Ma première chronique à Libre-service

Hier soir, j’ai présenté ma première chronique voyages à Libre-Service, émission phare de la nouvelle chaîne MAtv (ex-Vox). Beaucoup de plaisir sur le plateau! La photo ci-jointe, prise avec Katherine Riva et Camille Dg quelques minutes avant d’entrer en ondes, le démontre bien.

Petite précision sur les forfaits tout-compris, dont j’ai parlé en début de chronique, puisque j’ai eu peu de temps pour élaborer. Oui, c’est possible de trouver des aubaines à 1000$ et moins pour une semaine. Ce qu’il faut savoir, par contre, c’est que plus on attend, moins on a de choix. En basse saison (au moment des ouragans par exemple), quand les gens voyagent moins, on peut dénicher des perles. Mais dans les périodes de pointe comme à Noël ou pendant la semaine de relâche, attendre la dernière minute est plus risqué.

En complément d’info, voici le lien d’une entrevue que j’ai réalisée avec Chris Myden, créateur du site Yuldeals.ca. Ce mordu de voyage scrute quotidiennement plusieurs sites pour dénicher des aubaines. Il a même lancé récemment un outil de recherche qui permet de trouver des aubaines dans des destinations soleil sur plusieurs sites simultanément. Un extrait de l’interview:

Les gens veulent toujours savoir s’il y a un meilleur moment dans la journée pour acheter quand on parle de voyage. Faites-moi confiance: il est impossible de deviner quand un billet d’avion sera réduit et les vraies bonnes aubaines sont complètement imprévisibles. Bien sûr, les voyagistes aimeraient que vous croyiez que le meilleur moment pour acheter est «toujours»!

Je conseille généralement de commencer à regarder les prix des billets des plus grandes compagnies aériennes plus de deux mois avant la date prévue du départ, en espérant les voir baisser. Règle générale, je dirais de garder un oeil une saison à l’avance. À moins d’un mois du départ, les prix peuvent grimper et ne jamais redescendre. Plus on se rapproche de la date, plus les prix vont monter, surtout si l’avion est presque plein. Lire la suite

Ça commence bien… à Paris

Ah! Paris. Est-ce possible de s’en lasser? Je ne crois pas. Chaque fois, je tente de découvrir de nouveaux quartiers, mais je ne peux m’empêcher de retourner dans certains lieux qui m’ont marquée au fil des ans. Me rendre dans la Ville Lumière sans passer par Saint-Germain-des-Prés? Inconcevable. Il m’arrive même encore parfois de m’attabler au Café de Flore (ne le dites surtout pas à mes amis parisiens), même si l’endroit est devenu une caricature de lui-même. J’entends presque les artistes qui y sont passés…

Comme je le racontais ce matin, immanquablement, je m’achète une (ok, DES) pâtisserie(s) chez Pierre Hermé, rue Bonaparte, que je vais déguster place Saint-Sulpice (mon préféré reste le Carrément chocolat, mais je goûte toujours au moins un nouveau parfum de macaron et une pâtisserie jamais testée). Je ne crois pas m’y être déjà arrêtée sans croiser des touristes japonaises… :-) Lire la suite

Assumons notre «touristitude»!

Ce matin, j’ai fait ma première chronique à l’émission Ça commence bien, diffusée (en direct) à V. Mon sujet: des suggestions d’escapades entre copines. La liste aurait pu être infinie. J’ai eu envie de parler de deux destinations québécoises et d’une ontarienne.

Les spas ont poussé comme des champignons dans la Belle Province au cours de la dernière décennie. Tous ne sont pas égaux, mais plusieurs sont de grande qualité. Au Saguenay, on trouve notamment L’Étnernel, dans les monts Valins. Dans la région, plusieurs choses à faire: randonnées dans les parcs nationaux, ski l’hiver (le spa est à deux pas du Valinouet) et autres activités de plein air. Pour un tourisme plus responsable, la Coop V.E.R.T.E. offre plusieurs forfaits intéressants.

