Top des villes 2009 selon Travel + Leisure

200906_wb2009Voici le résumé de ma recherche pour l’émission L’été du monde, à la radio de Radio-Canada, où j’ai été invitée à commenter (très) brièvement le palmarès des villes favorites des lecteurs de Travel + Leisure de cette année. 

Qui lit Travel + leisure: Près de 5 millions de personnes dont 57% de femmes lisent ce magazine consacré tant aux vacances qu’aux voyages d’affaires. La majorité des lecteurs ont entre 25 et 54 ans (65%). L’âge médian: 49 ans. Revenu médian: 105 107 $US. Près de 66% des lecteurs gagnent plus de 75 000 $US par an. Ils sont propriétaires dans une proportion de 82%. Environ 64% d’entre eux possèdent une maison d’une valeur de plus de 200 000 $US. Donc, clairement, les gens qui ont répondu au sondage ont les moyens de s’offrir un peu d’exotisme. On peut également supposer qu’ils ont déjà pas mal voyagé, les destinations choisies étant bien loin des endroits où la formule «tout-inclus» a la cote.

Les constats: On retrouve plusieurs destinations asiatiques dans le palmarès de cette année. Bangkok, qui se classait première en 2008, est passée au second rang, cédant sa place à Udaipur, en Inde. Ce n’est d’ailleurs pas la seule ville indienne à s’être taillée une place dans le top 20 mondial puisque Jaipur y apparaît aussi (en 12e position). Pourquoi cet intérêt soudain pour des villes du Rajasthan, alors qu’aucune ne figurait au classement en 2008? Oui, il y a des palais magnifiques, mais ils étaient là avant aussi… Est-ce à cause de l’hôtel Oberoi Udaivilas, à Udaipur, dont l’architecture est inspirée des palais traditionnels et qui s’est classé en tête du palmarès de Travel + leisure consacré aux meilleurs hôtels du monde en 2007, puis en seconde place en 2008? Des efforts promotionnels déployés par l’Inde? Difficile de mettre le doigt sur LA raison.

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Chiang Mai

Du côté de la Thaïlande, outre Bangkok qui a glissé de la première à la deuxième place, on retrouve Chiang Mai (5e). Chiang Mai, qui n’était pas non plus dans le top de l’année dernière, est située au nord du pays, donc loin des plages qui ont fait la renommée du royaume du Siam.

Autres villes asiatiques qui ont fait leur apparition dans le top 20 cette année: Luang Prabang, au Laos, et Siem Reap, au Cambodge. À noter que le Laos était en tête de la liste des villes émergentes du New York Times en 2008 (j’en ai glissé un mot la semaine dernière sur Canoë).  Depuis 2007, on remarque que le tourisme y est en plein essor. 

Siem Reap étant tout près de la cité d’Angkor, c’est un endroit incontournable pour plusieurs touristes. J’y suis allée en 2002 et j’avais déboursé 5$/nuit dans une petite auberge. Les hôtels de luxe ont, depuis, poussé comme des champignons (j’en ai parlé ici). Gadling rapportait en septembre dernier que les condos de luxe s’envolaient très rapidement dans ce coin d’Asie.

Pourquoi cet engouement pour l’Asie? Euromonitor International, qui étudie et analyse plusieurs marchés dont le tourisme, mentionne entre autres les efforts de l’Asie pour aller chercher la clientèle plus fortunée dans une enquête menée en 2008 pour le World Travel Market, événement majeur dans le monde du tourisme qui se déroule à Londres chaque année. D’ailleurs, le prix des hôtels dans la zone Asie-Pacifique continuerait d’augmenter malgré la crise et les touristes afflueront en plus grand nombre:

Hotel rates are booming in Asia-Pacific. Business tourism to Asia is forecast to have compound growth rate of approaching 10 per cent from 2007-12, regardless of the economic crisis. Arrivals are predicted to soar from 52 million to 80 million by 2012, an average annual nine per cent rise.

