Toute une semaine!

Histoire de ne pas vous bassiner avec les détails de ma vie (!), je fais «trois plogues d’un coup». J’ai reçu pas mal de fleurs cette semaine. D’abord, Gina Desjardins a signé un portrait de moi* dans l’édition de mars du bulletin L’Indépendant, de l’Association des Journaliste Indépendant (AJIQ).

Ce matin, le blogue du Groupe PVP a publié une entrevue dans laquelle je parle de ma vision de Twitter.

Mercredi, j’ai pris part à l’enregistrement de l’émission Cliquez, qui sera diffusée ce soir à TV5 (et plus tard sur le Web).

J’en profite pour publier ici une petite liste de sites Web et blogues liés de près ou de loin au voyage et dont je n’ai pas eu le temps de parler à Cliquez (de la torture, se limiter à trois signets!). Dans l’ensemble, le mot-clé reste la passion. J’aime lire des gens dont l’enthousiasme n’a pas été altéré par le temps et l’expérience. Attention, je ne parle pas de «positivisme extrême», mais de ce plaisir qu’on discerne entre les lignes.

Alors en vrac, en plus de ceux mentionnés dans Cliquez (notez qu’il n’y a pas que des sites de voyage):  FubizJaunted.comMatador NetworkKaterine-Lune Rollet et ses tuyaux bouffeLe blogue voyage, Mille et un voyages par Lise GiguèreVelvet escapeGadling, concierge.com, Solo Traveler, Trains on the brain, Reb Stevenson – Life doesn’t have to suck, Como la Espuma (en français), La vie en instantanés, Romain World Tour… et tellement d’autres!

Et ma trouvaille de la semaine: Travelettes, un blogue de filles que j’ai découvert grâce à ITB Berlin, que j’ai suivi à distance grâce au mot-clic #itbberlin sur Twitter. Elles pourraient être les soeurs de Copines en cavale!

Sur ce, je vous souhaite un excellent week-end! De mon côté, je m’envole pour les Bahamas demain matin… ;-)

*Petite précision, c’est en 2003 que j’ai travaillé comme journaliste-scénariste et «coach» pour Jeunes Reporters Sans Frontières (TV5).

P.S.: Merci à Laurent Lasalle pour la photo sur le plateau de Cliquez!

MÀJ: L’émission dans laquelle j’apparais est maintenant en ligne. C’est ici.

Pour me suivre sur Twitter: @Technomade.

Mon passage à La Sphère

J’ai été invitée à me joindre à l’équipe de La Sphère hier, à la Première chaîne de Radio-Canada, pour parler de ma relation avec les réseaux sociaux. Je mentionnais notamment que j’avais remplacé des activités passives comme l’écoute de la télévision par des activités interactives.

En y repensant ce matin, je réalise que c’est vrai pour le temps que je passais à regarder la télé. Par contre, j’ai continué à voir des films et à lire des livres. Même qu’à un certain moment, réalisant que mon temps d’attention était plus court, je me suis remise à la lecture de façon plus régulière, histoire de «reconfigurer» mon cerveau. Je n’ai pas toujours le temps de dévorer tous les bouquins qui m’intéressent, mais je lis dès que je peux (surtout dans mon bain!). Il faut dire, aussi, que le fait de passer mon temps à lire sur Internet en a fait une activité plus naturelle que me transformer en «patate de sofa» devant le petit écran.

Quand j’ai envie de voir une émission, c’est sur Internet que je la visionne maintenant. Au total, je ne regarde pas plus de trois heures de télé chaque semaine, petit écran et Web combinés (sauf quand je regarde des séries en rafale – dans ce cas, c’est extrême, je rogne mes heures de sommeil et cesse carrément de travailler!). Même Tout le monde en parle, que j’aime pourtant beaucoup, ne parvient plus à me garder captive dans mon salon. J’attrape parfois des bribes, mais jamais une émission entière.

Il est possible de réentendre La Sphère ici.

N’ayant pu nommer que trois de mes comptes Twitter favoris, je vous invite à relire la liste que j’avais concoctée sur mes sources dans La Presse.

