Tourisme insolite

J’étais de nouveau à l’émission Médium Large de la Première chaîne de Radio-Canada ce matin pour parler de tourisme insolite en compagnie avec Paul Arsenault, du Réseau de veille en tourisme, et  de l’animatrice Isabelle Craig.

Sujet vaste s’il en est un, ce type de tourisme se décline en plusieurs sous-thèmes. Une attraction qui apparaît insolite peut avoir été créée dans le simple but de faire sourire (comme la Villa hamster, à Nantes), mais aussi parfois pour éduquer (le musée des toilettes dont Paul a fait mention). Dans d’autres cas, ce sont des caractéristiques culturelles (des cuves à vins transformées en chambres d’hôtes en France) ou géologique (Hostel de Sal, en Bolivie, qui se trouve dans un désert de sel), des faits historiques (le centenaire du Canada qui a conduit la municipalité de St. Paul, au Manitoba en Alberta – désolée, j’ai dit Manitoba en ondes!), à créer une piste d’atterrissage pour extraterrestres) ou des croyances (les elfes en Islande – on peut y suivre des cours pour apprendre leur langue).

Pour écouter la chronique en entier, par ici.

Quelques notes, en complément: Lire la suite

Médium Large – la suite

Ce matin, j’étais à l’émission Médium Large de la Première Chaîne de Radio-Canada avec Paul Arsenault, titulaire de la Chaire de tourisme Transat, directeur du Réseau de veille en tourisme et professeur en gestion des entreprises et des organismes touristiques, pour parler de tourisme de misère, de tourisme sombre et de tourisme religieux. En complément d’info, je partagerai simplement quelques réflexions.

Tourisme de misère: d’abord, voici l’article auquel je fais référence dans la chronique. J’ai beaucoup aimé suivre la journaliste dans ses questionnements et ses pistes de réponses. Pour moi, ce type de tourisme soulève forcément un débat éthique. Mais si, comme l’expliquait Paul Arsenault pendant la discussion, les retombées sont positives pour les communautés, pourquoi pas? Je doute par contre qu’elles le soient toujours… Et j’ai encore du mal à trancher quand vient le temps de prendre position, même après quelques années de réflexion sur le sujet.

En 2010, j’ai fait une chronique sur ce type de tourisme à la Première Chaîne. Mes notes sont ici.

Tourisme sombre: je ne suis pas naturellement attirée par ce type de tourisme. Visiter un cimetière? Beaucoup moins palpitant pour moi qu’aller prendre le pouls d’une ville bien vivante! Par contre, je pense que quand on s’intéresse à un peuple, pour essayer de mieux le comprendre, il est nécessaire de chercher les raisons de ses cicatrices plutôt que de faire semblant qu’elles n’existent pas. C’est pour cette raison que j’ai regretté de ne pas m’être rendue sur les lieux marquants du génocide cambodgien lors de mon séjour au pays en 2002.  Cela ne m’a toutefois pas empêchée de poursuivre les lectures et réflexions à mon retour.

Un article de la section Le Plus du Nouvel Observateur qui a retenu mon attention: Le génocide khmer vu par une touriste. Aussi: une analyse sur le tourisme sombre du Réseau de veille.

Tourisme religieux: je lançais à la blague que j’avais l’impression que la moitié de mes amis Facebook s’étaient rendus soit dans un monastère, soit dans un ashram au cours des dernières années. J’exagérais, bien sûr, mais il est vrai qu’on entend de plus en plus parler de ces retraites. Étaient-elles simplement cachées auparavant parce que moins bien vues? Des livres/films comme Eat, pray, love ont-ils donné envie aux gens d’explorer leur spiritualité? Ont-ils plutôt permis aux adeptes de sortir du placard? La grande popularité du yoga a-t-elle donné envie aux gens de poursuivre leur quête spirituelle? Simple effet de mode ou vague de fond?… Difficile de répondre à ces questions. Chose certaine, le tourisme religieux au sens large est en forte croissance, comme en témoigne cette analyse du Réseau de veille en tourisme.