Ma deuxième escale: Mont-Tremblant. Toujours agréable de s’y retrouver, peu importe la saison, tant pour pratiquer des activités de plein air que pour flâner dans le village piétonnier ou aller au spa. Parmi les nouveautés, mentionnons Côté Nord, où il est possible de louer des chalets de luxe. Parfait pour des groupes de copines!

Mon troisième choix: les chutes Niagara. Pourquoi? Parce qu’il faut les voir une fois dans sa vie, mais aussi pour le côté kitsch de la destination. Ultra-touristique, c’est le genre d’endroit où rigoler un bon coup devant les clichés canadiens. Il y a quelque chose de surréaliste à se retrouver sur un bateau en puncho bleu entouré de gens des quatre coins de la planète. J’ai ri aux larmes pendant l’excursion Maid of the myst, tant parce qu’on en sort trempé de la tête au pied qu’à cause des réactions des gens. Près des chutes, on observe souvent des arcs-en-ciel. Tout le monde se retrouve donc avec des tas de photos de Calinours (j’en ai toute une collection)!

Il y a un certain snobisme entourant le monde du voyage. Je ne calcule pas le nombre de fois où j’ai vu des routards parler des «touristes» avec un dédain évident. D’accord, un touriste n’est pas forcément un voyageur. Mais pour moi, un voyageur reste AUSSI un touriste.

Présenter des destinations qui sortent des sentiers battus? Oui, bien sûr, j’adore! Mais soyons réalistes: quand on a seulement quelques jours de congé (ou même une semaine), il est difficile de vivre un «vrai» voyage loin des clichés. Dans ce cas, je préfère les embrasser, moi, ces clichés. Les vivre à fond, avec une bonne dose d’humour. Vive les photos d’ours empaillés et les souvenirs quétaines!

Je prends autant de plaisir à jouer les «touristes extrêmes» qu’à prendre mon sac à dos pour voir du pays autrement. Je suis une touriste «attrapée» consentante.  Ce qui ne m’empêche pas de rêver à mes prochains voyages dans des endroits méconnus d’Asie…

L’important, pour moi, est surtout de ne pas me prendre au sérieux. Après tout, le voyage, c’est fait pour avoir du plaisir, non? :-)

(La chronique sera bientôt disponible en ligne.)

P.S.: Merci à Pierre-Luc Cloutier pour la photo.

Pour me suivre sur Twitter et Instagram: @Technomade.

Coup de coeur pour Voyages au bout de la nuit

Dans le rayon des (nombreux) projets couchés sur papier que je n’ai jamais vu se concrétiser, il y a celui d’une série qui présente la vie nocturne de différentes cités. L’équipe de Voyages au bout de la nuit a non seulement «accouché» d’une émission de télé sur ce thème, mais aussi d’un volet Web qu’on peut découvrir dès maintenant, même si les six épisodes seront seulement diffusés à partir de la mi-novembre.

Mettons tout de suite quelque chose au clair: je travaille comme animatrice des médias sociaux pour TV5, où sera diffusée Voyages au bout de la nuit, et j’ai quelques copains dans l’équipe de production/tournage. Je suis donc clairement en conflit d’intérêts. Aurais-je été aussi enthousiaste dans d’autres circonstances? Répondre par la négative serait mal me connaître…

Vous dire à quel point j’ai tripé sur les premiers épisodes Web visionnés!  La première et la deuxième vidéo m’ont mis l’eau à la bouche. Il faut bien sûr se balader dans tout le site. On y trouve notamment une timeline rappelant Google Street View (cliquez sur «La production») qui permet de suivre toutes les étapes de la production.

Pour mieux comprendre de quoi il en retourne, voici l’entrevue que j’ai réalisée pour les réseaux sociaux de TV5 avec Alexandre Gravel, producteur du volet multiplateforme (Toast Studio) et Ian Quenneville, producteur du volet télé (InformAction Films).