Un truc intéressant: sur le site du World Travel Market, on mentionne qu’on a jamais vu autant de guides sur l’étiquette à travers le monde parce que les gens voyagent de plus en plus loin, dans des contrées de plus en plus exotiques, et sont donc susceptibles de faire de plus en plus de faux pas…

Le Cap, où se déroulera la Coupe du monde de soccer en 2010, arrive deuxième au palmarès mondial de Travel + leisure. Plutôt surprenant de voir cette ville figurer en si bonne place puisque l’Afrique du Sud a connu une année touristique assez difficile à cause de la crise économique. Toutefois, depuis le milieu des années 2000, la demande a considérablement augmentée.  

En 2004, les entrées internationales avaient plus que doublé et étaient passées à 6,7 millions. Et en 2007, un total de 9,07 millions d’étrangers ont visité l’Afrique du Sud, soit une augmentation de 8,3% par rapport à 2006, alors que le pays battait son record d’entrées de touristes pour la troisième année consécutive. (Southafrica.info)

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Centre-ville de Québec

L’office du tourisme sud-africain attend 10 millions de visiteurs en 2010, ce qui équivaut à peu près au nombre de 2008 et un peu plus que cette année. 

Impossible de ne pas glisser un mot sur Québec, qui se classe 19e au palmarès mondial. C’est la seule ville canadienne dans le top 20 mondial. Elle termine la course au 3e rang des destinations nord-américaines (l’an dernier, elle était en 6e position) après New York et San Francisco. Mon petit doigt me dit que le 400e y est pour quelque chose…

Note: Le sondage a été réalisé en collaboration avec la firme de recherche Harris Interactive sur le Web du 15 janvier au 29 mars, puis par le biais des numéros de février et de mars du magazine. Des lecteurs ont aussi été conviés à participer par courriel. 

P.S.: Je vous l’ai déjà dit que j’étais zélée;-)

Mon billet sur le top des villes 2008

Cinq lieux romantiques qui sortent des sentiers battus

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De Barcelone à Cinque Terre, de la Petite Côte du Sénégal à Agra en Inde, en passant par Ko Phi Phi, en Thaïlande : en ce jour de la Saint-Valentin, voici cinq destinations romantiques pour célébrer l’amour hors des sentiers battus.

Barcelone, Espagne

Difficile de ne pas tomber sous le charme de la capitale catalane. Barcelone est de ces villes qui se laissent aimer au premier regard. Par ici, les traces d’Antoni Gaudí nous propulsent dans un monde naïf et coloré; par là, les statues vivantes de La Rambla rappellent que l’art comporte bien des déclinaisons.

L’hôtesse des Jeux olympiques de 1992 se prête parfaitement à la romance. L’incontournable parc Güell s’impose comme le décor idéal pour une balade à deux. Les fans de L’Auberge espagnole de Cédric Klapisch se souviendront que c’est ici qu’a débuté l’histoire d’amour passionnée entre les personnages de Xavier et d’Anne-Sophie. Tout en mosaïques, les bancs publics donnent envie de se mouler à leurs courbes et de se livrer à la contemplation de la foule qui déambule dans ce tableau mouvant.

Se perdre dans les dédales des ruelles du Quartier gothique de Barcelone («Barri Gotic») nous remet en mémoire que la ville est née à l’époque des chevaliers. Sur la Plaça Nova, il est toujours possible de voir des tours issues de l’époque des Romains, ces derniers ayant établi leurs quartiers dans cette partie de la ville. À la Plaça del Rei, siège du Palau Reial Major, on découvre par ailleurs des réverbères conçus par le jeune Gaudí.

Pour lire la suite (Cinque Terre, Italie, Agra, Inde, Ko Phi Phi, Thaïlande et La Petite Côte sénégalaise), par ici!

(Publié dans le journal Le Soleil le 14 février 2009)

Victoria Beckham en princesse indienne

C’est peut-être parce que j’ai une semaine dingue que j’ai autant besoin de légèreté. Oui, je parle encore des pipeuuuules! Je ne pouvais pas passer à côté de ce coup-là: ma Spice Girl préférée (oups! Viens-je d’avouer un terrible secret? Oui, j’adore les Spice Girls, mais ne le dites pas trop fort s.v.p.!) vient de poser pour Vogue India dans le cadre d’un spécial sur les robes de mariées, rapporte le magazine People.

