Taxi-brousse

Articles étiquettés ‘train’

Je reviens à Montréal

3 juin 2009 · 3 commentaires

J’aime toujours ce moment où Montréal surgit par la fenêtre du train. J’ai beau lui avoir été infidèle au cours des dernières années, c’est vraiment la ville où je me sens le plus chez moi. Je n’ai pas pu m’empêcher de tenter de capturer ses lumières avec la petite caméra que je traîne partout à notre retour du Lac-St-Jean jeudi dernier, malgré les trois heures que nous venions de nous taper à attendre confinés dans notre wagon qu’une supposée fuite de gaz soit localisée à la gare Bonaventure…

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La neige a neigé

4 novembre 2008 · Laisser un commentaire

Photos prises entre Montréal et Chambord le 31 octobre 2008:

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C’est l’une des chose qui me fascine quand je prends le train pour aller rendre visite à mes parents. Les rails sillonnent des endroits impossibles à voir de la route. Une enfilade de tableaux tous plus surprenants les uns que les autres se dévoile aux passagers. Des camps de chasse accessibles seulement par la voie ferrée témoignent du passage de l’Homme dans ces contrées qui semblent vierges à première vue. D’ailleurs, à ce sujet, un petit conseil: si vous voyagez avec un jeune enfant qui saisit toutes les opportunités pour ne pas faire la sieste, évitez de prendre le train les jours de week-end pendant la haute saison de la chasse. Ils sont bruyants, les groupes de chasseurs!

Oubliez aussi tout de suite ce moyen de transport si vous êtes pressés: au Québec, on sait quand les trains partent, mais on ne sait jamais quand ils se rendront à destination (c’est déjà mieux que les bus maliens me direz-vous, dont on ne connaît jamais l’heure exacte du départ!)… Vendredi dernier, l’arrivée à la gare de Chambord était prévue pour 16h19. Il était passé 20h quand nous avons finalement pu embrasser ma mère, qui nous attendait patiemment sur le quai… La raison cette fois-ci (non, ce n’est pas la première fois que ça m’arrive): contretemps d’un train dont certains wagons devaient être attachés au nôtre, à cause du déraillement d’un train de marchandises quelques jours plus tôt qui avait abîmée la voie. Comme dédommagement, nous aurons droit à 50% de rabais à l’achat de notre prochain billet. Si ma mémoire est bonne, il ne peut toutefois pas s’appliquer quand nous réservons à l’avance afin de profiter du «tarif superescompte» et n’est valide que pour un aller.

Malgré tout, je ne me lasse pas du langoureux balancement des trains. Moi, la drop-out des cours de yoga, j’arrive presque à trouver la «zenitude» dans le doux crépitement de ces tas de ferraille!

P.S.: Aujourd’hui, plus de trace de toute cette neige…

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Train de vie

4 novembre 2008 · 2 commentaires

Voici l’une des raisons pour lesquelles j’aime tant prendre le train (même s’il est arrivé à destination avec près de quatre heures de retard vendredi dernier!):

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(Photo prise ce matin quelque part entre Chambord et Montréal)

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Retour à Paris

3 mai 2008 · Laisser un commentaire

Mercredi, 19 juillet 2006. Me revoici dans le train alors que la journée débute à peine. Cette fois, je suis parvenue à dégoter un billet Madrid-Irun-Paris, mais le trajet est aussi long : un orage ayant causé une panne de courant, nous glandons pendant plus d’une heure à la gare de Bordeaux.

 

Je suis dans ma chambre d’hôtel, incapable de me résigner à aller dormir. Il ne me reste que quelques heures à Paris avant de rentrer à Montréal. J’irai probablement me promener à Montmartre dès le lever du soleil (à moins que je l’envie ne me reprenne de retourner courir les soldes ? Que m’arrive-t-il ? Serais-je vraiment en train de me transformer en « fille extrême » ?). Je n’ai pas fait le quart de ce que j’avais prévu, mais c’est très bien comme ça. Et puis, mon bedon grossit à vue d’œil… J’ai l’impression que ma petite explore elle aussi de nouvelles contrées. Depuis quelques jours, elle me donne de gros coups de pieds sur le côté gauche, comme si elle voulait que mon ventre prenne encore plus d’expansion. N’empêche, elle a été géniale, ma déjà-bébé-globe-trotteuse ! J’ai hâte qu’elle soit là pour le voir avec nous, ce monde… 

 

P.S. : Je suis finalement retourner faire du shopping… Mes premiers achats bébé, c’est à Paris et Madrid que je les ai faits ! ;-)

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Décalage Montréal-Chambord

26 avril 2008 · 2 commentaires

Je trouve toujours difficile d’aller au Lac-Saint-Jean au printemps. Plus nous approchons de mon coin de pays natal, plus j’ai l’impression de retourner un mois en arrière, « météorologiquement parlant ».

 

Encore une fois, j’ai fait le trajet en train avec Petit Trésor. On a quitté notre printemps « estival » pour arriver presqu’en hiver… Les photos ont été prises à cinq jours d’intervalle (les premières, le 18 avril, les autres, le 22, en quittant Chambord – le train ne se rend pas dans la ville où habitent toujours mes parents, Saint-Félicien).

 

    

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Paris-Madrid en train

25 avril 2008 · Laisser un commentaire

Dimanche, 16 juillet 2006. « Tu ne voleras point ». Voilà, en résumé, le verdict du médecin vu juste avant de monter dans l’avion à Charles de Gaulle. Une oreille un peu capricieuse m’oblige à  annuler mon vol Paris-Madrid (j’apprendrai plus tard que mes assurances ne sont pas valides pour les billets achetés sur des sites Web européens et la compagnie refuse de me rembourser, même avec un papier du médecin), mais au moins, j’ai l’assurance de ne pas être coincée du mauvais côté de l’océan pour accoucher. À six mois de grossesse passé, il y a des choses avec lesquelles on ne niaise pas.

 

Direction Irun, à la frontière entre l’Espagne et la France. Ne manque qu’un gros chien à la place du monsieur qui pue à côté de moi et un petit cabot de poche à la place de mon iPod pour que je me sente dans Belle et Sébastien. Je vois les premiers rayons du soleil apparaître au moment d’arriver à la frontière. Entre Irun et Palencia, Palencia et Madrid, je me remplis les yeux à souhait, me gavant de chaque vallon, de chaque montagne.

 

Je perds toute notion du temps en train. J’aime ces moments où tout est entre parenthèses. Penser, divaguer, contempler, rêver, lire, écrire, dormir, manger (mon rituel « expédition » : baguette, fromage, bonbons, Pringles et magazines à potins) sans contrainte. Les moyens de transport ont le pouvoir d’arrêter le temps pour quiconque sait trouver la bonne fréquence. J’avoue toutefois qu’avoir une voisine qui empeste la petite vieille et la poudre pour bébé comme ça m’est arrivé entre Biarritz et Bordeaux relativise un peu le plaisir. Mais bon, rien ne sera jamais pire que le mec avec sa viande qui pendouillait au bout d’une corde dans un bus du Mali, à au moins 35 degrés…

 

Dix-neuf heures et trois transferts après mon départ, je vois se profiler la capitale espagnole. Me reste à trouver Vicky, la nouvelle femme de Ramon, qui m’attend quelque part à la gare.

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