai bien aimé la blanche à cause de son goût citronné. Au menu pour le moment: La Blonde de l’autre, la Bière de blé aux agrumes (la mienne!), la Rousse amère et la Noire à l’avoine. Pour 8 $,  la «palette» permet de déguster les quatre. C’est ce qu’a choisi Joseph. Sa favorite? La rousse (mais c’est toujours celle qu’il préfère, peu importe le brasseur). L’entreprise compte embouteiller et distribuer ses premières bières d’ici la fin de l’été.

 

 

Ça fait un bien fou de voir autant de belles initiatives dans la région. St-Félicien manquait cruellement d’endroits pour les 20-35 ans. Disons qu’entre Le Richelieu et le Folie bar, les choix n’étaient pas très nombreux jusqu’à l’ouverture de L’Associé T et de La Chouape!

 

AJOUT 21 décembre: Le Quotidien m’apprend que deux des bières de La Chouape sont maintenant disponibles en bouteille!

Chapeau!

Catégories : Canada · Sur la route
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St-Félicien version 2.0

18 juillet 2008 · 7 commentaires

Il change, mon vieux patelin. Moi qui me plains depuis des années de l’absence de variété, voilà qu’on trouve un endroit où l’on sert du sushi, une microbrasserie et un café baptisé L’AssociéT, où l’on peut boire des lattés dignes de ce nom et du café équitable. J’y suis d’ailleurs en ce moment pour écrire ces quelques lignes (oui, ils ont Internet sans fil! Plus besoin de me promener dans la ville pour squatter les connexions non-sécurisées afin d’envoyer mes textes pendant mes passages dans la région) en compagnie de mon homme, pendant que Grand-Papa et Grand-Maman sont au zoo avec Bébé (je prends une petite pause entre la rédaction de ma chronique hebdo Mama Cool et de celles du Tour du Canada en 31 jours – que nous avons conclus ici avant-hier).

 

Voici un aperçu des lieux.

 

Audrey Girard, l’une des employées

Il y a même quelques jouets pour les enfants

Les meubles sont tous recyclés 

Joseph, bien concentré

 

J’ai quitté St-Félicien à l’âge de 16 ans. La raison officielle: aller poursuivre mes études à Jonquière. En réalité, je rêvais de ce jour depuis que, toute petite, j’avais vu Cannelle, Pruneau, Ti-Brin et Doualé jouer dans une ruelle. J’aimais l’idée de côtoyer la différence (ah oui? Ça existe, des gens à la peau noire?) mais surtout, d’avoir des choix. Chaque fois que je regardais les compétitions de gymnastique aux Jeux Olympiques, enfant, je disais à ma mère combien j’aimerais pouvoir essayer cette discipline moi aussi. Je voulais suivre des cours de ceci, de cela, mais aucun d’entre eux n’étaient offerts dans mon coin de pays. Je m’ennuyais ferme, moi qui était beaucoup plus intéressée par la vie culturelle que par la nature et les grands espaces. La métropole me fascinait. Elle me fascine toujours. 

 

Au fil de mes (souvent brèves) escapades dans les parages, j’ai vu le visage de la ville de mon enfance vieillir un peu, mais ses traits demeuraient les mêmes. Je n’ai jamais su si je trouvais cela inquiétant ou rassurant. Depuis quelques mois, j’ai cependant l’impression qu’elle prend un coup de jeune. Peut-être est-ce à cause d’initiatives comme Portes ouvertes sur le Lac, organisme fondé par des gens qui ont à coeur le développement régionnal (notamment par mon ex-prof devenue amie, Marie Fillion), qui aide des immigrants à venir s’installer au Lac-St-Jean? De Démokratia, qui permet aux jeunes de s’impliquer dans la vie politique? Sans doute. Mais c’est aussi parce que la jeune génération a décidé de prendre les choses en main et d’amener un peu d’eau à un moulin presque asséché.

 

Le café L’AssociéT en est un bon exemple. Le propriétaire, Jean-Luc Boily (qui a quelques siècles de moins que moi, alors je ne l’ai jamais rencontré malgré la petitesse de la ville), a voulu en faire un lieu où les gens se sentiraient comme chez eux. C’est réussi. 

 

Comme le Café Cambio à Chicoutimi ou La Boîte à bleuets, à Alma, l’endroit se veut une espèce d’incubateur à idées. Les meubles proviennent d’un organisme qui amasse des fonds pour la sauvegarde de l’Église de St-Méthode, localité voisine de St-Félicien. La consommation responsable y est mise de l’avant. On privilégie les ingrédients régionaux, biologiques et équitables. Le propriétaire espère par ailleurs que des gens y développeront des projets liés à l’environnement (voir article de L’Étoile du Lac). On y présente des spectacles et divers événements. Bref, ça bouge et ça fait un bien fou. 

 

Je me sens soudainement un peu moins loin de Montréal. Reste maintenant à convaincre la population de venir boire leur café ici plutôt que chez Mikes…

 

Précision 13 septembre 2008: paraîtrait que le sushi n’ait pas fait fureur à St-Félicien… Le resto qui en vendait a cessé de le faire!

Catégories : Canada · Réflexions
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