MÀJ 28 juillet: Quand je parlais de sites qui permettent de mieux comprendre l’impact du génocide au Cambodge, je ne parlais bien sûr pas de ça.

Pour entendre la chronique, par ici.

Aussi: chronique de la semaine dernière sur les mauvais touristes.

Pour me suivre sur Twitter et Instagram: @Technomade.

Qu’est-ce qu’un mauvais touriste?

L’exposition Fucking touristes, présentée à Paris jusqu’à la fin juillet, a donné l’idée à l’équipe de Médium Large, à la Première chaîne de Radio-Canada, de creuser la question.

Qu’est-ce qu’un mauvais touriste? Et qu’est-ce qu’un bon? J’ai été invitée à en discuter ce matin avec Paul Arsenault, titulaire de la Chaire de tourisme Transat, directeur du Réseau de veille en tourisme et professeur en gestion des entreprises et des organismes touristiques.

Pour entendre la discussion, par ici!

Pour me suivre sur Twitter et Instagram: @Technomade.

Tourisme de misère

J’ai été invitée à parler de poorism ce matin à l’émission AM, à la Première Chaîne de Radio-Canada. Le prétexte: un article percutant publié dans The New York Times (et traduit dans Courrier International), signé par un résident d’un quartier défavorisé du Kenya, Kennedy Odede, directeur général de Shining Hope for Communities.

Fidèle à mon habitude, voici les notes que j’avais préparées.

Qu’on parle de «slum tours» ou de «poorism», c’est un sujet très délicat qui mérite qu’on aille plus loin que ce qui nous semble l’évidence.

J’y réfléchis depuis plusieurs années. Quand on lit un témoignage comme celui publié dans The New York Times, on ne peut qu’être d’accord avec les propos. C’est un témoignage de l’intérieur, de là sa grande valeur. Mais c’est difficile de trancher aussi radicalement… Ceux qui militent pour évoquent une recherche d’authenticité (pour plusieurs authenticité veut dire pauvreté). Ceux qui sont contre parlent de freak show, de voyeurisme. Personnellement, je crois au tourisme comme outil de développement  dans les communautés, mais dans le cas précis de visites guidées «de misère», j’ai tout de même des réserves. Tout est dans le «comment». Et à qui revient les bénéfices… Le hic, c’est qu’on a rarement des garanties.

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Quel guide de voyage choisir?

J’ai été invitée à comparer quatre guides de voyage disponibles en français en compagnie de Lio Kiefer à l’émission L’Après-midi porte conseil, animée par Dominique Poirier, plus tôt aujourd’hui. Nous nous sommes rapidement mis d’accord sur le classement des guides qu’on nous a demandé d’évaluer: 1- Lonely Planet, 2- Routard, 3- Guides Voir et 4- Michelin – Le guide vert. Pour écouter l’entretien, par ici.

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Découvrir le monde de l’information

Avis à tous les citoyens canadiens ou résidents permanents âgés entre 18 et 25 ans et intéressés par le journalisme: le concours Jeune correspondant de Radio-Canada, dont j’avais glissé un mot l’année dernière, est de retour !

Pour vous inscrire, il suffit de remplir le formulaire en ligne avant le 1er avril, 17h. Le prix: accompagner un reporter et son équipe à l’étranger pendant une semaine. Notez que le blogue de la gagnante de l’édition 2009, Catherine Chevrier-Turbide, est toujours accessible. L’année dernière, 1418 personnes ont posé leur candidature.

Une page Facebook a également été créée.

Tendances voyage 2010

Note: Désolée du délai, j’avais programmé la publication de ce billet… pour demain matin! Voilà ce qui arrive quand on est toujours devant son ordi passé minuit…

Tel que j’ai l’habitude de le faire, voici les notes de ma chronique à Christiane Charette de ce matin, à la Première Chaîne de Radio-Canada.

Destinations tendances 2010

Si, ces dernières années, on a abondamment parlé des «staycations» (vacances à la maison), cette année, on reprend la route! Plusieurs journaux et les magazines publient leur liste de destinations tendances au début de l’année. J’ai consulté celles du New York Times, The Globe and Mail et The Guardian (qui classe ses suggestions par mois, en ne parlant pas que des destinations mais aussi de ce qu’on devrait y faire) pour tenter de voir ce qui revenait dans la plupart de ces listes. Fait intéressant : très peu de destinations se retrouvent dans plus d’un palmarès.