P.S.: Merci à Catherine Mathys pour la photo! ;-)

Pour me suivre sur Twitter: @Technomade.

Mes sources dans La Presse

Oh là là, quel casse-tête! Quand Nathalie Collard du quotidien La Presse m’a demandé de lui parler de mes «sources», j’ai commencé à dresser une liste. Je me suis rendue compte de quatre choses:

1) Je suis infidèle. Je papillonne d’une source à l’autre et je n’ai pas de routine formelle.

2) Ma liste de comptes Twitter à suivre pourrait s’étirer à l’infini! Pas pour rien que je suis abonnée à plus de 2000. Je suis des gens que je connais, de purs inconnus qui ont des choses à dire, plusieurs médias et journalistes… J’ai beau m’être abonnée à quelques listes et en avoir créées, je ne les consulte jamais. J’aime plonger dans la grande mare et voir défiler le flot d’information. Les perles peuvent provenir autant d’un quidam installé à Tokyo que d’un grand journal français. Cela dit, je consulte de temps en temps certaines pages (celles de mes amis, principalement). N’empêche, faire une sélection pour l’article a relevé de la torture.

3) Je ne me débranche que pour dormir. Ou presque. J’ai longtemps dit à la blague que le matin, je touche mon Mac avant mon mec. Maintenant, c’est mon iPhone. Je lis et réponds souvent à des messages Facebook/Twitter/Gmail avant même de me lever. (Je sais, c’est maaaaal!)

J’aime m’étourdir avec toutes ces info, mais j’ai aussi de nombreuses conversations sur Facebook et Twitter (certaines en privé, certaines publiques) avec des amis qui vivent aux quatre coins de la planète. On dira ce qu’on voudra, je suis tout sauf une nerd isolée!

4) Je ne regarde plus passivement la télé. Désormais, j’échange sur les médias sociaux. Je regarde les émissions qui m’intéressent en ligne (à part Tout le monde en parle, dont j’attrape parfois des bouts à la télé). Pour quelqu’un comme moi qui a horreur d’être «pris en otage» (c’est aussi la raison pour laquelle je déteste recevoir des appels téléphonique), c’est l’idéal. Je choisis le moment et le lieu où je veux regarder ce qui m’intéresse.

Maintenant, voici une version «enrichie» de ladite liste.

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Je tumblre, tu tumblres…

Hipstamatic (Roboto Glitter Lens, Float Film, No Flash, Taken with Hipstamatic)

Difficile de croire que j’ai résisté pendant plus d’un an. Heureuse détentrice d’un iPod Touch plus récent depuis janvier, j’ai vite réalisé que je finirais par flancher pour l’iPhone, moi qui ai martelé le contraire pendant des mois. La raison principale de mon dégoût pour l’objet: le clavier tactile, qui m’empêchait de suivre le rythme de mes idées. Horreur d’avoir les doigts au ralenti quand les mots déboulent dans ma tête.

Ce qui m’a fait changer d’avis? Ma passion pour les applications, les limites de mon Nokia E71, sa désuétude (deux ans pour un téléphone intelligent, c’est presque l’équivalent d’une décennie!) et, surtout, mon exaspération de ne pas pouvoir trouver WiFi partout.

Si j’aime l’iPhone 4? Je dois dire que la sceptique en moi a été confondue-due-due: le clavier est beaucoup plus facile à utiliser que celui des versions précédentes pour les gens plein de pouces. J’avais déjà testé plusieurs applications sur mes iPod: voilà que je suis complètement gaga. Mordue de photographie et de vidéo, j’ai téléchargé des dizaines d’apps de tout acabit. J’étais déjà familière avec Hipstamatic et Instagram, je suis maintenant accro à PictureShow et je découvre peu à peu Leme Cam, ProCamera (avec un zoom!), 360, Photosynth… Et je ne parle même pas d’IncrediBooth, PocketBooth et autres MashimaroPT! :-D