Quant à savoir si j’ai un pincement au coeur en voyant des projets que j’ai moi-même voulu monter prendre vie, ça dépend. Tant d’éléments font qu’une idée aboutit ou non! Dans ce cas-ci, ce que j’ai vu est tellement prometteur que je ne peux que me réjouir. Ça fait un bien fou de constater que des projets qui sortent des jolis sentiers balisés dans lesquels les chaînes tentent trop souvent de nous emmener peuvent parfois trouver preneur.

Je serai donc aux premières loges pour applaudir le soir de la première. Vivement plus d’émissions qui font voyager autrement!
Pour me suivre sur Twitter et Instagram: @Technomade.

Nus, culottés et franchement sympas

Ils s’appellent Nans et Mouts et sont nomades dans l’âme. Après avoir coécrit avec la Québécoise Anik-Marie Bouchard  et le Français Guillaume Charroin La bible du grand voyageur, qui sera publié chez Lonely Planet en août, Nans eu envie de démontrer concrètement comment il est possible de voir du pays avec les moyens présentés dans le livre. Le timing était parfait pour Mouts, qui revenait d’un an de voyage en stop du Brésil au Canada, suivis de six mois d’études en Suède, puis de trois mois au Québec et trois mois au Costa Rica.

Tant qu’à illustrer, ils y sont allés à fond: ils débutent et terminent chaque émission… nus. L’idée n’est pas seulement accrocheuse, elle vise à démontrer qu’il est encore possible de compter sur la générosité des gens.  Ainsi, au fil des rencontres, ils arrivent à se vêtir, à se déplacer (auto-stop, bateau-stop, avion-stop…) et à se loger. Ils dorment tantôt chez des gens qui leur offrent l’hospitalité, tantôt dans des abris de fortune.

Pour avoir mijoté des tas de concepts télés sur les voyages, je suis bien placée pour savoir qu’il ne suffit pas d’avoir de bonnes idées pour qu’elles se retrouvent au petit écran. C’est pourquoi j’étais bien intriguée par le parcours de Nans et Mouts. Et tellement heureuse de voir un projet du genre aboutir!

Après avoir réalisé une première entrevue avec le duo pour le blogue de TV5 (la série a été présentée au Canada avant de l’être en France - avis aux Français, le premiers épisode est… aujourd’hui!), je n’ai pas pu m’empêcher de leur poser des questions supplémentaires sur les coulisses de leur projet.

Les deux entrevues sont ici:

Dix questions à Nans et Mouts de Nus et culottés

Dans les coulisses de Nus et culottés

Perso, j’espère les revoir à l’écran le plus rapidement possible. On s’attache à ces petites bêtes-là! ;-)

Bon succès sur France 5 les gars!

P.S.1: Oui, il y aura des rediffusions sur TV5, mais on ne sait pas encore quand pour l’instant. Et non, on ne pourra pas voir les épisodes en ligne…

P.S. 2: Merci à Anik-Marie, alias Globe-stoppeuse, de m’avoir mise en contact avec le tandem, et à Nans et Mouts d’avoir pris le temps de répondre à mes (nombreuses) questions!

MÀJ 7 mars 2013: Je viens d’apprendre que Nus et culottés est maintenant disponible sur Tou.tv! Par ici.

Pour me suivre sur Twitter, Instagram et Viddy: @Technomade.

Ex-future Nerd

n611841038_1076871_3271
Il y a des amants qu’on quitte parce qu’on est rendu ailleurs. Pas parce qu’on ne les aime plus. Simplement parce qu’on se sent porté par une pulsion. «Je dois partir…» 

Je me sentais ainsi quand j’ai quitté l’émission La Revanches des NerdZ en 2001. J’adorais faire les reportages «techno-société» et, surtout, j’adorais l’équipe. La chronique «consommation» était un peu moins dans mes cordes, mais je m’y suis tout de même amusée. 