Je ne sais toujours pas ce que j’aime tant chez cette fille (son Botox? Son côté fashion victim si assumé? Sa fierté malgré les multiples échecs professionnels? Le corps de son mari?), mais force est d’admettre qu’elle parvient encore une fois à me charmer, moi qui suis une fan de Bollywood et de son univers extravagant. Et puis, je l’ai souvent dit: il est É-VI-DENT que j’étais une princesse indienne dans une autre vie. (Pas étonnant que je me sois tout de suite sentie chez moi en visitant les palais du Rajastan…) lol

«I thought she was a hoot! a déclaré le directeur des reportages mode chez Vogue, Bandana Tewari (à propos de "Vicky", pas de moi!). Victoria had this unexpectedly dry sense of humor that all Brits seem to develop in response to their soggy weather!» V’voyez?

La grande question maintenant: me faudra-t-il aller en Inde pour m’en procurer un exemplaire?

Bollywood pour emporter

En cherchant une info dans mes vieux dossiers «boulot» tout à l’heure, je suis tombée sur un plan de chronique rédigé pour l’émission Évasion quotidienne, présentée à Canal Évasion en 2004-2005.  Sujet de ladite chronique: Bollywood (enregistrée avant que je m’y rende). Eh non! Ma fixation ne date pas d’hier! Un extrait (évidemment, c’est écrit de manière «parlée» puisque c’était pour la télé):

 

En Inde, le cinéma est la grande passion nationale avec le cricket. Ça dépasse le simple divertissement. Un véritable culte est voué aux stars, mais personne n’a envie de voir sa fille devenir actrice puisque c’est encore mal vu. Seulement 5 % des films qui sortent en Inde ne sont pas indiens. Jugeant le cinéma occidental trop grossier, les Indiens ont développé leur propre langage cinématographique. À l’inverse, on a très longtemps considéré que le cinéma bollywoodien était non exportable. Il faut dire que les films durent en moyenne trois heures!

 

Pourtant, dans certains coins du monde, le cinéma bollywoodien connaît une popularité hal-lu-ci-nan-te. J’ai eu l’occasion de m’y initier alors que je faisais un stage au Burkina Faso en 1999. C’était l’hystérie totale dans la salle. En Afrique de l’Ouest, on RAFFOLE du cinéma indien! J’avais été aussi fascinée par ce qui se passait autour de moi que par ce que je voyais à l’écran. Je ne me souviens malheureusement pas du titre du film que j’avais vu à l’époque, mais pour résumer, ça se déroulait dans une école secondaire, les acteurs avaient tous l’air d’avoir plus de 30 ans et ils se mettaient à chanter et danser à tout moment, sans raison. Du « Greese extrême » quoi !

 

On parle de nombreuses langues en Inde, mais les films sont tous tournés en Hindi et sont rarement sous-titrés (ils le sont quand on les exporte: le film que j’ai vu à Ouagadougou était sous-titré, comme ceux que j’ai vus à Montréal par la suite). Ce qui veut dire que la majorité des Indiens qui se rendent au cinéma sont comme vous et moi: ils ne comprennent pas ce qui se dit à l’écran. C’est pour cette raison que les acteurs sur-jouent autant. Ils sont très, très, très expressifs. Les personnages sont toujours hyper-typés, pour que les spectateurs saisissent bien. (…)  Si, à Hollywood, on mise sur les effets spéciaux, à Bollywood, on mise résolument sur l’émotion. Mentionnons aussi que le cinéma indien présente généralement des gens des castes les plus hautes, donc des gens aisés, mais qu’il s’adresse « au peuple ».

 

Bien sûr, tout cela tend à changer. Je me rappelle que déjà, lors de mon voyage en Inde en 2005, on me disait que de plus en plus de films américains étaient présentés sur les écrans…

 

Je vous laisse avec la bande-annonce de mon film préféré, Kabhi Khushi Kabhie Gham («La famille indienne»). Celui qui tient le rôle principal est considéré comme le «Tom Cruise indien». Celui qui joue son père est l’un des acteurs qu’on a vu dans le plus grand nombre de films bollywoodiens. Et le bellâtre au chandail orange qui apparaît vers la fin (qui est en fait dans le film le frère obèse du héros qui se transforme en pétard quelques années plus tard! lol) est considéré comme un sex-symbols au pays d’Aishwarya Rai… Ne vous étonnez pas: on entend bel et bien quelques répliques en anglais ici et là. Sooo trendy!