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Pari tenu pour KLM

Vous souvenez-vous de ce vol inaugural Amsterdam-Miami qui a décollé une semaine plus tôt que prévu grâce à la mobilisation d’artistes sur les médias sociaux? Si ce n’est pas le cas, je vous résume la saga: déçus que la compagnie offre la nouvelle liaison vers la Floride à compter du 27 mars 2011, soit une fois l’Ultra Music Festival passé, le DJ Sied van Riel et le producteur Wilco Jung ont communiqué avec KLM Royal Dutch Airlines par l’entremise de Twitter. Réponse de la compagnie: si vous arrivez à obtenir un nombre suffisant de réservations d’ici sept jours (le chiffre lancé à l’origine varie selon les sources), vous pourrez vous rendre à destination une semaine avant la date prévue du lancement.

Les médias sociaux et le site créé pour l’occasion leur ont plutôt permis de remplir cette mission en… cinq heures seulement! Ce fut non seulement le premier vol de la compagnie vers Miami depuis plusieurs années, mais aussi la première fois dans toute l’histoire de l’aviation qu’un vol était affrété suite à un pari lancé sur Twitter. Leur exploit est également inscrit dans le livre des records Guiness, puisqu’ils ont créé, du coup, la piste de danse la plus élevée du monde (environ 10 km au-dessus du niveau de la mer).

À bord, l’ambiance était survoltée, comme en témoigne cette vidéo téléversée sur YouTube par KLM le 4 avril dernier.

Ce n’est pas la première fois que KLM utilise les médias sociaux à bon escient. Rappelez-vous de «KLM Surprise», dont je vous avais parlé ici.

À découvrir également: Bouge de là (vidéo hilarante d’Air New Zealand), Mala Vida à l’aéroport (vidéo mettant en vedette Nouvelle Vague) et Les passagers veulent avoir du fun (vidéo avec Cindy Lauper).

MÀJ 8 avril: Gina Desjardins a aussi parlé de l’aventure de KLM sur le blogue Triplex de Radio-Canada.

Humains, les réseaux sociaux

Je reviens d’une conférence de Jay Baer, consultant en médias sociaux et auteur du livre The Now Revolution. Je l’avoue, je n’avais jamais entendu parler de lui avant. J’avoue aussi que j’attends toujours avec une brique et un fanal ceux qu’on nous décrit comme des «experts en médias sociaux» dans les communiqués de presse… Je dois toutefois admettre que la rencontre était plutôt intéressante, en particulier la discussion qui s’en est suivie avec les autres journalistes présents.

Depuis, je n’arrête pas de ressasser les mêmes pensées. Selon Baer, les entreprises qui veulent bien utiliser les médias sociaux doivent miser sur l’aspect humain. Les gens ont besoin d’un visage auquel s’identifier.

Quelle ironie, tout de même. Plus de techno, mais aussi plus d’humanité. Comme si en se rapprochant du futur, on était en train de revenir à la base. On se parle dans le blanc des yeux… à travers un écran.

Ça rejoint des réflexions que je me fais depuis quelques mois. Mon réseau social a évolué depuis l’avènement des Facebook et Twitter dans ma vie (il y a maintenant près de cinq ans! Il faut dire que je baigne dans la culture Web depuis 1996, moment où je bossais pour le tout premier portail québécois, InfiniT). J’ai tendance à voir plus souvent les gens que je côtoie assidûment dans le virtuel que ceux dont j’ai peu de nouvelles. Question de mode de vie. De proximité, aussi. Twitter et Facebook m’ont permis de me rapprocher de gens avec qui je n’avais pas le temps d’entretenir des liens étroits dans la «vraie vie», mais aussi de rencontrer de nouveaux copains qui partagent mes intérêts. Pour quelqu’un qui a horreur du téléphone comme moi, ça compte.