J’avais envie de voir le monde. Il faut dire qu’au moment de mon embauche aux NerdZ, le processus était déjà amorcé. J’avais passé une partie de l’année précédente au Burkina Faso, à Cuba et à Vancouver. Je ne savais pas où le vent me porterait à ce moment-là, mais je savais que j’avais envie de me faire toute petite, petite comme une feuille qui virevolte longtemps avant de se poser. D’oublier temporairement cette carrière de journaliste-reporter-chroniqueuse-recherchiste qui en était venue à me définir un peu trop et à laisser surgir à nouveau les questions identitaires (pas pour rien que j’ai changé tant de fois de couleurs de cheveux, t’sais). Le «qui» plutôt que le «quoi». Le «pourquoi» n’avait pas d’importance. Pas encore.

nerdz32

J’ai d’abord pris des vacances. Cinq semaines à bourlinguer en Thaïlande, à Singapour et à Tokyo. Puis, le vent m’a poussé encore plus loin… Taïwan est devenue ma terre d’adoption pendant près d’un an et demi.

Et me revoilà, neuf ans plus tard. J’ai toujours cette soif de voir le monde, mais j’ai compris que ma quête identitaire n’aurait jamais de date de retour. Le billet reste ouvert. Que suis-je sensée faire sur cette planète? Voyager jusqu’à en être étourdie? Me poser et raconter des histoires? Chercher mon cinq minutes de gloire? Retourner aux études et approfondir une de mes (millions!) de passions? Consacrer davantage de temps à ma famille? Continuer à m’éparpiller pour me sentir entière? 

Je n’ai toujours pas de réponse. Et je m’en porte très bien, merci. J’avance sur une autoroute à plusieurs voies et, pour le moment, je ne peux/veux pas choisir de sortie. Ça viendra. Mais en ce moment, j’essaie d’oublier que j’ai déjà 15 ans d’expérience professionnelle derrière le toupet et que les gens «normaux» sont supposés savoir ce qu’ils vont faire «quand ils seront grands» à mon âge. Moi, j’ai encore envie d’explorer. D’aller plus loin. Moi, j’ai encore 25 ans, bon.

Mon «amant» m’a proposé de faire un autre bout de chemin avec lui. J’en avais envie autant que lui. Pas de cohabitation cinq jours / semaine cette fois. On va se donner le temps de s’ennuyer entre les rencards! Je ne me découvrirai probablement pas de passion soudaine pour les jeux vidéos (même si la Wii m’a fait réviser mes positions radicales sur le sujet). La «mécanique» ne m’intéresse pas plus qu’il y a neuf ans non plus. Ce qui m’allume dans la techno, c’est «l’extra» qu’elle apporte au réel. Comment elle change nos vies. Et les gadgets inutiles, bien sûr! ;-)

En tant que fille qui assume tous ses dégradés de roses (!), je n’aurai pas peur d’aborder le sujet dans toute sa futilité quand ce sera nécessaire. Car, comme je l’ai déjà écrit, c’est parfois ce qui apparaît le plus futile qui est le plus révélateur… Les cellulaires et les ordinateurs portables ne sont-ils pas les «nouveaux chars»? En tout cas, moi, je vois des tas de mecs prendre soin de leur iPhone tel Georges astiquant amoureusement sa voiture avec son chamois dans Les Voisins! lol 

Je délire. Tout est encore à définir à ce stade-ci. 

nerdz1

Regardez la taille de cet écran... lol (2001)

L’émission étant passée de la formule quotidienne à hebdomadaire, je ne ferai que quelques reportages au cours de la saison. Le nombre n’est pas encore confirmé. Pas grave. L’important, c’est l’amoooour! lol

La technologie, ce n’est pas qu’une histoire de boutons, de mégapixels et de gigaoctets.

J’ai hâte.