Il y a toutefois trois exceptions: trois endroits qui accueilleront des événements d’envergure cette année et dont tout le monde a parlé, soit Vancouver, Shanghai et l’Afrique du Sud. Dans le cas du premier, c’est la Colombie-britanique que mentionne The Globe and Mail, alors que The New York Times retient plutôt l’île de Vancouver. Moi je dirais : pas de chicane, allez voir Vancouver, l’île de Vancouver et le reste de la Colombie-britanique puisqu’ils sont tous dignes d’intérêt pour des raisons différentes.

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Top des villes 2009 selon Travel + Leisure

200906_wb2009Voici le résumé de ma recherche pour l’émission L’été du monde, à la radio de Radio-Canada, où j’ai été invitée à commenter (très) brièvement le palmarès des villes favorites des lecteurs de Travel + Leisure de cette année. 

Qui lit Travel + leisure: Près de 5 millions de personnes dont 57% de femmes lisent ce magazine consacré tant aux vacances qu’aux voyages d’affaires. La majorité des lecteurs ont entre 25 et 54 ans (65%). L’âge médian: 49 ans. Revenu médian: 105 107 $US. Près de 66% des lecteurs gagnent plus de 75 000 $US par an. Ils sont propriétaires dans une proportion de 82%. Environ 64% d’entre eux possèdent une maison d’une valeur de plus de 200 000 $US. Donc, clairement, les gens qui ont répondu au sondage ont les moyens de s’offrir un peu d’exotisme. On peut également supposer qu’ils ont déjà pas mal voyagé, les destinations choisies étant bien loin des endroits où la formule «tout-inclus» a la cote.

Les constats: On retrouve plusieurs destinations asiatiques dans le palmarès de cette année. Bangkok, qui se classait première en 2008, est passée au second rang, cédant sa place à Udaipur, en Inde. Ce n’est d’ailleurs pas la seule ville indienne à s’être taillée une place dans le top 20 mondial puisque Jaipur y apparaît aussi (en 12e position). Pourquoi cet intérêt soudain pour des villes du Rajasthan, alors qu’aucune ne figurait au classement en 2008? Oui, il y a des palais magnifiques, mais ils étaient là avant aussi… Est-ce à cause de l’hôtel Oberoi Udaivilas, à Udaipur, dont l’architecture est inspirée des palais traditionnels et qui s’est classé en tête du palmarès de Travel + leisure consacré aux meilleurs hôtels du monde en 2007, puis en seconde place en 2008? Des efforts promotionnels déployés par l’Inde? Difficile de mettre le doigt sur LA raison.

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Chiang Mai

Du côté de la Thaïlande, outre Bangkok qui a glissé de la première à la deuxième place, on retrouve Chiang Mai (5e). Chiang Mai, qui n’était pas non plus dans le top de l’année dernière, est située au nord du pays, donc loin des plages qui ont fait la renommée du royaume du Siam.

Autres villes asiatiques qui ont fait leur apparition dans le top 20 cette année: Luang Prabang, au Laos, et Siem Reap, au Cambodge. À noter que le Laos était en tête de la liste des villes émergentes du New York Times en 2008 (j’en ai glissé un mot la semaine dernière sur Canoë).  Depuis 2007, on remarque que le tourisme y est en plein essor. 

Siem Reap étant tout près de la cité d’Angkor, c’est un endroit incontournable pour plusieurs touristes. J’y suis allée en 2002 et j’avais déboursé 5$/nuit dans une petite auberge. Les hôtels de luxe ont, depuis, poussé comme des champignons (j’en ai parlé ici). Gadling rapportait en septembre dernier que les condos de luxe s’envolaient très rapidement dans ce coin d’Asie.