«Les médias sociaux ont redéfini l’amitié», a répondu Jay Baer quand je lui ai fait part de mes observations. Maintenant que tout le monde peut être notre «ami», sommes-nous en train de révolutionner à nouveau le concept en privilégiant nos réseaux «réels»? De plus en plus d’outils qui misent d’abord sur la confiance envers nos véritables connaissances  (comme Gogobot et cie) font leur apparition. La tendance me semble s’intensifier depuis quelques mois. Jay Baer aussi, l’observe. Inévitable retour du balancier?

En attendant de trouver des réponses à mes millions de questions, je la trouve drôlement fascinante, notre époque. Je prends un plaisir fou à vivre cette révolution de l’intérieur, devenant le rat de mon propre labo. Oui, il m’arrive de penser en 140 caractères… Pas vous?

P.S.: Pour ceux que ça intéresse, le livre que Jay Baer est venu lancer à Montréal a pour titre The Now Revolution (coécrit avec Amber Naslund). Il traite principalement de la transformation nécessaire des entreprises à l’ère des réseaux sociaux. Il a parlé de tas d’autres choses dignes de mention – vous saviez, vous, que Dallas Morning news a été le premier journal à se scooper lui-même en publiant d’abord une nouvelle sur son site Web? C’était en 1996… – mais ma passion, moi, reste comment l’humain est transformé par la techno, et vice-versa. Je lui ai bien sûr posé des questions à propos de l’industrie du voyage. J’y reviendrai.

420 caractères, ce n’est pas assez

J’allais partager à mon tour cette chronique d’Émilie Dubreuil publiée sur MSN.ca, que plusieurs personnes de mon entourage ont relayée aujourd’hui. J’allais surtout faire une montée de lait à cause de sa chute, en fait. Mais comme Facebook n’autorise que 420 caractères et que mon commentaire en fait 733, je le copie-colle ici:

Intéressant, ce texte que plusieurs de mes amis Facebook ont partagé aujourd’hui, mais la finale me fait vraiment tiquer:

Les gens ne sont-ils pas assez intelligents pour séparer le bon grain de l’ivraie?

Je ne peux m’empêcher de penser «non» quand je constate que le Journal de Montréal en lock-out compte toujours des lecteurs. Et oui, ça me désole vraiment de le penser.

Pire:

Enfin, dans un monde où le corporatisme syndical rend l’accès aux postes de journalistes difficile pour les jeunes, ce qui en force plus d’un à gagner leur vie comme pigiste, a-t-on besoin de renforcer encore plus le corporatisme des idées?

Hey WO! Il y a des gens qui CHOISISSENT de devenir/rester pigistes. Envers et contre tout (et tous).

Cette vision de la pige par dépit me fait chaque fois sortir de mes gonds. (Et oui, je suis chatouilleuse sur la question. Particulièrement en ce moment. Même si ce n’était pas le sujet de la chronique.)

Cela dit, moi non plus je n’aurais pas ajouté de point de vue féministe dans mon topo sur les Juifs…

P.S.: Je précise que je n’ai pas lu les détails de la Commission Payette et que mon commentaire concernait la chronique de la journaliste.

10 choses que je ne veux plus voir en 2011

1- Les photos de profil Facebook arborant la binette de votre progéniture. Vous n’êtes PAS votre enfant!

2- Les «Twitterprétentieux» (ou «Twittersnobs»). Ceux qui ne suivent personne (ou si peu) me donnent envie de hurler. Allô? Twitter est un réseau SOCIAL. Pas votre own personnal bannière publicitaire. En 2007, j’aurais compris que vous n’ayez pas encore compris (je ne comprenais pas non plus). En 2011, non.

3- Les abonnés yoyo (je t’ajoute/je te flushe/je t’ajoute/je te flushe) et les «artistes en herbe extrême» (qui veulent TELLEMENT être reconnus) sur Twitter.  Les pires: ceux qui nous bombardent de «messages subtils» dans l’espoir de devenir la découverte de l’année, qui se vexent quand on ne parle pas d’eux et qui nous éliminent de leur cyberunivers. Vous croyez vraiment qu’on ne le remarque pas? Heureusement, les vraies découvertes restent nombreuses et les atomes «crochissent» régulièrement. Le mot-clé: authenticité.

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