 

 

Comme on trouve de tout sur Youtube, un petit malin s’est amusé à découper le film entier… Les dix premières minutes sont ici. (Ça vaut le coup juste pour la musique… Ah! Ces rythmes! Probablement les seuls qui arrivent à me faire bondir de ma chaise à tout coup!) Allez jeter un coup d’oeil à cette chorégraphie qui met en vedette le père, et à celle-ci, qui nous emmène en Égypte (top-kitsch – combien de robes différentes porte Kajol à votre avis?!)! Pour les cheveux dans le vent et un pseudo-rap, par ici, et pour les couleurs magnifiques des saris, par là!

 

Ça me fait réaliser que je ne suis vraiment plus à jour… Vite, un autre festival (et du temps pour y aller!)!

Goa express

 

Je n’ai pas vu le Goa que je voulais voir. Celui des vieux hippies restés accrochés à une époque révolue. Celui des raves malades et des nuits qui n’en finissent plus. C’est ça le mauvais côté des voyages de presse. De la fatigue d’un tel voyage-marathon, aussi. Et puis, Goa a changé, non?

 

C’était en 2005. Dès notre arrivée (je voyageais avec ma soeur, chargée des photos), une guide nous accueille. À peine le temps de déposer nos bagages à l’hôtel et d’enfiler nos bikinis sous nos longues jupes et tuniques et hop! nous voilà parties à la découverte des plages. Nous en voyons une, deux, trois, quatre… et quand je dis «voir», j’aurais pu dire «cliquer». Une photo et nous étions déjà reparties en direction d’une prochaine! Pendant la seule escale d’environ une demi-heure que nous faisons, nous osons à peine tremper le gros orteil à cause des attroupements qui se créent autour de nous. Septembre n’est pas la haute saison touristique… De la chair fraîche bien blanche à proximité? Attention, on arriiiiive! Épuisant de dire non à tous ces vendeurs insistants.

 

Ma soeur (Caroline) au boulot

 

Nous n’avons donc pas vu grand chose de Goa. Ah! non! Ce n’est pas vrai: nous avons vu quelques traces de l’héritage portugais (fascinant) et… un accident. De l’intérieur, même! Une moto a carrément foncé dans le derrière de notre 4X4. Complètement sous le choc, ma soeur et moi avons bien fait rigoler notre guide et notre chauffeur, et même le conducteur de la moto en question, qui nous a lancé: «Don’t worry, it’s normal», tout sourire, quand nous sommes sorties nous enquérir de son sort. Une fois certaines que tout le monde était OK, le fou rire qui s’est emparés de nous, je ne vous dis pas! «It’s normal»…  MOUHAHAHAHA!

 

C’est à Goa que j’ai mangé le meilleur pain Nan de ma vie, au restaurant de notre hôtel (il faut dire que j’ai pris du poids pendant mon séjour indien tellement je me suis régalée de tous ces plats épicés!). Que j’ai reçu mon premier traitement ayurvedique à vie (le seul à ce jour, mais certainement pas le dernier). Que je me suis fait la promesse de revenir dans les parages. Car c’est par petites bouchées que devrait se prendre ce pays.

 

Je n’ai pas vu le Goa que je voulais voir. Mais existe-t-il encore?

Ma face sur une affiche bollywoodienne?

Ça fait un bon moment que je n’ai pas vu de film indien. Je suis carrément passé à côté du Festival de films de Bollywood, qui s’est terminé hier au Cinéma du Parc. Dommage, car c’est sur grand écran, entouré d’autres mordus, que j’aime le plus voir ces films complètement déjantés.

 

En furetant du côté de Daily Traveler, je suis tombée sur le cadeau idéal à m’offrir: une affiche de film personnalisée peinte à la main! Détails, tels que présentés sur le site de Limona Studio, vouée à la «cause»: «En Inde, au coeur de Bombay, les artistes de Bollywood perpétuent la tradition de l’affiche de cinéma peinte à la main. Mais aujourd’hui ce patrimoine artistique est menacé par la généralisation de l’impression numérique. Consciente de la disparition prochaine de cet art, l’association Limona Studio se mobilise pour la reconnaissance de ces derniers peintres d’affiches. Elle propose d’utiliser leur savoir faire pour créer des posters de cinéma personnalisées "style Bollywood". Réalisées par les meilleurs peintres d’affiches à partir de photos, ces oeuvres uniques, kitch et colorées sont composées sur toile dans un format allant de 0,70x1m à 6x9m.» Prix: à partir de 500 euros.