Pourquoi cet engouement pour l’Asie? Euromonitor International, qui étudie et analyse plusieurs marchés dont le tourisme, mentionne entre autres les efforts de l’Asie pour aller chercher la clientèle plus fortunée dans une enquête menée en 2008 pour le World Travel Market, événement majeur dans le monde du tourisme qui se déroule à Londres chaque année. D’ailleurs, le prix des hôtels dans la zone Asie-Pacifique continuerait d’augmenter malgré la crise et les touristes afflueront en plus grand nombre:

Hotel rates are booming in Asia-Pacific. Business tourism to Asia is forecast to have compound growth rate of approaching 10 per cent from 2007-12, regardless of the economic crisis. Arrivals are predicted to soar from 52 million to 80 million by 2012, an average annual nine per cent rise.

Un truc intéressant: sur le site du World Travel Market, on mentionne qu’on a jamais vu autant de guides sur l’étiquette à travers le monde parce que les gens voyagent de plus en plus loin, dans des contrées de plus en plus exotiques, et sont donc susceptibles de faire de plus en plus de faux pas…

Le Cap, où se déroulera la Coupe du monde de soccer en 2010, arrive deuxième au palmarès mondial de Travel + leisure. Plutôt surprenant de voir cette ville figurer en si bonne place puisque l’Afrique du Sud a connu une année touristique assez difficile à cause de la crise économique. Toutefois, depuis le milieu des années 2000, la demande a considérablement augmentée.  

En 2004, les entrées internationales avaient plus que doublé et étaient passées à 6,7 millions. Et en 2007, un total de 9,07 millions d’étrangers ont visité l’Afrique du Sud, soit une augmentation de 8,3% par rapport à 2006, alors que le pays battait son record d’entrées de touristes pour la troisième année consécutive. (Southafrica.info)

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Centre-ville de Québec

L’office du tourisme sud-africain attend 10 millions de visiteurs en 2010, ce qui équivaut à peu près au nombre de 2008 et un peu plus que cette année. 

Impossible de ne pas glisser un mot sur Québec, qui se classe 19e au palmarès mondial. C’est la seule ville canadienne dans le top 20 mondial. Elle termine la course au 3e rang des destinations nord-américaines (l’an dernier, elle était en 6e position) après New York et San Francisco. Mon petit doigt me dit que le 400e y est pour quelque chose…

Note: Le sondage a été réalisé en collaboration avec la firme de recherche Harris Interactive sur le Web du 15 janvier au 29 mars, puis par le biais des numéros de février et de mars du magazine. Des lecteurs ont aussi été conviés à participer par courriel. 

P.S.: Je vous l’ai déjà dit que j’étais zélée;-)

Mon billet sur le top des villes 2008

Éloge de la futilité à Vous êtes ici

L’équipe de l’émission Vous êtes ici, animée par Patrick Masbourian sur les ondes de la Première Chaîne de Radio-Canada, m’a invitée à faire la prière du lundi cette semaine. «Cool! me suis-je dit en recevant le courriel. Maintenant, qu’est-ce que je vais bien pouvoir raconter?»

La religion et les croyances comptent pour moi parmi les choses les plus intimes. Alors contrairement à la plupart des autres auteurs qui se sont prêtés à l’exercice (du moins, ceux que j’ai entendus!), il était très clair dès le départ que j’allais aller dans la montée de lait et l’humour beaucoup plus que dans l’émotion ou la spiritualité. Ça’a donné ceci (précédé d’une entrevue au sujet de Mama Cool), qu’on peut entendre lire sur le site de l’émission.

Éloge de la futilité

À Dieu, Bouddha, Krishna et autres Coco Chanel,

Je vous adresse aujourd’hui ces quelques mots dans l’espoir que vous puissiez, dans votre sagesse infinie, lancer un mouvement de tolérance mondial envers les filles qui assument pleinement leur superficialité.

Moi, Marie-Julie Gagnon, mère, épouse et travailleuse acharnée, j’avoue avoir développé, au fil des années, une dépendance à la futilité. Comprenez-moi bien. Il n’est pas ici question d’avoir la tête vide, mais plutôt de se donner le droit de la remplir par autre chose que ce qui est «socialement correct». Des exemples?

1-    Écouter Paroles, paroles de Dalida et me transformer en personnage de manga aux larmes-rivières.

2-    Danser en faisant du lypsinc sur les hits de Britney Spears.

3-    Écouter Gossip Girl et espérer de tout mon cœur que Chuck et Blair finissent ensemble.

4-    Faire de l’achat d’une paire de lunettes de soleil griffé l’objectif ultime de ma journée de congé et me la jouer à fond même si je les agence à un top qui m’a coûté 15$ sur elcheapo.com.

5-    Ajouter Mange, prie, aime à ma liste de livres préférés. Et Le diable s’habille en Prada, tant qu’à y être.

J’aime, j’assume. Il me semble qu’on ne devrait pas devoir défendre ça, non?

Remarquez, il n’en a pas toujours été ainsi. J’ai passé mon adolescence avec Nelligan, Baudelaire et Mallarmé. Je ne comprenais pas ce que je foutais dans cette époque de merde où la hauteur du toupet était un indice de popularité. La nerd qui passait ses heures de lunch à la bibliothèque, c’était moi. Dans les années 80, l’adolescente que j’étais préférait de loin compter les pieds et les vers que les six packs de bière. J’étais persuadée d’être la réincarnation du beau Émile et de me retrouver un jour internée comme lui, condamnée à fantasmer sur des morts, entourée de posters de Bon Jovi que je n’aurais pas choisi. Mais je m’égare.

Au fil des ans, j’ai accumulé les expériences variées. J’ai rencontré d’ex-enfants esclaves de plantations de cacao au Mali. J’ai touché le marbre du Taj Mahal et les colonnes du Panthéon. J’ai aimé passionnément l’Asie au point de m’y installer. J’ai lu, j’ai vu, j’ai goûté. J’ai regardé la pauvreté dans les yeux. Forcément, je suis allée dans les extrêmes.

Puis, j’ai eu besoin de ramener la futilité dans ma vie. Quoi de plus rassurant qu’une bonne comédie romantique à la fin prévisible? Tout le monde a besoin d’une dose de «happy ends».

Je suis à la fois sensible au sort des autres et… accro du shopping. Même si j’ai souvent trouvé que mes envies contradictoires d’aider la planète et d’avoir la garde-robe de Victoria Beckham frôlaient le ridicule, j’accepte de plus en plus cet état des choses. Je ne peux pas rejeter en bloc la culture de consommation dans laquelle j’ai grandi. Je ne peux pas prétendre comprendre l’extrême pauvreté non plus. On peut être empathique, mais comprendre vraiment quand on est né dans un monde privilégié? Comprendre au point de se délester de TOUS ses mauvais plis d’Occidentaux tout en conservant sa santé mentale? Je reste sceptique. De la même manière que je fronce les sourcils quand j’entends un «branché extrémiste» défiler sa liste d’incontournables. Quand t’as grandi en entendant New Kids on the block à la radio, ça laisse forcément des traces.

Tant qu’à y être, chers Dieu et compagnie, ce serait le fun de donner un break aux magazines féminins. On le sait que les photos sont retouchées. Qu’on vend du rêve et des petits pots de crèmes bien marketés. Que l’emballage est plus important que le contenu. Pis? Ne sommes-nous pas, justement, des adultes consentants? Évidemment, je ne parle pas ici d’enfants ni même d’adolescents. Mais c’est notre boulot de faire en sorte qu’ils ne prendront pas ces images de perfection pour du cash. Et puis, que ceux qui croient que la mode et la beauté sont superficielles meurent dans un nuage de spray net! Les tendances en disent souvent autant sur une époque que les livres d’histoire.

Je revendique aujourd’hui, messieurs-dames de la galaxie divine, pour moi, pour ma fille et pour toutes celles qui le crient en silence, le droit d’être à la fois profonde et superficielle. À être multidimentionnelle, quitte à ce que mes contradictions et mes imperfections – imperfections aux yeux de qui, d’ailleurs? Décrétées imperfections par qui, hein? – dépassent de mes habits dernier cri.

D’être, s’il le faut, une vraie quétaine plutôt qu’une pseudo-moi.

Et puis, la superficialité est parfois dans les yeux de celui qui regarde…

Amen.