 

 

Pour les Européens qui passent par ici, notez qu’une exposition d’affiches réalisées par des peintres de Mumbai sera présentée à Lille du 9 au 20 octobre dans le cadre du festival «Bombaysers de Lille».

Entrevue blogue avec Ugo Monticone

Le métier de journaliste pigiste a de bons, et de moins bons côtés. Dans cette seconde catégorie, je classe les ententes verbales avec des rédacteurs en chef qui changent d’avis sans explication (oui, ça peut arriver même après 14 ans de métier !). 

 

En décembre dernier, j’ai réalisé une entrevue par courriel avec l’auteur Ugo Monticone, à peine revenu de l’Inde, où il a participé à une série documentaire diffusée à la Télévision des Basse-Laurentides (à noter que l’émission devrait être présentée ailleurs sous peu) en plus de préparer son prochain récit de voyage. Voici donc l’entrevue en question, qui ne sera pas publiée dans le magazine pour lequel je l’ai rédigée à l’origine. À noter que même si le tandem est de retour au pays depuis quatre mois, le blogue est alimenté de temps en temps (entre autres pour annoncer les prochaines conférences).

 

 
Auteur de quatre récits de voyage et de deux romans, Ugo
Monticone revient tout juste d’un périple de quatre mois en Inde, où il
est allé chercher l’inspiration pour un prochain livre en plus de
participer à une série télévisée, Bharâta. Grâce au blogue du même nom, on
peut suivre ses aventures au pays de Shiva.

    

Pourquoi bloguer ?
C'est la première fois de ma vie que je blogue. Habituellement en voyage, 
j'envoyais des « courriels de masse ». Mais les blogues ont l'avantage 
de rester et de permettre aux lecteurs de participer.

Tout a commencé quand... 
C'est ma blonde, Julie Corbeil, qui a eu l'idée du blogue et 
qui l'a créé avec moi. La série de 13 émissions qu'elle a 
réalisée pendant notre voyage porte sur mon expérience 
là-bas. Le blogue en est le complément parfait.

À quoi te sert ton blogue ?
À la base, il m'a servi à donner des nouvelles de notre voyage 
à nos proches et aux curieux. Mais pour ce projet en Inde, 
nous avons été jumelés à 10 écoles du Québec qui ont suivi 
notre périple live et qui ont réalisé des activités en lien
avec la culture indienne et nos expériences. C'est un projet 
qui tente de promouvoir l'ouverture sur le monde et la lutte 
au racisme.

Comment t'y prenais-tu pour mettre ton blogue à jour ?
Comme je partais quatre mois avec simplement un tout petit sac, 
je devais utiliser les cafés Internet sur place, lorsqu'il y 
en avait. J'aurais bien aimé avoir mon ordi, mais comme je voulais 
vivre une expérience indienne près des gens, plus j'étais « technologique », 
plus je m'éloignais de la vraie vie.

Ton rituel de bloggeur ?
Habituellement, je fais huit heures de méditation, 
quatre heures de yoga, et lorsque je suis en lévitation... 
Non, sérieusement, pendant le voyage, je prenais quelques 
notes sur des bouts de papiers, puis je remuais le tout 
dans ma tête, comme si c'était une « machine à laver les idées ». 
Ensuite, je me trouvais un petit café Internet et je laissais 
le tout défiler.

L'endroit le plus inusité d'où tu as déjà blogué ?
Une soirée, dans un petit village au nord de l'Inde, 
il n'y avait pas d'électricité. Un homme m'a proposé d'utiliser 
son ordinateur. Il a sorti sa génératrice pour l'alimenter. Les 
gens du village se sont regroupés pour voir le Blanc qui écrivait... 
Même quelques vaches sacrées se sont faufilées dans la foule !

Que t'a apporté le blogue ?
Un contact avec tout plein de voyageurs, de curieux, 
d'élèves et de gens qui ont vécu le voyage avec moi. 
J'avais l'impression de voyager en « groupe ». C'était 
comme avoir une gang dans mes bagages. Par rapport à 
l'écriture de mon livre, le blogue m'a permis de mettre 
mes idées par écrit, alors c'est comme le début d'un premier 
jet. Et avec les commentaires des internautes, ça me donne déjà 
une idée de ce que les gens aiment et de ce qui les marque.

Tes coups de coeur blogues ?
Mylène à Yelloknife: C'est une amie qui vit présentement à 
Yellowknife. J'aime suivre ses aventures sur son blogue et me 
rassurer en sachant que c'est plus chaud ici!
Pazapa : C'est le blogue de ma blonde Julie Corbeil, 
qui raconte la réalisation de son documentaire en Amérique du sud.
Cercle Créatic : Je suis membre de cette sorte de blogue/groupe 
Internet réunissant des artistes de la relève solidaires. 


Le teaser de la série:


 

Vous pouvez également voir un extrait d'une des émissions ici.

 

P.S.: J'ai cessé de collaborer au magazine en question, parce qu'en plus de cette entente verbale non-respectée, il a coupé ses tarifs de moitié... 

Plages de rêve, plages de chocs

 

Marie-Julie Gagnon

Plage d'une petite île déserte du Cambodge

 

Il y a les plages quasi-désertes qui nous donnent l’impression d’être les premiers à les fouler et celles, toujours bondées, des tout-inclus. D’autres faites de sable noir ou de galets bien polis qui nous transportent sur une autre planète. Les plages font rêver. Mais elles peuvent aussi nous faire vivre de sacrés chocs culturels!

 

Comme ce matin de février 2002 où je me suis tranquillement étendue sur un transat, à Sihanoukville, au Cambodge. Bien peu de gens osaient y tremper le gros orteil («l’eau est beaucoup trop froide!» m’a répondu une jeune vendeuse d’ananas quand je lui ai demandé pourquoi), mais tous ceux que j’ai aperçus se baignaient… tout habillés. Oups! Insouciante, je me prélassais dans un tout petit petit bikini, alors que les Cambodgiennes entraient dans l’eau avec leurs jupes et leurs t-shirts! J’aurais dû lire mon guide de voyage AVANT…

 

Le même phénomène m’a frappée à Goa, en Inde. M’y étant rendue en basse saison, j’ai croisé très peu de touristes en marchant sur les différentes plages visitées. Je me serais sentie très mal à l’aise de me dévêtir, alors que les femmes portaient toutes des vêtements couvrants. Sans compter qu’il était impossible de faire un pas sans se faire aborder par les multiples vendeurs…

 

N’empêche, ces deux endroits font partie des plages de rêve qui composent mon top 10 perso (remarquez que je n’en ai pas vu 1000 non plus! lol). Les quatre premières positions sont toutefois occupées par Koh Phi Phi, en Thaïlande, Mbodiene, au Sénégal, une plage de Saint-Barthélémy dont j’ai oublié le nom, et Varadero, à Cuba (pas forcément dans cet ordre). J’ai vu la première avant le tsunami. En me baladant sur l’île, à pied, je m’émerveillais sans cesse en découvrant de nouvelles étendues de sable, chaque fois plus magnifiques que les premières. 

 

La Petite Côte sénégalaise est fort prisée des Européens. Je n’ai pas vu Saly ou Nianing, ces paradis qu’ont pris d’assaut des hordes de touristes depuis longtemps. Mais j’ai pu marcher des heures durant sur la plage de Mbodiene sans croiser aucun toubab (étranger) et manger du poisson frais cuit directement sur le feu avec des copains.

 

Bien sûr, le contexte influence aussi beaucoup l’appréciation d’un lieu. J’ai visité Ko Phi Phi avec des compagnons de route lors de mon premier «vrai» voyage sac au dos, Mbodiene est le village natal de mon mari et j’ai découvert St-Barth et Varadero avec des amis. De la même manière, Kenting, à Taïwan, m’avait fort déçue lors d’un premier voyage, mais m’a ravie lors du second puisque la température était beaucoup plus clémente. Et puis, c’est là que j’ai fait la connaissance de celui que j’allais épouser quelques mois plus tard…

 

Vous, quelle est votre plage de rêve? Celle où vous avez vécu votre plus grand choc? Le Routard a dressé un palmarès (subjectif) des plus belles qui donne envie de sauter dans le premier avion…